Dans cet article
Partager cet article
La fiscalité du PER fonctionne en deux temps : un plan d’épargne retraite (PER) vous fait payer moins d’impôt l’année où vous versez, et vous le fait payer à la sortie. L’économie vaut votre versement multiplié par votre tranche d’imposition : 1 500 € pour 5 000 € versés à 30 %.
À la retraite, ces versements s’ajoutent à vos revenus et vos gains sont taxés à 31,4 %. Le PER rapporte donc surtout quand votre tranche baisse entre les deux.
En bref
– À l’entrée, la fiscalité du PER joue en votre faveur : vos versements se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond. Chaque euro versé vous fait économiser votre tranche d’imposition : 1 500 € pour 5 000 € versés à 30 %.
– À la sortie en capital, la part qui correspond à vos versements s’ajoute à vos revenus de l’année, et les gains sont taxés à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, contre 30 % avant.
– Déduire vos versements rapporte plus que ne pas les déduire, sauf si votre tranche doit monter à la retraite. Mais à 11 % d’imposition, un PEA fait mieux qu’un PER, même avec la déduction.
– Retirer votre capital en une seule fois peut coûter moins cher que d’étaler les retraits, grâce au système du quotient.
– Depuis le 1er janvier 2026, les versements faits à partir de 70 ans ne sont plus déductibles.
Déduction fiscale du PER : combien d’impôt économisez-vous ?
La déduction fiscale du PER, c’est la possibilité de retirer vos versements de votre revenu imposable de l’année. Vous ne recevez pas un crédit d’impôt : l’administration calcule votre impôt comme si vous aviez gagné moins.
Ce que vous économisez dépend donc du taux auquel vos derniers euros de revenus sont imposés, votre tranche d’imposition. Elle peut être de 0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou 45 %.
Comment calculer l’économie selon votre tranche ?
Multipliez votre versement par votre tranche. Pour 1 000 € versés, vous économisez 110 € si vous êtes dans la tranche à 11 %, 300 € à 30 %, 410 € à 41 % et 450 € à 45 %. À 0 %, vous n’économisez rien.
Pour un salarié, le revenu imposable correspond à son salaire net imposable de l’année, le cumul annuel qui figure sur la fiche de paie de décembre, diminué de 10 % pour frais professionnels. Divisez-le par votre nombre de parts : 1 pour une personne seule, 2 pour un couple marié ou pacsé, plus une demi-part pour chacun des deux premiers enfants. Comparez ensuite le résultat aux seuils du barème de l’impôt 2026 :
| Revenu imposable par part | Tranche d’imposition |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Prenons une personne seule, avec 35 000 € de revenu imposable, soit un salaire d’environ 3 240 € net imposable par mois. Elle verse 5 000 € sur son PER avant la fin de l’année. Son revenu imposable tombe à 30 000 €, toujours dans la tranche à 30 % : elle économise 1 500 €, et son versement ne lui coûte réellement que 3 500 €.
Avec 32 000 € de revenu imposable, le même versement ne rapporte plus que 1 010 €. Seule la partie de ses revenus au-dessus de 29 579 €, soit 2 421 €, est imposée à 30 %. Ces 2 421 € déduits lui font économiser 726 €.
Les 2 579 € restants sont déduits de revenus imposés à 11 %, et ne lui font gagner que 284 €.
Avant de verser, calculez donc l’écart entre votre revenu imposable et le seuil de votre tranche : au-delà, chaque euro versé rapporte nettement moins.
Dans quelle limite pouvez-vous déduire ?
Vous ne pouvez pas tout déduire. En 2026, un salarié déduit au maximum 10 % de ses revenus d’activité de 2025, entre 4 710 € et 37 680 €, plus les plafonds qu’il n’a pas utilisés les trois années précédentes, qu’on appelle reliquats. Votre montant exact figure sur votre avis d’impôt : notre article sur le plafond PER explique comment le lire et donne la date d’expiration de chaque reliquat.
