Assurance-vie ou Livret A : les deux placements préférés des Français cumulent 2 556 milliards d’euros d’encours fin 2025 (449 Md€ pour le Livret A, 2 107 Md€ pour l’assurance-vie). Pourtant, ils ne servent pas à la même chose. Le Livret A sert à l’épargne disponible immédiatement, l’assurance-vie à la capitalisation long terme. Ce guide compare leurs règles, leurs rendements réels et leur fiscalité en 2026, puis explique comment la plupart des épargnants les utilisent ensemble.

Livret A ou assurance-vie : la réponse en 30 secondes

Le Livret A sert à l’épargne disponible immédiatement (1,5 % net en 2026, plafond 22 950 €, sans frais ni fiscalité). L’assurance-vie sert à l’épargne sur 8 ans et plus (2,65 % net en moyenne sur les fonds euros en 2025, fiscalité allégée après 8 ans, transmission jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire). La majorité des épargnants combinent les deux.

Le tableau et les sections qui suivent détaillent les différences et expliquent comment arbitrer dans votre situation.

Livret A ou assurance-vie : quelle différence fondamentale ?

Avant de comparer, deux rappels rapides sur ce que sont vraiment ces deux produits.

Le Livret A : court terme, liquide, sans frais

Le Livret A est un livret d’épargne réglementé par l’État. Le taux est fixé par le gouvernement, les intérêts sont totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, et l’argent reste disponible en quelques heures sur votre compte courant.

Son plafond de versements est de 22 950 €. Une fois ce seuil atteint, plus aucun versement n’est possible, mais les intérêts continuent à s’accumuler. Le taux est de 1,5 % net depuis le 1er février 2026.

Pas de frais d’ouverture, pas de frais de gestion, pas de fiscalité. C’est sa simplicité même qui en fait le placement le plus répandu en France : plus de 55 millions de Livrets A sont ouverts.

L’assurance-vie : enveloppe long terme, fonds euros et unités de compte

L’assurance-vie est une enveloppe d’épargne long terme qui contient deux types de supports : des fonds à capital garanti et des supports investis en marchés. À l’intérieur, vous choisissez où placer votre argent parmi deux grandes catégories :

  • Les fonds euros, à capital garanti par l’assureur. Vous ne pouvez pas perdre l’argent placé, et les gains acquis chaque année sont définitivement à vous : c’est l’effet cliquet. Concrètement, si votre contrat gagne 3 % en 2025, ces 3 % restent acquis, même si 2026 est une mauvaise année. Rendement moyen 2025 des fonds euros : 2,65 % net de frais de gestion, publié en mars 2026 par l’ACPR.
  • Les unités de compte (UC), investies en actions, obligations, immobilier ou fonds thématiques. Le capital n’est plus garanti, mais le potentiel de rendement long terme est plus élevé.

Trois caractéristiques distinguent l’assurance-vie du Livret A. D’abord les frais : à l’ouverture (souvent 0 % en ligne, 2 à 5 % en banque traditionnelle), puis chaque année sur les encours (de 0,5 à 1 % par an selon le contrat). Ensuite la fiscalité, qui s’allège fortement après 8 ans de détention. Enfin la transmission, avec un avantage successoral propre à l’assurance-vie qu’aucun livret n’égale.

L’assurance-vie reste le placement préféré des Français : 2 107 milliards d’euros d’encours fin 2025, soit près de cinq fois ceux du Livret A.

Livret A vs assurance-vie : le tableau comparatif 2026

CritèreLivret AAssurance-vie (fonds euros)
Rendement 2025-20261,5 % net2,65 % net de frais de gestion
Gains sur 10 ans (10 000 €, nets de frais, avant fiscalité)1 605 €2 990 € (contrat en ligne, 0 % d’entrée)
Capital garantiOui (État, via Caisse des dépôts)Oui sur les fonds euros, non sur les UC
Plafond de versements22 950 €Aucun
LiquiditéQuelques heuresQuelques jours, jusqu’à 2 mois maximum
FraisAucunVersement (0 à 5 %), gestion (0,5 à 1 %/an)
Fiscalité avant 8 ansExonéréFlat tax 30 % sur les gains retirés (vs 31,4 % pour les autres placements financiers depuis 2026)
Fiscalité après 8 ansExonéréGains annuels jusqu’à 4 600 € (seul) ou 9 200 € (couple) sortis sans impôt sur le revenu
Avantage successoralAucunJusqu’à 152 500 € par bénéficiaire exonéré
Horizon recommandéCourt terme8 ans et plus
Combien par personne1 seulPlusieurs contrats possibles

