Calculateur d’intérêts composés

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À propos de Gustav

Gustav synchronise tous vos comptes (banques, livrets, assurance-vie, PEA, immobilier) et vous aide à piloter votre patrimoine et vos investissements depuis un seul endroit.

Gustav est enregistré Conseiller en Investissements Financiers (CIF) auprès de l’ORIAS.

Les chiffres de cette page sont des simulations. Ils ne constituent pas des recommandations d’investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

C’est quoi les intérêts composés ?

Les intérêts composés, c’est quand les intérêts que vous gagnez sur un placement sont réinvestis, et qu’ils se mettent à produire leurs propres intérêts. Vos intérêts produisent eux-mêmes des intérêts.

Un exemple pour comprendre. Vous placez 1 000 € sur un compte qui rapporte 5 % par an.

Au bout d’un an, vous gagnez 50 € d’intérêts. Jusque-là, rien de sorcier.

Sauf que ces 50 € sont ajoutés à votre capital. L’année suivante, les intérêts ne sont plus calculés sur 1 000 €, mais sur 1 050 €. Résultat : 52,50 €.

L’année d’après, sur 1 102,50 €. Et ainsi de suite. Chaque année, la base grossit, et les intérêts avec.

Au début, la différence est minuscule. Quelques euros par-ci, quelques euros par-là. Mais au fil des années, la croissance s’accélère.

Voici ce que ça donne avec 10 000 € placés à 5 % :

AnnéeCapital en début d’annéeIntérêts gagnésCapital total
110 000 €500 €10 500 €
210 500 €525 €11 025 €
311 025 €551 €11 576 €
512 155 €608 €12 763 €
1015 513 €776 €16 289 €
2025 270 €1 263 €26 533 €

En 20 ans, vos 10 000 € sont devenus 26 533 €, sans ajouter un centime. Soit 16 533 € d’intérêts composés, un gain de +165 %.

Notre calculatrice d’intérêts composés vous permet de le vérifier avec vos propres montants.

Pourquoi les intérêts composés sont si puissants ?

On a vu le principe. Maintenant, voyons ce que ça donne avec des chiffres du quotidien, des vrais écarts, et deux personnes qui n’ont pas commencé au même âge.

Combien rapportent 4 € par jour en intérêts composés ?

Imaginons que vous achetez un café à 4 € tous les matins (oui, le latte du Starbucks du coin). En un mois, ça fait 120 €. En un an, 1 440 €. Sur 25 ans, vous aurez dépensé 36 000 € en cafés.

Maintenant, imaginons que vous investissiez ces 120 €/mois à 7 % par an au lieu de les boire.

AprèsTotal verséCapital obtenu
5 ans7 200 €8 604 €
10 ans14 400 €20 845 €
15 ans21 600 €38 460 €
20 ans28 800 €63 583 €
25 ans36 000 €99 658 €

Vos 36 000 € de cafés seraient devenus près de 100 000 €. Les 64 000 € de différence, vous ne les avez jamais versés. Ce sont des intérêts qui ont produit des intérêts.

On ne dit pas d’arrêter le café. Mais 4 € par jour d’épargne, placés tôt, ça peut financer une partie de votre retraite.

Quelle différence entre intérêts simples et composés ?

L’exemple du café montre le résultat. Mais pourquoi l’écart est-il aussi grand ? Parce que les gains sont réinvestis.

Avec des intérêts simples, vous gagnez la même somme chaque année, calculée sur votre mise de départ. Ça ne bouge jamais.

Avec des intérêts composés, vos gains de l’année précédente s’ajoutent à la base de calcul. Au début, la différence est faible. Puis l’écart explose.

10 000 € à 5 %, pendant 30 ans :

Intérêts simplesIntérêts composésDifférence
Intérêts gagnés15 000 €33 219 €+18 219 €
Capital final25 000 €43 219 €+73 %

Au début, la différence est presque invisible : ~2 800 € après 10 ans. Mais la courbe accélère. Après 30 ans, l’écart dépasse 18 000 €, soit 121 % de gains en plus avec les intérêts composés.

