Simulateur PER : ce que le PER vous laisse vraiment
Ce simulateur PER calcule l’économie d’impôt de vos versements, puis ce que l’État reprend quand vous récupérez l’argent à la retraite, frais compris. Il compare le résultat au même effort placé sur un PEA, avec les règles fiscales de 2026. Il est gratuit et sans inscription.
Prenez enfin le contrôle de votre argent
Gustav est l’application pour gérer efficacement votre patrimoine,
vos investissements et votre budget.
Pas de CB requise
Sans engagement

14 jours d’essai gratuit
Dans cet article
À propos de Gustav
Gustav synchronise tous vos comptes (banques, livrets, assurance-vie, PEA, immobilier) et vous aide à piloter votre patrimoine et vos investissements depuis un seul endroit.
Gustav est enregistré Conseiller en Investissements Financiers (CIF) auprès de l’ORIAS.
Que vous disent les chiffres du simulateur PER ?
Le simulateur affiche quatre chiffres. Le premier et le dernier, ce que le versement vous coûte vraiment et le versement utile, reposent sur vos revenus actuels et le barème de l’impôt.
Le deuxième et le troisième, le net à la sortie et l’écart avec un PEA, dépendent en plus de l’avenir : rendement, frais, revenu à la retraite. Toutes ces hypothèses sont visibles dans le panneau « Hypothèses », et vous pouvez les changer.
Comment lire votre résultat ?
Le premier chiffre, ce que le versement vous coûte vraiment, c’est votre versement moins l’impôt qu’il vous fait économiser. Prenons les valeurs déjà remplies dans le simulateur : une personne seule de 40 ans, 45 000 € de revenu net imposable, 200 € versés par mois. Elle économise 720 € d’impôt par an : ses 200 € ne lui coûtent que 140 €.
Le deuxième, le net à la sortie, est ce que le PER vous laisse une fois l’impôt de sortie et les frais payés, en euros d’aujourd’hui. Par défaut, le simulateur suppose un départ à la retraite à 64 ans, puis une sortie en capital étalée sur 10 ans.
Ces deux réglages se changent dans les hypothèses. Dans l’exemple, le PER laisse 84 444 € sur les dix ans de retraits.
Le troisième est l’écart avec un PEA. Le simulateur place le « même effort » sur un plan d’épargne en actions (PEA) : la même somme nette, c’est-à-dire le versement moins l’économie d’impôt, soit 140 € par mois dans l’exemple.
Après 5 ans, les gains d’un PEA ne paient pas d’impôt sur le revenu, seulement 18,6 % de prélèvements sociaux. Le PEA laisse ici 76 899 € : +10 % en faveur du PER.
Le quatrième, le versement utile, est ce que vous pouvez verser dans l’année avant qu’un euro de plus fasse économiser moins, ou plus rien. C’est le plus petit de trois montants : ce qui vous sépare de la tranche inférieure, le versement qui ramène votre impôt à zéro, et votre plafond de déduction de l’année. Le deuxième ne joue que pour les foyers peu imposés. Ils ont droit à la décote, une réduction d’impôt accordée quand l’impôt est faible, et leur impôt peut tomber à zéro bien avant le bas de la tranche à 11 %.
Dans l’exemple, le simulateur affiche 4 710 € par an. Cette personne garde environ 15 400 € de marge avant la tranche à 11 %, mais son plafond de déduction s’arrête à 4 710 € : c’est lui qui fixe le chiffre. La partie « avant le 31 décembre » détaille ce calcul.
Le simulateur donne aussi deux points de bascule : le niveau de frais du PER, puis le revenu à la retraite, à partir desquels le PEA vous laisse plus que le PER. La partie « PER ou PEA » détaille les deux.
Pourquoi votre économie d’impôt n’est-elle pas toujours égale à versement × tranche ?
La plupart des calculs de PER multiplient le versement par votre tranche marginale d’imposition, le taux qui frappe vos derniers euros de revenu. Le nôtre recalcule votre impôt deux fois, avec et sans le versement, sur le barème 2026. La différence est votre économie réelle.
Une précision de calendrier : le barème 2026 est le dernier publié, et il s’applique aux revenus de 2025. Vos versements de 2026 se déduiront, eux, de vos revenus de 2026, imposés en 2027 selon un barème qui n’est pas encore voté. Si ses seuils changent un peu, votre économie changera un peu aussi.
Les deux méthodes ne donnent pas toujours le même chiffre, pour trois raisons :
- Le versement chevauche deux tranches. Si votre revenu dépasse de peu le seuil de 30 %, une partie du versement ne vous fait économiser que 11 %.
- La décote change la donne. La décote est une réduction d’impôt accordée aux foyers dont l’impôt est faible. Dans sa zone, chaque euro déduit économise environ 16 % au lieu de 11 %, jusqu’au moment où l’impôt tombe à zéro et où le versement ne rapporte plus rien.