Trois points à clarifier avant d’aller plus loin.

Le rendement de 2,65 % correspond à la moyenne des fonds euros, pas aux unités de compte. Sur celles-ci, les performances dépendent des marchés (actions, obligations, immobilier) et peuvent être largement supérieures comme négatives.

La liquidité de 2 mois est le délai légal maximum prévu par le Code des assurances. En pratique, sur un contrat en ligne, un retrait partiel arrive en 3 à 10 jours ouvrés. Les contrats bancaires traditionnels mettent souvent plus de temps.

L’abattement de 4 600 € après 8 ans s’applique sur les gains (intérêts et plus-values) retirés chaque année, pas sur la somme retirée. C’est expliqué en détail dans la section fiscalité plus bas.

Quel rendement net pouvez-vous vraiment attendre ?

Le taux affiché ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c’est ce qui reste après les frais et la fiscalité.

Le Livret A : 1,5 % net, sans rien à déduire

C’est l’avantage majeur du Livret A. Le 1,5 % annoncé est le taux que vous touchez réellement. Pas de frais, pas d’impôt, rien à déclarer.

Sur 22 950 € (le plafond), cela représente 344 € d’intérêts par an. Sur 10 000 € placés, 150 €. Le détail du calcul, qui suit la règle des quinzaines, est expliqué dans notre guide sur le calcul des intérêts du Livret A.

Avec une inflation autour de 2 % en 2026, le rendement réel du Livret A reste légèrement négatif : votre argent gagne 1,5 %, mais les prix montent un peu plus vite. D’où l’intérêt de basculer vers l’assurance-vie une fois le matelas constitué.

L’assurance-vie : 2,65 % brut moyen, à diminuer des frais

Le rendement moyen 2025 des fonds euros publié par l’ACPR (2,65 %) est déjà net de frais de gestion. C’est le taux que vous voyez s’afficher sur votre relevé annuel. Mais deux postes peuvent encore réduire la performance.

Les frais sur versements d’abord. Sur un contrat bancaire traditionnel, ils tournent autour de 2 à 5 % du montant déposé. Versez 10 000 €, seuls 9 500 € sont réellement investis. Sur les contrats en ligne (Linxea, Lucya, Yomoni, Fortuneo Vie, Boursorama Vie), ces frais sont à 0 %.

Les frais de gestion ensuite. Sur un fonds euros, le rendement publié les a déjà déduits. Mais l’écart cumulé entre un contrat en ligne (souvent 0,5 à 0,75 %/an sur les unités de compte) et un contrat bancaire (1 % et plus) finit par compter : sur 100 000 € placés pendant 20 ans avec 0,5 point de frais en plus, vous perdez de l’ordre de 10 000 € de capital final. Avec 1 point d’écart, l’addition double.

Sur 10 ans, qui gagne vraiment ?

Voici une comparaison simple sur 10 000 € placés pendant 10 ans, en supposant un Livret A à 1,5 % et un fonds euros à 2,65 %, sans nouveau versement.

PlacementCapital après 10 ansGains nets
Livret A (1,5 %)11 605 €1 605 €
Fonds euros en ligne (2,65 %, 0 % de frais d’entrée)12 990 €2 990 €
Fonds euros bancaire (2,65 %, 3 % de frais d’entrée)12 599 €2 599 €

Sur 10 ans, un fonds euros en ligne dégage 1 385 € de plus qu’un Livret A pour 10 000 € placés (2 990 € contre 1 605 €), soit environ 140 € par an. Sur un contrat bancaire facturant 3 % de frais d’entrée, l’avantage retombe à 994 €. Ces chiffres sont nets de frais, mais avant fiscalité : pour un retrait avant 8 ans, la flat tax viendrait encore réduire les gains de l’assurance-vie. Dernier point avant de conclure : la fiscalité, qui change radicalement à 8 ans.