C’est le même taux, le même capital de départ. La seule différence, c’est que dans un cas, vos gains travaillent pour vous. Dans l’autre, ils dorment.

À quel âge faut-il commencer à investir ?

Vous vous dites peut-être que vous commencerez à investir plus tard, quand vous gagnerez plus ou quand vous aurez remboursé votre prêt. C’est ce que tout le monde se dit.

Le problème, c’est que le temps perdu ne se rattrape pas.

Prenons Marie et Pierre. Même rendement de 7 % par an. Marie commence à 25 ans avec 200 €/mois. Pierre attend 35 ans, mais il met le double : 400 €/mois.

À 55 ans, voilà où ils en sont :

Marie (dès 25 ans)Pierre (dès 35 ans)
Versement200 €/mois400 €/mois
Durée30 ans20 ans
Total versé72 000 €96 000 €
Capital à 55 ans243 994 €209 796 €
Intérêts gagnés171 994 €113 796 €

Pierre a versé 24 000 € de plus que Marie. Le double chaque mois, pendant 20 ans. Et pourtant, il arrive 34 000 € en dessous.

Même en mettant plus d’argent de côté, il n’a pas rattrapé les 10 ans de capitalisation que Marie avait d’avance.

Quelle est la formule des intérêts composés ?

Si vous aimez les maths (ou si vous êtes juste curieux), voici la formule qui se cache derrière tous les chiffres de cette page.

Capitalfinal=Capitalinitial×(1+taux/n)(n×t)Capital final = Capital initial × (1 + taux / n) ^ (n × t)

Capital initial : la somme investie au départ
Taux : le rendement annuel (en décimal : 5 % = 0,05)
n : le nombre de capitalisations par an (12 pour du mensuel)
t : la durée en années

Un exemple : 10 000 € à 5 % par an, capitalisation mensuelle, pendant 20 ans :

10000×(1+0,05/12)(12×20)=2712610 000 × (1 + 0,05 / 12) ^ (12 × 20) = 27 126 €

Votre capital a presque triplé.

Les 17 126 € de gains ? C’est la capitalisation qui fait le travail.

Comment calculer les intérêts composés avec des versements mensuels ?

Quand vous ajoutez des versements réguliers, chaque versement commence à produire ses propres intérêts. Plus vous le versez tôt, plus il travaille longtemps.

La formule devient :

Capitalfinal=Capitalinitial×(1+r)n+Versement×[(1+r)n1]/rCapital final = Capital initial × (1 + r)^n + Versement × [(1 + r)^n – 1] / r

r, c’est le taux par période, et n le nombre total de périodes.

Le calcul est plus long à la main, mais la calculatrice le fait en une seconde.

Comment utiliser notre calculatrice d’intérêts composés ?

Vous avez vu ce que ça donne avec le café, avec Marie et Pierre. Maintenant, testez avec vos propres chiffres.

Le calculateur d’intérêts composés vous demande 4 informations :

Capital initial

Le capital initial est la somme que vous investissez au départ.

Ça peut être 500 €, 5 000 € ou 50 000 €. Vous partez de zéro ? Mettez 0 €, le simulateur fonctionne très bien sans.

Versement mensuel

Le versement mensuel est le montant que vous ajoutez chaque mois à votre placement.

Même 50 €/mois font une vraie différence sur 20 ans.

Durée

La durée est le nombre d’années pendant lesquelles vous laissez votre argent placé.

C’est le paramètre que tout le monde sous-estime. Essayez 15 ans, puis 25 ans, avec le même versement. L’écart va vous surprendre.

Taux de rendement annuel

Le taux de rendement annuel est le pourcentage que votre placement vous rapporte chaque année.

