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À la sortie du PER, capital ou rente, le bon choix dépend surtout de l’âge que vous allez atteindre. Une rente viagère ne rapporte plus que le capital que si vous vivez au-delà de 85 à 92 ans au taux de référence, le plus favorable, et souvent au-delà de 90 ans aux taux réellement proposés par les assureurs, impôt compris : c’est une assurance contre une vie très longue, pas un placement.
Pour 100 000 € à 65 ans, elle verse au mieux 407 € par mois avant impôt. Un retraité seul dont la tranche d’imposition la plus haute est à 11 % en garde environ 318 € une fois l’impôt et les prélèvements sociaux payés. C’est le cas type de toutes les comparaisons qui suivent.
En bref
– À la retraite, vous choisissez librement pour vos versements volontaires : capital en une fois, capital en plusieurs fois, rente viagère, ou un mélange des trois. Une rente choisie ne peut plus être annulée, sauf si elle est minuscule.
– Un capital de 100 000 € converti en rente à 65 ans verse 407 € par mois au taux de référence de la table réglementaire, et souvent 270 à 370 € chez les assureurs. Après impôt et prélèvements sociaux, il reste 318 € à un retraité dont la tranche d’imposition est à 11 %.
– Sorti en une fois, le même capital laisse 74 944 € après impôt. Au taux de référence, la rente ne le rattrape qu’à 85 ans si l’argent n’est pas placé, et vers 88 ans s’il rapporte 1,5 % par an. Avec un taux de conversion de 4 %, plus proche des offres réelles, il faut vivre jusqu’à 89 à 95 ans.
– Plus vous êtes imposé, moins la rente est intéressante : dans la tranche à 30 %, elle ne devient rentable que vers 87 à 92 ans au taux de référence.
– Garder le capital dans le PER et en retirer une partie chaque année jusqu’à 90 ans rapporte un peu plus que la rente, puis plus rien. Ce qui reste à votre décès va à vos héritiers.
Sortie du PER : capital, rente ou les deux ?
Un plan d’épargne retraite (PER) vous laisse plusieurs façons de récupérer votre argent, à partir d’une date fixée par la loi. Certains choix se font une fois pour toutes.
Quand pouvez-vous sortir de votre PER ?
Votre épargne devient disponible le jour où vous prenez votre retraite, ou dès que vous atteignez l’âge légal de départ, même si vous continuez à travailler. Depuis la suspension de la réforme des retraites le 1er septembre 2026, cet âge va de 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1964 à 64 ans pour celles nées à partir de 1969.
Rien ne vous oblige à sortir ce jour-là. Votre PER peut rester placé aussi longtemps que vous le souhaitez, et vous déciderez plus tard de la forme de la sortie. Cette liberté compte, car une rente démarrée plus tard est plus élevée.
Pouvez-vous choisir librement entre capital et rente ?
Oui, pour l’argent que vous avez versé vous-même et pour celui qui vient de l’épargne salariale, comme l’intéressement ou la participation. Pour ces sommes, la loi vous laisse quatre possibilités :
- le capital en une fois : vous récupérez tout, en une seule opération ;
- le capital fractionné : vous retirez votre argent en plusieurs fois, au rythme et pour les montants que vous choisissez, et le solde continue de rapporter ;
- la rente viagère : l’assureur vous verse un montant chaque mois jusqu’à votre décès, en échange de votre capital ;
- une sortie mixte : une partie en capital, le reste en rente.
Seule exception, les versements obligatoires d’un employeur, dans un PER d’entreprise obligatoire, sortent forcément en rente. Si vous avez ouvert vous-même votre PER, vous n’êtes pas concerné.
Vous pouvez aussi vous engager dès l’ouverture du plan à sortir en rente. Ce choix est irrévocable : ne le faites que si vous êtes certain de vouloir une rente.
Peut-on changer d’avis après avoir choisi la rente ?
Non. Une fois la rente mise en place, vous ne pouvez plus récupérer votre capital : il appartient désormais à l’assureur, qui vous verse en échange un revenu jusqu’à votre décès.
La seule exception concerne les petites rentes. Si la vôtre ne dépasse pas 110 € par mois, l’assureur peut vous proposer de la remplacer par un versement unique, avec votre accord. À 65 ans, c’est le cas d’un PER de moins de 27 000 € à 38 000 € environ, selon le taux de l’assureur.