La fiscalité de l’assurance-vie : pourquoi les 8 ans sont décisifs

Voilà pourquoi il faut ouvrir un contrat tôt, même sans gros versements prévus.

Avant 8 ans : flat tax de 30 % sur les gains retirés

Si vous retirez de l’argent de votre assurance-vie avant ses 8 ans, la part de gains incluse dans le retrait est imposée à la flat tax de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

À noter : depuis la loi de finances 2026, le PFU général appliqué aux autres placements financiers (compte-titres, livrets bancaires, comptes à terme) est passé à 31,4 % sous l’effet de la hausse de la CSG (prélèvements sociaux à 18,6 %). L’assurance-vie échappe à cette hausse et conserve ses prélèvements sociaux à 17,2 %, soit un PFU à 30 %. C’est un avantage supplémentaire face aux placements taxables classiques.

Important : seuls les gains sont taxés, pas le capital initial. Si vous avez versé 10 000 € et que votre contrat vaut 11 000 €, un retrait partiel de 2 200 € contient en proportion 2 000 € de capital (non imposé) et 200 € de gains (imposés à 30 %, soit 60 € de fiscalité).

À ce stade, l’assurance-vie reste plus rentable que le Livret A net de fiscalité, mais l’écart se rétrécit. Et ce n’est pas le bon moment pour la débloquer si vous pouvez attendre.

Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple)

À partir de la huitième année du contrat, deux choses changent.

L’impôt sur le revenu passe à 7,5 % sur les gains (sous 150 000 € versés), au lieu de 12,8 %. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % (l’assurance-vie n’est pas concernée par la hausse à 18,6 % appliquée aux autres placements en 2026), soit un taux total de 24,7 % sur les gains.

Surtout, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains retirés (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune). En pratique, vous pouvez retirer chaque année une somme dont les gains restent sous cet abattement, et ne payer aucun impôt sur le revenu, juste les 17,2 % de prélèvements sociaux.

Pour un retraité qui veut compléter ses revenus, c’est une mécanique extrêmement avantageuse : 5 000 à 10 000 € peuvent souvent être retirés chaque année sans impôt, à condition d’avoir tenu 8 ans.

Le bon réflexe : ouvrir tôt, même avec 500 €

Le compteur des 8 ans démarre à l’ouverture du contrat, pas à chaque versement. Ouvrir une assurance-vie avec 500 € aujourd’hui déclenche immédiatement le compteur. Dans 8 ans, vous pourrez verser des sommes plus importantes et profiter de la fiscalité allégée dès le premier euro retiré.

Aucun engagement de versement n’est exigé : les contrats en ligne acceptent un dépôt minimum de 100 à 500 € à l’ouverture, sans suite obligatoire.

Pourquoi l’assurance-vie bat-elle le Livret A en succession ?

L’assurance-vie permet de transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire en franchise totale de droits de succession. Aucun autre placement classique n’offre cet avantage : sur un Livret A, les sommes héritées entrent dans la succession standard avec un abattement limité à 100 000 € par enfant. C’est souvent l’argument oublié dans les comparaisons, alors qu’il pèse lourd dès qu’on pense à transmettre.

Versements avant 70 ans : 152 500 € par bénéficiaire exonéré

Les sommes versées sur une assurance-vie avant les 70 ans du souscripteur bénéficient d’un régime de faveur prévu par l’article 990 I du Code général des impôts.

Chaque bénéficiaire désigné dans la clause du contrat reçoit jusqu’à 152 500 € en franchise totale de droits de succession. Au-delà, les sommes sont taxées à 20 % jusqu’à 852 500 €, puis 31,25 % au-delà.