Si vous ne savez pas quoi mettre, voici les ordres de grandeur en France en 2026, d’après les données de la Banque de France :

Type de placementRendement moyenExemples
Sans risque1,5 % à 3,5 %Livret A, LEP, fonds euros
Rendement moyen4 % à 5 %SCPI, obligations
Rendement élevé6 % à 10 %ETF MSCI World, ETF S&P 500

Quel taux choisir ?

– Vous préférez la sécurité → 3 à 4 %
– Vous mélangez Bourse et sécurité → 5 à 6 %
– Vous investissez principalement en Bourse → 7 à 8 %

Ce sont des moyennes sur 15 à 30 ans. Elles ne garantissent rien, mais elles donnent un ordre de grandeur réaliste.

Un bon réflexe : lancez deux simulations en changeant un seul paramètre à la fois. C’est le meilleur moyen de voir ce qui pèse le plus dans la croissance de votre épargne.

Comment maximiser vos intérêts composés ?

Les intérêts composés font le gros du travail. Mais vous pouvez les aider (ou les freiner) selon les choix que vous faites. Voici les 6 leviers qui comptent.

1. Commencer le plus tôt possible

C’est le levier qui pèse le plus, et de loin. On l’a vu avec Marie et Pierre : elle met deux fois moins chaque mois, mais elle récupère 34 000 € de plus que lui.

La seule différence ? 10 ans de capitalisation en plus.

C’est contre-intuitif, mais le montant que vous investissez compte moins que le moment où vous commencez. Les premières années de placement sont celles qui travaillent le plus longtemps, et donc celles qui produisent le plus d’intérêts composés.

Chaque année que vous repoussez, c’est des années de croissance en moins à la fin.

2. Investir régulièrement, même un petit montant

Le plus dur, ce n’est pas de trouver le bon moment pour investir. C’est de ne pas s’arrêter.

Mettez en place un virement automatique chaque mois, et oubliez-le. Que les marchés montent ou descendent, votre argent continue de travailler.

Et les chiffres sont sans appel. Une étude de JP Morgan a regardé ce qui se passe quand on rate les meilleurs jours de Bourse sur 20 ans.

Juste 10 jours manqués sur 7 300, et votre rendement passe de 10,5 % à 6,2 % par an. Presque la moitié de vos gains, envolée.

Et le piège, c’est que 6 de ces 10 meilleurs jours sont tombés juste après les pires journées. La panique pousse à vendre, et c’est exactement là que le rebond arrive.

Quelqu’un qui investit 300 €/mois pendant 20 ans sans interruption bat presque systématiquement celui qui attend la « bonne » baisse pour se lancer

3. Choisir des placements qui réinvestissent les gains

Si les gains atterrissent sur votre compte courant, la croissance s’arrête net. Privilégiez les placements qui réinvestissent automatiquement.

Avec un ETF capitalisant, les dividendes sont réinvestis directement dans le fonds. Vous n’avez rien à faire.

Sur un ETF MSCI World par exemple, les dividendes représentent environ 2 % par an. Sur 25 ans, les réinvestir au lieu de les encaisser peut augmenter votre capital de 30 à 50 %.

4. Surveiller les frais

Les frais, c’est le coût invisible de vos placements. Vous ne les voyez pas sortir de votre compte, mais ils grignotent votre capital chaque année.

Et comme les intérêts composés, les frais se composent aussi. Sauf qu’ils jouent contre vous.

Prenons deux placements au même rendement brut de 7 %, avec 10 000 € investis sur 30 ans :

– Un fonds classique à 2 % de frais annuels → vous récupérez 43 219 €
– Un ETF à 0,25 % de frais annuels → vous récupérez 66 212 €

L’écart : 23 000 €.

Pour le même rendement de départ. La seule différence, c’est ce que votre intermédiaire prélève au passage.