Si vous avez déjà d’autres avantages fiscaux, comme un crédit d’impôt pour un emploi à domicile, la déduction du PER s’y ajoute : elle n’entre pas dans le plafond de 10 000 € par an qui limite les réductions et les crédits d’impôt.
Reste la limite d’âge : depuis le 1er janvier 2026, les versements faits à partir de votre 70e anniversaire ne sont plus déductibles. Vous pouvez toujours verser, mais sans économie d’impôt. Notre article PER après 70 ans détaille ce que cela change.
Comment profiter de la déduction dès cette année ?
Pour réduire l’impôt sur vos revenus de 2026, votre versement doit être fait au plus tard le 31 décembre 2026. Certains assureurs fixent une date limite plus tôt dans le mois pour que l’argent soit encaissé à temps : vérifiez-la, ou versez avant la mi-décembre pour ne pas prendre de risque.
Au printemps 2027, vous reportez sur votre déclaration de revenus le montant figurant sur l’attestation de votre assureur, dans la case 6NS pour le premier déclarant (6NT pour le second). Notre article sur la déclaration du PER détaille les cases.
L’économie n’arrive pas tout de suite. Votre prélèvement à la source ne tient pas compte du versement : vous récupérez la différence lors de la régularisation, à partir de fin juillet 2027, par un remboursement ou une baisse du solde à payer.
Fiscalité du PER à la sortie : ce que l’impôt reprend
L’impôt que vous n’avez pas payé à l’entrée, vous le payez au moment de récupérer votre argent. Ce qui est taxé, et comment, dépend de deux choses : la façon dont vous sortez (capital, rente, déblocage anticipé ou décès) et le choix que vous avez fait au moment de verser, déduire ou non.
Le tableau résume les règles applicables en 2026. Depuis le 1er janvier, les prélèvements sociaux sur les gains du PER sont passés de 17,2 % à 18,6 %. Les gains sont taxés à un taux unique, la « flat tax », qui passe ainsi de 30 % à 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
| Sortie | Part de vos versements, s’ils ont été déduits | Part de vos versements, s’ils n’ont pas été déduits | Gains |
|---|---|---|---|
| Capital à la retraite | Impôt sur le revenu selon votre tranche, sans abattement de 10 % | Exonérée | 31,4 % |
| Rente à la retraite | Impôt sur le revenu comme une pension, après abattement de 10 %, et 18,6 % sur une fraction de la rente qui dépend de votre âge | Impôt et 18,6 % sur une fraction seulement de la rente, qui dépend de votre âge | Inclus dans la rente |
| Achat de la résidence principale | Impôt sur le revenu selon votre tranche, sans abattement de 10 % | Exonérée | 31,4 % |
| Accident de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement…) | Exonérée | Exonérée | 18,6 % de prélèvements sociaux seulement |
| Décès, PER d’assurance | Pas d’impôt sur le revenu. Abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans, 30 500 € au total après (partagés avec vos assurances-vie) | Même règle | Même règle |
Chaque ligne du tableau suit les règles de la fiche du PER de service-public, mise à jour en juin 2026.
Comment est taxée une sortie en capital ?
À la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne en capital, en une ou plusieurs fois. L’assureur sépare alors ce que vous avez versé de ce que ces versements ont rapporté.
La part qui correspond à vos versements déduits s’ajoute à vos revenus de l’année et paie l’impôt selon votre tranche. Elle n’a pas droit à l’abattement de 10 % des salaires et des pensions, mais elle ne paie pas de prélèvements sociaux.
Si vous aviez renoncé à la déduction, cette part ressort sans aucun impôt.
Les gains sont taxés à 31,4 %, sauf si vous demandez à les ajouter à vos autres revenus pour qu’ils soient imposés selon votre tranche, ce qui n’a d’intérêt que dans les tranches à 0 % et 11 %.
Faut-il tout retirer en une fois ou étaler ses retraits ?
L’intuition dit d’étaler, pour ne pas grimper d’une tranche l’année du retrait. Le calcul ne lui donne pas toujours raison, à cause de deux mécanismes.