Concrètement, un parent qui souscrit une assurance-vie avant 70 ans et désigne ses deux enfants comme bénéficiaires peut leur transmettre 305 000 € hors fiscalité. Pour un couple avec deux contrats et deux enfants, le seuil monte à 610 000 €.

Cet abattement vient en plus des abattements classiques de succession (100 000 € par enfant pour les biens hors assurance-vie), pas à leur place.

Versements après 70 ans : 30 500 € global

Pour les versements faits après les 70 ans du souscripteur, le régime change. L’abattement tombe à 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires (pas 30 500 € chacun). Les sommes au-delà entrent dans la succession classique.

Bonne nouvelle malgré tout : les gains générés par ces versements après 70 ans restent totalement exonérés, même au-delà de l’abattement. Seul le capital versé est concerné par les droits de succession.

L’idée d’attendre 70 ans pour verser n’a donc aucun sens fiscalement : autant transférer tôt, dans la limite de ce que vous pouvez vous permettre de bloquer.

Comparaison avec un Livret A en succession classique

Le Livret A, lui, n’a aucun régime spécifique en succession. À votre décès, les sommes sur votre Livret A entrent dans la succession comme n’importe quel autre actif, et sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté avec l’héritier.

Pour un enfant qui hérite, l’abattement de droit commun est de 100 000 €. Au-delà, les droits vont de 5 % à 45 % selon les tranches. Pour un neveu, un ami ou un concubin non pacsé, la fiscalité monte à 55 % ou 60 % dès le premier euro hérité.

Sur le terrain de la transmission, l’assurance-vie creuse un écart net avec les autres placements grand public. C’est ce qui explique sa place dans les patrimoines français : beaucoup l’utilisent autant pour transmettre que pour faire fructifier.

Combiner Livret A et assurance-vie : la stratégie de la majorité des épargnants

Au-delà des comparaisons ligne par ligne, la question pratique reste l’ordre de remplissage.

La pyramide d’épargne en pratique

L’idée tient en trois étages.

Premier étage : l’épargne de précaution. Trois à six mois de dépenses courantes sur un Livret A. Pour un foyer dépensant 2 500 € par mois, cela fait 7 500 à 15 000 €. Pour un indépendant ou un foyer avec un seul revenu, plutôt 6 à 12 mois. Cet argent doit rester immédiatement disponible, sans risque, pour absorber un imprévu (perte d’emploi, panne de chaudière, urgence médicale).

Deuxième étage : l’épargne pour vos projets identifiés. Pour les projets connus à 2 à 8 ans (apport immobilier, changement de voiture, voyage), l’assurance-vie en fonds euros est le support adapté. Capital garanti, rendement supérieur au Livret A, fiscalité limitée même avant 8 ans pour des gains modestes.

Troisième étage : l’épargne dynamique. Pour l’horizon long (8 ans et plus), assurance-vie en unités de compte ou PEA pour viser un rendement supérieur, en acceptant les variations.

Ordre logique : Livret A d’abord, assurance-vie ensuite

Un épargnant qui débute remplit d’abord son Livret A jusqu’à atteindre son matelas de sécurité, puis ouvre une assurance-vie pour le reste. Pas l’inverse.

Pourquoi ? Parce qu’avoir une assurance-vie remplie sans matelas liquide oblige, en cas d’imprévu, à débloquer le contrat. Avant 8 ans, vous payez la flat tax sur les gains retirés. C’est dommage si cela aurait pu être évité avec quelques milliers d’euros sur un Livret A.

Une fois le matelas constitué, l’assurance-vie devient le réceptacle naturel de l’épargne supplémentaire. Sa flexibilité (versements libres ou programmés, retraits possibles à tout moment, simplement plus ou moins fiscalisés) s’adapte à toutes les capacités d’épargne.

Lire aussi : Livret A, LDDS, LEP : quel livret choisir ? — pour optimiser l’étage du matelas avant de basculer vers l’assurance-vie.

Quel placement pour votre situation ?

Comment appliquer la pyramide selon votre situation actuelle.