Le choix inverse reste ouvert. Avec un capital fractionné, vous pouvez à tout moment convertir ce qui reste en rente.
Quelle rente pour votre capital PER ?
Le montant de la rente n’est fixé qu’au moment où vous la demandez. Il dépend de votre âge à cette date et du barème de votre assureur.
Comment l’assureur calcule-t-il votre rente ?
L’assureur estime pendant combien d’années il devra vous verser votre rente, à l’aide d’une table de mortalité : un tableau qui donne, pour chaque âge, la probabilité d’être encore en vie l’année suivante. Il suppose aussi que votre capital lui rapportera un petit intérêt pendant ces années, qu’on appelle le taux technique.
Le résultat s’exprime en taux de conversion, c’est-à-dire la part de votre capital que vous touchez chaque année sous forme de rente. À 65 ans, sur la table réglementaire avec un taux technique de 1,75 %, ce taux atteint 4,88 % : 100 000 € donnent 4 881 € par an, soit 407 € par mois.
Plus vous partez tard, plus la rente est élevée, puisque l’assureur prévoit de la verser moins longtemps. Le tableau donne aussi la rente réversible, qui continue d’être versée en partie à votre conjoint après votre décès :
| Âge au début de la rente | Rente mensuelle pour 100 000 € | Rente réversible à 60 % au conjoint |
|---|---|---|
| 62 ans | 374 € | 343 € |
| 64 ans | 396 € | 361 € |
| 65 ans | 407 € | 370 € |
| 67 ans | 438 € | 395 € |
| 70 ans | 485 € | 433 € |
| 75 ans | 601 € | 526 € |
Table de mortalité réglementaire unique pour les hommes et les femmes (TGHF05), taux technique de 1,75 %, sans frais. Réversion à 60 % au profit d’un conjoint du même âge. Rentes avant impôt et prélèvements sociaux. Valeurs à 62, 64 et 67 ans calculées par interpolation entre les âges publiés.
Ces montants sont un calcul de référence, sans la marge de prudence que prend un assureur : c’est le taux le plus favorable que vous puissiez espérer. Chaque assureur applique sa propre table et son propre taux technique, souvent plus prudents, et les offres courantes se situent plutôt entre 3,2 % et 4,4 % du capital par an vers 64 ou 65 ans. Pour 100 000 €, cela fait de 270 € à 370 € par mois.
Avant de choisir votre PER, et surtout avant d’y demander une rente, demandez à votre assureur son taux de conversion à l’âge que vous visez. Pour le même capital, la rente peut varier d’un tiers d’un contrat à l’autre.
Que coûtent la réversion, les annuités garanties et les frais sur les rentes ?
Une rente simple s’arrête à votre décès. Les options qui la prolongent pour vos proches se paient par une rente plus faible dès le premier mois.
La réversion protège votre conjoint. À 65 ans, une réversion à 60 % fait passer la rente de 407 € à 370 € par mois, soit 9 % de moins.
Après votre décès, votre conjoint touche 222 € par mois jusqu’à son propre décès. Plus votre conjoint est jeune, plus l’option coûte cher, puisque l’assureur devra payer plus longtemps.
Les annuités garanties protègent vos héritiers pendant une durée choisie à l’avance, par exemple 10 ans. Si vous décédez avant la fin de cette période, la rente continue d’être versée à vos bénéficiaires jusqu’à son terme. L’option coûte d’autant plus cher que la période est longue.
Les frais sur les rentes, appelés frais d’arrérages, sont prélevés sur chaque versement. Ils vont de 0 % sur certains contrats en ligne jusqu’à 3 % de chaque rente versée.
À 3 %, la rente de 407 € tombe à 395 €. Notre article sur les frais du PER détaille ceux que vous payez avant et pendant la retraite.
Votre rente suivra-t-elle l’inflation ?
Pas forcément. La rente est fixée en euros le jour où elle démarre. La plupart des contrats prévoient une revalorisation chaque année, mais elle dépend des résultats de l’assureur et n’est pas garantie.