- Le plafond limite la déduction. Le plafond est le montant maximal que vous pouvez déduire chaque année, détaillé dans la partie sur le plafond. Ce qui le dépasse ne fait rien économiser.
Pour un versement de 2 400 € par an, soit 200 € par mois, voici l’écart pour une personne seule :
| Revenu net imposable | Calcul « versement × tranche » | Économie réelle (barème 2026) |
|---|---|---|
| 14 000 € | 264 € | 0 € |
| 20 000 € | 264 € | 383 € |
| 31 000 € | 720 € | 585 € |
| 45 000 € | 720 € | 720 € |
Personne seule, 1 part, sans autre réduction d’impôt. Barème 2026 : 11 % de 11 601 € à 29 579 €, 30 % jusqu’à 84 577 €, décote pour un impôt inférieur à 1 982 €.
À 14 000 €, l’impôt est déjà effacé par la décote : le versement ne fait rien gagner. À 31 000 €, 979 € du versement, soit 4 euros sur 10, retombent dans la tranche à 11 %. Cela donnerait 534 € d’économie.
Mais une fois le revenu abaissé, l’impôt repasse sous le seuil de la décote, qui ajoute 51 € : 585 € au total. Le calcul simplifié surestime donc l’économie de 23 %.
Quelles hypothèses le simulateur retient-il, et pourquoi ?
L’économie d’impôt se calcule sur vos revenus actuels. Le net à la sortie et l’écart avec le PEA dépendent, eux, de l’avenir, et le simulateur fait des choix que vous pouvez tous changer :
- Un rendement de 4,75 % par an au-dessus de l’inflation, avant frais, pour un fonds indiciel actions mondiales. L’inflation est fixée à 2 %, et tous les montants sont exprimés en euros d’aujourd’hui.
- Des frais du PER de 0,5 % par an, fonds compris : un contrat en ligne investi en ETF. Le PEA est compté à 0,25 %.
- Un départ à la retraite à 64 ans. Remplacez-le par l’âge auquel vous comptez partir, entre 62 et 70 ans : il fixe la durée d’épargne.
- Un taux de remplacement estimé depuis votre revenu. Le taux de remplacement est la part de votre dernier revenu que représentera votre pension. Il sert à estimer votre tranche d’imposition à la retraite, comme l’explique la partie sur la tranche à la retraite.
- Une sortie en capital étalée sur 10 ans. La rente et le capital en une fois restent au choix dans les hypothèses.
- Un taux de conversion en rente, utilisé seulement si vous choisissez la rente. C’est la part du capital que l’assureur vous reverse chaque année : 4,75 % à 64 ans selon la table réglementaire, soit 396 € par mois pour 100 000 €, sans frais sur les rentes versées. Le chiffre est le même que celui du rendement, mais les deux taux n’ont aucun rapport.
- Un plafond de déduction approché à 10 % de votre revenu net imposable, entre 4 710 € et 37 680 € par personne. La règle officielle part de vos revenus d’activité de l’année précédente, après déduction des frais professionnels : pour un salarié sans autres revenus, les deux montants sont très proches. L’approximation surestime en revanche votre plafond si votre revenu imposable comprend des loyers, ou si votre employeur cotise pour vous à un PER obligatoire. Le simulateur vous prévient si votre versement dépasse ce plafond annuel, et indique alors la part que couvrent vos plafonds non utilisés. Ceux que vous saisissez sont déduits en plus, les premières années, mais ne changent pas le versement utile.
Une simplification, enfin : le simulateur compte l’économie d’impôt l’année du versement, alors que vous la touchez l’année suivante. Le rendement, l’inflation et les frais sont repris de notre comparaison du PER, de l’assurance-vie, du PEA et du compte-titres. Seul le mode de sortie change, et les chiffres bougent un peu : la partie sur les frais explique pourquoi.
Le rendement et les frais ne pèsent pas de la même façon selon que votre tranche baisse ou non à la retraite. La partie « PER ou PEA » les chiffre, cas par cas.
Comment le simulateur PER calcule-t-il l’impôt à la sortie ?
C’est la moitié du calcul que la plupart des simulateurs de banques et d’assureurs laissent de côté : ce que l’État reprend quand vous récupérez l’argent. D’abord le principe, puis son application aux deux modes de sortie, puis celui que le simulateur retient.
Pourquoi votre tranche à la retraite décide-t-elle de l’avantage fiscal du PER ?
Le plan d’épargne retraite (PER), c’est une enveloppe dont les versements se déduisent de votre revenu imposable, en échange d’un argent bloqué jusqu’à la retraite et imposé à la sortie. Il ne supprime donc pas l’impôt, il le décale.
Vous déduisez vos versements à votre tranche d’aujourd’hui, et vous les réintégrez à vos revenus à votre tranche de retraité. L’avantage fiscal tient surtout dans l’écart entre les deux taux. Les frais, l’autre variable qui décide, sont traités dans la partie « PER ou PEA ».