Le premier est le système du quotient. C’est une règle qui calcule l’impôt d’un revenu exceptionnel comme si vous l’aviez touché en quatre ans : l’administration ajoute un quart de la somme à vos revenus, calcule l’impôt supplémentaire et le multiplie par quatre. Vous évitez ainsi de grimper de plusieurs tranches d’un coup.
La sortie en capital d’un PER y a droit quel que soit son montant, mais pas à chaque retrait : si vous fractionnez, un retrait n’y a plus droit quand vous en avez déjà fait un dans les trois années précédentes.
Le second est la décote, une réduction d’impôt accordée aux foyers peu imposés. En 2026, elle s’applique quand l’impôt d’une personne seule ne dépasse pas 1 982 € (3 277 € pour un couple), et elle diminue à mesure que l’impôt augmente. Chaque année où vous retirez une partie de votre capital, vous risquez de la perdre.
Prenons un retraité seul avec 20 000 € de pension imposable par an, après l’abattement de 10 %, qui récupère 40 000 € de versements déduits. Sans retrait, il paie 445 € d’impôt grâce à la décote.
| Façon de retirer les 40 000 € | Impôt supplémentaire, au total |
|---|---|
| En une fois, sans le quotient | 10 659 € |
| En une fois, avec le quotient | 5 199 € |
| En 5 fois, 8 000 € par an | 6 391 € |
Barème et décote 2026 appliqués à chaque année. Impôt sur les gains non compris : il est de 31,4 % quelle que soit la façon de retirer.
En une fois avec le quotient, il paie 1 192 € de moins qu’en étalant sur cinq ans, parce qu’il ne perd sa décote qu’une seule fois. Ce n’est pas une règle générale : un retraité déjà dans la tranche à 30 % paie à peu près la même somme dans les trois cas. Le quotient profite surtout aux retraités peu imposés, ceux qui ont une décote à perdre ou une tranche à 11 % à préserver.
Le quotient n’est pas appliqué automatiquement. Vous devez déclarer le capital comme un revenu exceptionnel, dans la case 0XX de la déclaration de revenus, l’année suivant le retrait.
Comment est taxée une rente ?
Si vous choisissez une rente, c’est-à-dire un revenu versé chaque mois jusqu’à votre décès, la part issue de vos versements déduits est imposée comme une pension de retraite. Elle bénéficie de l’abattement de 10 %, plafonné à 4 439 € par foyer pour les revenus de 2025, et partagé avec vos autres pensions.
Les prélèvements sociaux de 18,6 % ne portent que sur une fraction de la rente, fixée selon votre âge au premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans et 30 % à partir de 70 ans.
Pour une rente de 1 000 € par mois commencée à 64 ans, les prélèvements sociaux portent sur 400 €, soit 74 € par mois. Si ses autres revenus le placent déjà dans la tranche à 11 %, toute la rente est imposée à ce taux : il paie 99 € d’impôt, calculé sur 900 € après l’abattement de 10 %. Il garde environ 830 € par mois.
La rente garde l’abattement de 10 % que perd le capital, mais elle s’arrête à votre décès. Notre article Sortie du PER : capital ou rente ? calcule à partir de quel âge elle devient plus rentable.
Lire aussi : Combien épargner pour sa retraite, pour savoir quel revenu net viser une fois l’impôt de sortie payé.
Et en cas de déblocage anticipé ?
Votre argent est bloqué jusqu’à la retraite, avec deux types d’exceptions qui ne sont pas taxés de la même façon.
L’achat de votre résidence principale suit les règles de la sortie en capital : vos versements déduits sont ajoutés à vos revenus de l’année, et les gains sont taxés à 31,4 %. Retirer 30 000 € de versements déduits l’année de l’achat, quand vous êtes dans la tranche à 30 %, vous coûte donc 9 000 € d’impôt, sans compter l’impôt sur les gains. Notre article sur le déblocage anticipé du PER montre comment ce coût change selon votre tranche l’année de l’achat.