Vous constituez votre épargne de précaution

Priorité absolue au Livret A. Visez 3 à 6 mois de dépenses avant tout autre placement. À ce stade, ouvrir une assurance-vie n’est pas une mauvaise idée pour démarrer le compteur des 8 ans, mais avec un montant symbolique (500 € à l’ouverture). Concentrez l’effort d’épargne sur le Livret A jusqu’à constituer le matelas.

Votre Livret A est presque plein

C’est le moment de passer à l’étage suivant. Avant l’assurance-vie, vérifiez d’abord que vous avez bien rempli les autres livrets réglementés : le LEP (mieux rémunéré, sous condition de revenus) et le LDDS (mêmes règles que le Livret A, plafond 12 000 €). Notre comparatif Livret A, LDDS, LEP détaille l’ordre optimal.

Une fois ces livrets saturés, l’assurance-vie devient le bon réceptacle pour l’épargne supplémentaire. Trois critères pour choisir un contrat : 0 % de frais sur versements, moins de 0,75 %/an de frais de gestion, et un fonds euros au-dessus de la moyenne du marché (Spirica, Suravenir et Goodvest faisaient partie des meilleurs en 2025). Démarrez avec une allocation 100 % fonds euros si vous découvrez le placement, vous pourrez basculer une partie vers les unités de compte plus tard.

Notre simulateur Livret A permet de visualiser à quelle vitesse votre Livret A se rapproche du plafond et combien d’épargne mensuelle vous pourriez basculer vers une assurance-vie.

Vous préparez un projet à 5-10 ans

L’assurance-vie en fonds euros est un meilleur support que le Livret A pour cet horizon. Le rendement supérieur compense largement la fiscalité éventuelle si vous retirez avant 8 ans, et après 8 ans l’avantage devient écrasant. Pour un projet plus lointain (10 ans et plus), une part en unités de compte permet de viser un rendement encore supérieur.

Vous pensez transmission

L’assurance-vie est le bon outil. Ouvrez plusieurs contrats si vous avez plusieurs bénéficiaires, désignez-les explicitement dans la clause bénéficiaire, et versez avant 70 ans pour profiter de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Le Livret A n’a aucune utilité spécifique en transmission : sa fonction est ailleurs, sur le quotidien.

Lire aussi : Alternatives au Livret A : où placer son argent en 2026 ? — pour comparer l’assurance-vie aux autres placements (PEA, SCPI, compte à terme).

Assurance-vie ou Livret A : l’essentiel à retenir

  1. Livret A pour le court terme, l’assurance-vie pour le moyen-long terme. Deux usages distincts pour deux types d’argent.
  2. Le Livret A reste imbattable sur la liquidité, la simplicité et l’absence de fiscalité, mais son rendement (1,5 %) ne suit pas l’inflation.
  3. L’assurance-vie offre un meilleur rendement (2,65 % en moyenne sur les fonds euros en 2025), une fiscalité qui s’allège après 8 ans, et un avantage successoral majeur (152 500 € par bénéficiaire).
  4. Ouvrez votre assurance-vie tôt, même avec 500 €, pour démarrer le compteur des 8 ans. Privilégiez un contrat en ligne sans frais sur versements.
  5. L’ordre logique : remplir le Livret A jusqu’au matelas de sécurité (3 à 6 mois de dépenses), puis basculer le surplus vers l’assurance-vie.
  6. Pour la transmission, l’assurance-vie n’a pas de concurrent : aucun autre placement classique n’offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.

Pour voir la performance réelle de vos contrats actuels, comparer leurs frais et savoir quelle part de votre épargne est encore sur le Livret A : centralisez vos comptes sur Gustav.

Foire aux questions

Quelle est la différence entre un Livret A et une assurance-vie ?

Le Livret A est un livret d’épargne à taux fixé par l’État (1,5 % en 2026), plafonné à 22 950 €, sans frais ni fiscalité, avec un argent disponible immédiatement. L’assurance-vie est une enveloppe long terme, sans plafond, qui contient des fonds euros (capital garanti, 2,65 % en moyenne en 2025) ou des unités de compte (capital non garanti, potentiel supérieur). L’assurance-vie a des frais et une fiscalité spécifique, mais offre un avantage successoral important après 8 ans de détention.