Sans revalorisation, une rente de 407 € à 65 ans n’achète plus que l’équivalent de 274 € d’aujourd’hui à 85 ans, avec une inflation de 2 % par an. Un capital placé subit la même érosion, mais vous gardez la main pour le placer sur un support qui protège mieux contre la hausse des prix.
Capital ou rente : lequel rapporte le plus ?
Le capital et la rente ne se comparent pas en lisant deux chiffres côte à côte : l’un est une somme, l’autre un revenu dont la durée est inconnue. Pour les comparer, il faut d’abord calculer ce que chacun vous laisse après impôt, puis se demander combien de temps le capital permet de se verser la même somme que la rente chaque mois.
Combien vous reste-t-il une fois l’impôt payé ?
La rente et le capital ne sont pas taxés de la même façon. Notre article sur la fiscalité du PER détaille les règles. En résumé, pour des versements que vous avez déduits de vos revenus :
- la rente est imposée comme une pension de retraite, après un abattement de 10 % plafonné à 4 439 € par foyer, et paie 18,6 % de prélèvements sociaux sur 40 % de son montant si elle démarre entre 60 et 69 ans, et sur 30 % seulement à partir de 70 ans ;
- le capital fait payer l’impôt sur la part qui correspond à vos versements, ajoutée à vos revenus de l’année, et 31,4 % sur vos gains : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Une grosse sortie en capital profite d’une règle avantageuse, le système du quotient : l’impôt est calculé comme si la somme avait été touchée sur quatre ans, ce qui évite de grimper de plusieurs tranches d’un coup. Il n’est pas appliqué automatiquement : vous devez déclarer le capital comme un revenu exceptionnel, dans la case 0XX de votre déclaration de revenus, l’année qui suit le retrait.
Voici notre cas type : un retraité seul, avec 20 000 € de pension imposable par an après l’abattement de 10 %, ce qui place ses derniers euros dans la tranche à 11 %. Il a 100 000 € dans son PER, dont 70 000 € de versements déduits et 30 000 € de gains, et il part à 65 ans.
| Pour 100 000 € à 65 ans | Retraité imposé à 11 % | Retraité imposé à 30 % |
|---|---|---|
| Rente nette, par mois | 318 € sur 407 € | 267 € sur 407 € |
| Capital net, en une fois avec le quotient | 74 944 € | 69 580 € |
Barème et décote de l’impôt 2026, abattement de 10 % sur les pensions. Le retraité imposé à 30 % a 29 700 € de pension imposable. Rente au taux de référence de 4,88 %, sans frais. Impôt payé sur le capital par le retraité imposé à 11 % : 15 636 € sur les versements et 9 420 € sur les gains.
Même avec le quotient, le capital coûte au retraité imposé à 11 % 22 % d’impôt sur ses versements : un quart des 70 000 € suffit à faire passer une partie de ses revenus dans la tranche à 30 %, et il perd sa décote, une réduction d’impôt accordée aux foyers peu imposés.
Côté rente, il ne garde que 78 % de son montant, alors que sa tranche et les prélèvements sociaux en laisseraient environ 83 %. Là aussi, la rente lui fait perdre une partie de la décote, et ces euros perdus s’ajoutent à l’impôt.
À 30 %, la rente perd encore plus. Votre rente contient vos gains, puisqu’elle est calculée sur un capital qui les inclut, et elle est imposée à votre tranche sur la totalité de son montant. Avec les prélèvements sociaux, ces gains paient donc environ 34 %, contre 31,4 % dans une sortie en capital.
Pour trouver votre tranche, comparez votre revenu imposable aux seuils du barème, que notre article sur la fiscalité du PER reprend.
Que touchez-vous chaque mois dans chaque cas ?
Reprenons notre retraité imposé à 11 %, avec ses 100 000 € à 65 ans. Le tableau compare la rente à deux façons de se verser soi-même un revenu à partir du capital.