Les accidents de la vie sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les gains paient les prélèvements sociaux de 18,6 %. La liste est fixée par la loi :
- le décès de votre conjoint ou partenaire de PACS ;
- votre invalidité, celle de votre conjoint ou d’un enfant ;
- le surendettement ;
- la fin de vos droits au chômage ;
- la liquidation judiciaire de votre entreprise ;
- depuis juin 2026, la maladie grave, le handicap ou l’accident grave d’un enfant à charge. L’administration n’a pas encore commenté la fiscalité de ce nouveau cas.
Que se passe-t-il au décès du titulaire ?
Il existe deux formes de PER. Le PER d’assurance, de loin le plus courant, est un contrat ouvert chez un assureur ou par l’intermédiaire de votre banque. Le PER bancaire, plus rare, fonctionne comme un compte-titres.
Pour un PER d’assurance, tout dépend de votre âge au moment du décès.
Si vous décédez avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans impôt. Au-delà, il paie 20 % sur les 700 000 € suivants, puis 31,25 %.
Après 70 ans, l’ensemble du plan, versements et gains compris, est soumis aux droits de succession après un abattement de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires et vos contrats d’assurance-vie. Le reste s’ajoute à la succession : vos enfants bénéficient alors de leur abattement habituel de 100 000 € chacun, avant les droits de succession. Votre conjoint ou partenaire de PACS ne paie rien, avant comme après 70 ans.
Un PER bancaire, ouvert sous la forme d’un compte-titres, entre dans votre succession comme le reste de votre patrimoine. Pour des montants concrets, notre article sur le PER et la succession chiffre ce que paient vos enfants selon la forme du plan et votre âge.
Déduire ou ne pas déduire ses versements PER ?
Vous n’êtes pas obligé de déduire. Au moment de chaque versement, vous pouvez y renoncer : vous ne gagnez rien sur votre impôt cette année, mais cette part de votre épargne ressortira sans impôt sur le revenu. Seuls les gains seront taxés.
Le choix revient à comparer votre tranche d’aujourd’hui à celle que vous aurez à la retraite.
Que rapporte la déduction selon votre tranche aujourd’hui et à la retraite ?
Le tableau compare deux épargnants qui consacrent le même effort à leur PER : 100 € par mois pendant 25 ans. Celui qui déduit verse davantage, car l’impôt économisé finance une partie de son versement.
À 30 %, 143 € versés ne lui coûtent que 100 €. Celui qui ne déduit pas verse 100 €.
| Votre tranche aujourd’hui → à la retraite | PER avec déduction | PER sans déduction | Écart |
|---|---|---|---|
| 0 % → 0 % | 43 600 € | 43 600 € | 0 € |
| 0 % → 11 % | 41 000 € | 43 600 € | -2 600 € |
| 11 % → 11 % | 46 000 € | 43 600 € | +2 400 € |
| 11 % → 30 % | 41 000 € | 43 600 € | -2 600 € |
| 30 % → 11 % | 58 500 € | 43 600 € | +14 900 € |
| 30 % → 30 % | 52 100 € | 43 600 € | +8 500 € |
| 41 % → 30 % | 61 800 € | 43 600 € | +18 200 € |
Effort de 100 € par mois pendant 25 ans, revalorisé chaque mois de l’inflation, soit 30 000 € d’aujourd’hui au total. PER en ligne à 0,5 % de frais par an au total, investi en actions mondiales : rendement de 4,75 % par an au-dessus de l’inflation avant frais, inflation de 2 %. Sortie en capital sans changer de tranche, gains taxés à 31,4 % (sans l’option pour l’imposition selon la tranche, qui réduirait un peu l’impôt sur les gains à 0 % et 11 %). Montants nets d’impôt, en euros d’aujourd’hui, arrondis à la centaine.
Dès que vous êtes imposable, la déduction gagne à tranche égale. L’impôt économisé à l’entrée a été placé pendant 25 ans avant d’être rendu, et ses gains vous restent.
Plus votre tranche est élevée aujourd’hui, plus l’écart se creuse. À 11 %, il ne dépasse pas 2 400 € : la déduction bat le PER sans déduction, mais pas un PEA, qui donne environ 48 800 € pour le même effort.