Avant de choisir un placement, regardez toujours le pourcentage de frais annuels. C’est souvent écrit en petit, mais ça pèse très lourd sur la durée.

5. Choisir la bonne enveloppe fiscale

Chaque fois que vous payez des impôts sur vos gains, c’est du capital en moins qui repart travailler. Et moins de capital qui travaille, c’est moins d’intérêts composés l’année suivante.

Sur 20 ou 30 ans, le choix de l’enveloppe peut faire des milliers d’euros de différence.

EnveloppeFiscalité à la sortieCe que vous gardez
PEA (après 5 ans)18,6 % (prélèvements sociaux uniquement)81 400 €
Assurance-vie (après 8 ans)~24,7 % (après abattement 4 600 €/an)~75 300 €
Compte-titres ordinaire31,4 % (flat tax PFU)68 600 €

Le PEA a un avantage concret : vous ne payez aucun impôt tant que vous ne retirez pas votre argent. Vos gains se réinvestissent à 100 %, sans ponction.

Sur 100 000 € de gains, vous gardez 12 800 € de plus qu’avec un compte-titres classique.

C’est de l’argent que vous n’avez pas eu besoin de gagner, juste de ne pas donner au fisc trop tôt.

6. Tenir compte de l’inflation

Si votre placement rapporte 3 % mais que les prix augmentent de 2 % par an, votre gain réel n’est que de 1 %. Notre simulateur d’intérêts composés affiche des rendements avant inflation.

Pour estimer ce que votre épargne vaudra vraiment dans 20 ans, enlevez 1,5 à 2 % au rendement affiché.

C’est ce que la calculatrice d’intérêts composés de Gustav vous permet de tester en quelques secondes : ajustez le taux, la durée ou le versement mensuel, et voyez l’impact sur votre capital final.

Questions fréquentes sur les intérêts composés

Les questions qu’on nous pose le plus souvent sur les intérêts composés et le simulateur.

Qu’est-ce que les intérêts composés ?

Quand un placement rapporte des intérêts, ces intérêts sont ajoutés au capital. L’année suivante, le calcul se fait sur le nouveau total, pas sur la mise de départ.

Au fil des années, la croissance s’accélère parce que chaque euro d’intérêt produit lui-même des intérêts.

Quel est le meilleur placement pour profiter des intérêts composés ?

Les placements qui réinvestissent automatiquement vos gains sont les plus adaptés. Les ETF capitalisants (via un PEA ou une assurance-vie) cochent toutes les cases : réinvestissement automatique, frais faibles, fiscalité avantageuse.

Les fonds euros en assurance-vie fonctionnent aussi, avec un rendement plus faible mais sans risque de perte.

Comment calculer les intérêts composés ?

La formule est M = C × (1 + r)ⁿ, où C est le capital initial, r le taux par période et n le nombre de périodes.

Pour un calcul avec versements mensuels, utilisez notre simulateur gratuit. Il intègre automatiquement les versements réguliers et affiche le résultat année par année.

À partir de quel montant les intérêts composés deviennent-ils intéressants ?

Il n’y a pas de montant minimum. L’exemple du café le montre : 120 €/mois (4 € par jour) à 7 % pendant 25 ans donnent près de 100 000 €.

Ce qui compte, ce n’est pas le montant, c’est la durée et la régularité.

Les intérêts composés sont-ils garantis ?

Le mécanisme, oui : si votre placement rapporte des intérêts, ils sont réinvestis automatiquement. Le rendement, non : il dépend du type de placement choisi.

Un fonds euros rapporte entre 2,5 % et 3,5 % par an avec un capital garanti. Un ETF actions vise 6 à 8 % par an en moyenne, mais avec des variations d’une année à l’autre.

À quel âge faut-il commencer pour maximiser les intérêts composés ?

Le plus tôt possible. Commencer à 25 ans plutôt qu’à 35 ans avec le même versement mensuel peut doubler votre capital final à 65 ans.