| Façon de sortir | Revenu net par mois | Jusqu’à quand |
|---|---|---|
| Rente viagère au taux de référence (4,88 %) | 318 € | Jusqu’au décès |
| Rente viagère à un taux courant de 4 % | 261 € | Jusqu’au décès |
| Capital sorti en une fois, placé à 1,5 % | 364 € | Jusqu’à 85 ans |
| Capital sorti en une fois, placé à 1,5 % | 301 € | Jusqu’à 90 ans |
| Capital laissé dans le PER, retraits chaque année | 395 € | Jusqu’à 85 ans |
| Capital laissé dans le PER, retraits chaque année | 329 € | Jusqu’à 90 ans |
Hypothèses du tableau :
- revenus nets d’impôt et de prélèvements sociaux, en euros courants, rente sans revalorisation ;
- capital sorti en une fois : 74 944 € après impôt, placé sans risque à 1,5 % par an net d’impôt, sur des livrets réglementés ou un fonds en euros, puis retiré chaque mois jusqu’à épuisement ;
- capital laissé dans le PER : placé à 2 % par an après frais sur une gestion prudente, sans garantie, et retiré en montants égaux chaque année. La part de chaque retrait qui correspond aux versements est imposée au barème, sans le quotient, et la part de gains à 31,4 %. Le revenu net varie de quelques euros d’une année à l’autre : le tableau donne la moyenne.
Jusqu’à 85 ans, les deux façons de garder le capital font mieux que la rente. Jusqu’à 90 ans, seul le capital laissé dans le PER garde l’avantage : retiré chaque année, il verse 329 € par mois jusqu’à 90 ans, un peu plus que les 318 € de la rente au taux de référence. Il doit cet avantage à deux choses : l’argent resté dans le PER rapporte un peu plus, 2 % contre 1,5 % dans notre hypothèse, avec un peu de risque, et l’impôt est payé au fil des retraits, par petites sommes imposées à 11 %, au lieu d’être réglé d’un coup.
Il a un autre avantage : ce qui n’a pas été retiré à votre décès revient à vos proches. Avec une rente simple, il ne leur revient rien.
La rente, elle, ne s’arrête jamais. À 91 ans, le capital retiré jusqu’à 90 ans est épuisé, et la rente tombe toujours chaque mois.
À partir de quel âge la rente devient-elle rentable ?
L’âge de rentabilité de la rente, c’est l’âge à partir duquel la rente vous a rapporté plus que le capital. Pour le trouver, on retire chaque mois du capital, après impôt, exactement ce que vous laisserait la rente, et on regarde quand il est épuisé. Le tableau envisage deux cas : un capital placé à 1,5 %, et un capital gardé sur un compte qui ne rapporte rien, le cas le plus défavorable.
| Taux de conversion de la rente | Tranche à 11 %, capital non placé | Tranche à 11 %, capital placé à 1,5 % | Tranche à 30 %, capital non placé | Tranche à 30 %, capital placé à 1,5 % |
|---|---|---|---|---|
| 4,88 % (référence) | 85 ans | 88 ans | 87 ans | 92 ans |
| 4 % | 89 ans | 95 ans | 92 ans | 99 ans |
| 3,5 % | 92 ans | 100 ans | 95 ans | 106 ans |
Rente commencée à 65 ans, sans réversion ni frais, 100 000 € dont 70 000 € de versements déduits. Capital sorti en une fois avec le système du quotient, puis placé à 1,5 % par an net d’impôt, ou gardé sur un compte qui ne rapporte rien. Âges arrondis à l’année.
Face au capital laissé dans le PER et retiré chaque année, la rente au taux de référence ne reprend l’avantage que vers 92 ans, pour le retraité imposé à 11 %.
Comparez ces âges à votre espérance de vie. À 65 ans, une femme a aujourd’hui une espérance de vie de 23,6 ans et un homme de 20 ans : un homme de 65 ans vit donc en moyenne jusqu’à 85 ans, une femme jusqu’à 88 ou 89 ans.
Au taux de référence, la rente devient rentable à peu près à l’âge de l’espérance de vie. Pour un retraité dans la moyenne, c’est un pari à pile ou face.
Aux taux pratiqués par la plupart des assureurs, il faut vivre nettement plus longtemps que la moyenne pour que la rente l’emporte. Les femmes, qui vivent plus longtemps et paient pourtant le même tarif que les hommes depuis 2012, sont les mieux placées pour en profiter.
Cet âge ne mesure pas tout. Une rente sert d’abord à ne jamais manquer d’argent, même si vous vivez jusqu’à 100 ans. Selon la table de mortalité actuelle, environ 46 % des femmes et 28 % des hommes qui atteignent 65 ans fêteront leurs 90 ans.