Vaut-il mieux placer son argent sur un Livret A ou une assurance-vie ?

L’assurance-vie surperforme le Livret A sur tout horizon supérieur à 8 ans (2,65 % contre 1,5 % en 2026, plus les avantages fiscaux et successoraux). Le Livret A reste préférable pour l’épargne disponible immédiatement, soit 3 à 6 mois de dépenses courantes. La majorité des épargnants utilisent les deux : Livret A pour le matelas de précaution, assurance-vie pour le reste.

Combien faut-il pour ouvrir une assurance-vie ?

Le ticket d’entrée d’une assurance-vie en ligne se situe entre 100 et 500 € selon les contrats. Aucun versement régulier n’est exigé ensuite. Ouvrir un contrat avec un montant symbolique permet de démarrer le compteur des 8 ans, qui conditionne les avantages fiscaux à venir.

L’assurance-vie est-elle vraiment sans risque ?

Sur la part investie en fonds euros, oui : le capital est garanti par l’assureur, et les gains acquis chaque année ne peuvent plus être perdus. Sur les unités de compte (actions, obligations, immobilier), non : leur valeur évolue avec les marchés, et vous pouvez récupérer moins que ce que vous avez versé. Le profil de risque dépend de la répartition entre fonds euros et UC dans votre contrat.

Peut-on retirer son argent d’une assurance-vie à tout moment ?

Oui. Aucun blocage juridique, contrairement au PEA ou au PER. La seule contrepartie : si le retrait a lieu avant 8 ans, la part de gains est imposée à la flat tax de 30 %. Le délai de versement varie de 3 à 10 jours ouvrés sur les contrats en ligne, jusqu’à 2 mois sur certains contrats bancaires (délai légal maximum prévu par le Code des assurances).

Quels sont les frais d’une assurance-vie ?

Trois types de frais à surveiller. Les frais sur versements (0 % en ligne, 2 à 5 % en banque traditionnelle) prélevés sur chaque dépôt. Les frais de gestion annuels (0,5 à 1 % par an) prélevés en continu sur l’encours. Et les frais d’arbitrage, facturés quand vous transférez de l’argent d’un support à un autre dans votre contrat (par exemple du fonds euros vers un ETF) : souvent gratuits en ligne, parfois 0,5 à 1 % en banque. Les contrats en ligne, sans frais sur versements et avec une gestion entre 0,5 et 0,75 %, sont presque toujours plus avantageux sur le long terme.

Que devient l’assurance-vie en cas de décès ?

Les sommes sont versées aux bénéficiaires désignés dans la clause du contrat, hors succession classique. Pour les versements faits avant les 70 ans du souscripteur, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € en franchise totale de droits. Pour les versements après 70 ans, l’abattement global tombe à 30 500 €, mais les gains restent exonérés. C’est l’outil de transmission le plus efficace parmi les placements grand public.

Peut-on ouvrir une assurance-vie pour un mineur ?

Oui, dès la naissance. Les parents souscrivent au nom de l’enfant, qui devient seul titulaire du contrat. C’est une stratégie utile pour démarrer le compteur des 8 ans très tôt et préparer la majorité de l’enfant avec un capital constitué dans une enveloppe fiscalement avantageuse.

Conformité et transparence

À savoir

Les informations de cette page sont données à titre indicatif et ne constituent pas des recommandations d’investissement. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. La fiscalité décrite est celle en vigueur en avril 2026 et peut évoluer. Chaque situation est différente : un conseiller peut vous aider à arbitrer si besoin.

Rédigé par Jonathan Buttigieg, co-fondateur de Gustav, conseiller en investissements financiers enregistré auprès de l’ORIAS (n°25002258), adhérent COMPAGNIE CIF agréée AMF.

Dernière mise à jour : avril 2026

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