Elle ne perd que si votre tranche monte à la retraite, y compris quand vous passez de 0 % aujourd’hui à 11 % plus tard. Vous rendez alors à la sortie plus d’impôt que vous n’en avez économisé. Les deux cas aboutissent à 41 000 €, à quelques dizaines d’euros près.
Comment estimer votre tranche à la retraite ?
Votre pension sera presque toujours inférieure à votre salaire. Selon la carrière, elle représente de 40 % à 95 % du dernier salaire net, et à peine plus de la moitié pour un cadre du privé : notre article sur le taux de remplacement donne le chiffre par profil de carrière.
Un repère pour une personne seule : vous ne restez dans la tranche à 30 % qu’avec une pension supérieure à environ 2 900 € brut par mois, soit environ 2 650 € versés chaque mois après prélèvements sociaux. En dessous, vous serez à 11 %, ou à 0 % avec une petite pension. Pour un couple, ces seuils doublent à peu près.
Pensez aussi à vos autres revenus de retraité : loyers, rente d’un autre contrat, pension de votre conjoint. C’est le total du foyer qui fixe la tranche.
Quand faut-il renoncer à la déduction ?
Renoncez à la déduction si vous n’êtes pas imposable cette année. Elle ne vous ferait rien économiser, et vos versements seraient taxés à la sortie dès que votre tranche dépasse 0 %.
Renoncez-y aussi si votre tranche doit monter à la retraite, par exemple parce que vous êtes en début de carrière à 11 %, avec des revenus locatifs qui vous placeront à 30 % une fois retraité. C’est un cas rare.
Le choix se fait auprès de votre assureur, en général par une case à cocher sur le bulletin de versement ou dans votre espace en ligne. Il doit être fait au plus tard au moment du versement, et il est irrévocable pour ce versement.
Ce choix ne vous engage pas pour les versements suivants : vous pouvez déduire en 2026 et y renoncer en 2027 si votre situation change.
Un PER sans déduction vaut-il mieux qu’un PEA ou une assurance-vie ?
Non. Sans déduction, le PER perd son seul avantage et garde ses contraintes : l’argent reste bloqué jusqu’à la retraite, et ses gains sont taxés à 31,4 %.
Pour le même effort de 100 € par mois pendant 25 ans, un plan d’épargne en actions (PEA) chez un courtier en ligne à 0,25 % de frais donne environ 48 800 €, contre 43 600 € pour le PER sans déduction. Après 5 ans, ses gains ne paient plus que les prélèvements sociaux de 18,6 %, et vous pouvez retirer votre argent quand vous voulez. Une assurance-vie fait mieux aussi pour ce niveau d’épargne, grâce à son abattement annuel sur les gains après 8 ans. Avec la déduction, tout dépend de votre tranche aujourd’hui et à la retraite : notre article sur les avantages et inconvénients du PER fait le calcul cas par cas.
Le conseil de Gustav
Ne prenez pas un PER pour ne pas en déduire les versements. Si la déduction ne vous rapporte rien ou presque, à 0 % ou 11 % d’imposition, placez plutôt cet argent sur un PEA ou une assurance-vie, où il reste disponible. Gardez le PER pour les années où vous êtes à 30 % ou plus, et versez-y en priorité la part de vos revenus imposée à ce taux.
Pour voir ce qu’un versement vous laisse vraiment après l’impôt de sortie, frais compris, face au même effort placé sur un PEA, utilisez notre simulateur PER.
Lire aussi : Épargne retraite : où placer son argent ?, pour comparer le PER, l’assurance-vie, le PEA et le compte-titres sur leurs frais comme sur leur fiscalité.
À savoir
Cet article s’appuie sur les règles fiscales applicables en octobre 2026, pour les versements effectués en 2026 et le barème de l’impôt 2026. Les montants des tableaux sont des projections calculées par Gustav à partir des hypothèses indiquées sous chaque tableau : ils ne préjugent pas des performances futures, et un placement en actions peut perdre de la valeur. Ils ne constituent ni un conseil fiscal ni une recommandation personnalisée. Gustav ne commercialise aucun PER et ne perçoit aucune rémunération des établissements qui les proposent.