Lire aussi : Taux de remplacement : quelle part de votre salaire touchera-t-on à la retraite ?, pour estimer votre pension et donc votre tranche une fois retraité.
Capital ou rente : que choisir selon votre situation ?
Les chiffres montrent que la rente n’est le choix le plus rentable qu’au taux de référence, et pour qui vit plus longtemps que la moyenne. Elle reste le bon choix dans certaines situations, et le capital dans d’autres.
Quand la rente est-elle le bon choix ?
La rente vous convient si vous avez de bonnes raisons de penser que vous vivrez longtemps, par exemple parce que vos parents ont dépassé 90 ans et que vous êtes en bonne santé. Plus vous vivez longtemps, plus elle vous rapporte.
C’est aussi une bonne solution si vous craignez de dépenser votre capital trop vite, ou de ne plus pouvoir le gérer en vieillissant. Elle vous verse le même montant chaque mois sans aucune décision à prendre, même à 95 ans.
Et elle a plus de sens si vous n’avez personne à qui transmettre ce capital, ou si vous protégez déjà vos proches autrement, avec une assurance-vie par exemple.
Quand vaut-il mieux garder le capital ?
Gardez le capital si vous voulez transmettre, et de préférence dans le PER, en le retirant au fil de vos besoins. Ce qui reste dans un PER d’assurance à votre décès revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, avec des abattements qui dépendent de votre âge au décès : notre article sur le PER et la succession détaille ces règles. L’argent déjà sorti du PER rejoint simplement votre succession, comme le reste de votre patrimoine.
Le capital vaut mieux aussi si votre santé est fragile, si vous avez un projet qui demande une grosse somme, comme rembourser un prêt ou aider un enfant, ou si votre PER est modeste : une rente de quelques dizaines d’euros par mois ne change pas votre budget.
Plus vous êtes imposé, plus le capital prend l’avantage : à 30 %, la rente ne devient rentable que vers 87 à 92 ans.
Faut-il combiner capital et rente ?
Souvent, oui. La sortie mixte permet de convertir en rente seulement la somme qui manque pour couvrir vos dépenses de base, comme le loyer, l’alimentation et l’énergie, avec votre pension. Vous gardez le reste en capital, pour les imprévus et pour vos héritiers.
Pour savoir quelle part convertir, et quand, posez-vous trois questions :
- Votre pension couvre-t-elle vos dépenses indispensables ? Si oui, la rente n’est pas nécessaire. Si non, une rente peut combler l’écart à vie.
- Pensez-vous vivre au-delà de 90 ans ? Si oui, la rente devient intéressante. Si vous en doutez, le capital vous laisse plus d’argent en moyenne.
- Voulez-vous transmettre ce capital ? Si oui, gardez-le, en tout ou en partie, et retirez-le au fil des années.
Le conseil de Gustav
Ne demandez pas votre rente le jour de votre départ à la retraite. Laissez votre PER placé, retirez d’abord ce dont vous avez besoin, et ne convertissez en rente que vers 70 ou 75 ans, si vous êtes toujours en bonne santé. Chaque tranche de 100 000 € convertie donne alors une rente plus élevée, 485 € par mois à 70 ans et 601 € à 75 ans contre 407 € à 65 ans, et seuls 30 % de la rente paient les prélèvements sociaux à partir de 70 ans. Vous la prenez au moment où le risque de vivre très longtemps devient concret.
Le simulateur PER calcule ce que votre PER vous laisse vraiment à la sortie, en capital ou en rente, selon votre tranche et vos frais.
Lire aussi : Combien épargner pour sa retraite, pour savoir quel capital viser selon le revenu dont vous aurez besoin.
À savoir
Cet article s’appuie sur les règles applicables en octobre 2026 et sur le barème de l’impôt 2026. Les montants de rente sont des calculs de référence sur la table de mortalité réglementaire, sans frais : le barème de chaque assureur peut donner une rente plus faible. Les comparaisons sont des projections calculées par Gustav à partir des hypothèses indiquées sous chaque tableau. Elles ne préjugent pas des rendements futurs et ne constituent ni un conseil fiscal ni une recommandation personnalisée. Gustav ne commercialise aucun PER et ne perçoit aucune rémunération des établissements qui les proposent.