Si vous déduisez à 30 % et payez 11 % à la sortie, vous gardez 19 points d’écart sur chaque euro versé. Si vous restez à 30 %, l’avantage devient mince.
L’impôt économisé à l’entrée, vous le rendez en grande partie à la sortie. Ce qui vous reste, ce sont les gains qu’il a produits entre-temps, puisqu’il est resté placé dans votre PER au lieu d’être payé au fisc.
Pour estimer votre tranche future, le simulateur part du taux de remplacement. Il s’appuie sur deux cas types du Conseil d’orientation des retraites : 75,2 % pour un non-cadre du privé payé 0,74 fois le salaire moyen, 51,9 % pour un cadre payé 2,51 fois le salaire moyen, soit environ 8 000 € brut par mois.
Le simulateur convertit votre revenu imposable en salaire, le situe entre ces deux repères et place votre taux en proportion. Plus votre salaire est élevé, plus votre pension en représente une petite part.
Il applique ensuite ce taux directement à votre revenu imposable : salaires et pensions bénéficient chacun d’un abattement de 10 %, si bien que le rapport entre les deux reste à peu près le même avant et après impôt. Avec les valeurs déjà remplies, 45 000 € de revenu imposable, il retient un taux d’environ 63 %, soit à peu près 28 400 € de revenu imposable à la retraite. La tranche retenue à la retraite est donc de 11 %, juste sous le seuil de la tranche à 30 %, fixé à 29 579 € : vos retraits du PER, qui s’ajoutent à ce revenu, y basculent en partie.
Notre article sur le taux de remplacement donne les treize cas types, fonctionnaires et indépendants compris. Et si l’écart entre votre salaire et votre future pension vous inquiète, notre simulateur retraite chiffre combien épargner pour compenser la baisse.
Cette estimation reste grossière. Si vous connaissez votre pension, par votre relevé de carrière ou une simulation sur info-retraite.fr, saisissez directement votre revenu imposable à la retraite dans les hypothèses : il prend le pas sur le taux.
Que payez-vous en sortant en capital ?
À la sortie en capital, chaque retrait se découpe en deux parts, au prorata de ce que contient votre PER :
- la part qui correspond à vos versements déduits s’ajoute à vos revenus de l’année et suit le barème. Contrairement à une pension ou à une rente, elle ne bénéficie pas de l’abattement de 10 %, cette réduction forfaitaire appliquée aux pensions avant le calcul de l’impôt ;
- la part qui correspond aux gains est taxée à 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, le taux relevé le 1er janvier 2026.
Vous pouvez tout retirer en une fois ou étaler les retraits. En une fois, la part des versements peut profiter du système du quotient : l’impôt est calculé sur un quart du montant, puis multiplié par quatre, ce qui évite de sauter plusieurs tranches d’un coup. En étalant, chaque retrait reste petit, et le capital non retiré continue de rapporter, mais aussi de payer des frais.
Aucune des deux méthodes ne gagne à tous les coups. Pour un retraité peu imposé, le retrait unique avec le quotient coûte parfois moins cher.
Chaque retrait étalé s’ajoute aux revenus de l’année et peut réduire ou supprimer la décote, dix ans de suite. En une fois, vous ne la perdez qu’une année.
Le simulateur étale les retraits sur 10 ans par défaut, parce qu’un PER sert en général à compléter une pension pendant plusieurs années, pas à tout dépenser l’année du départ. Le choix change peu la comparaison : avec les valeurs déjà remplies, le PER fait 10 % de mieux qu’un PEA en étalant, 8 % en retirant tout en une fois. Les deux modes et la rente, détaillée dans la partie sur la sortie en rente, restent au choix, et le simulateur applique à chacun le vrai barème.
Que payez-vous en sortant en rente ?
En rente, l’assureur vous verse un revenu jusqu’à votre décès. Cette rente est imposée comme une pension, après l’abattement de 10 %. Elle supporte les mêmes prélèvements sociaux de 18,6 %, mais sur une fraction seulement de son montant, fixée par votre âge au premier versement : 40 % si la rente démarre entre 60 et 69 ans, 30 % à partir de 70 ans.
Voici ce que donnent 100 000 € convertis en rente :
| Âge au départ | Rente mensuelle avant impôt | Rente mensuelle nette |
|---|---|---|
| 62 ans | 374 € | 292 € |
| 64 ans | 396 € | 310 € |
| 67 ans | 438 € | 342 € |
Taux de conversion de la table réglementaire de mortalité, avec un taux technique de 1,75 %, sans frais sur les rentes ni réversion. Rente nette pour un retraité seul déclarant 20 000 € de revenu imposable par ailleurs. Il est dans la tranche à 11 %, mais aussi dans la zone de la décote : la rente réduit sa décote, si bien que chaque euro imposé lui coûte environ 16 % d’impôt au lieu de 11 %. Les autres hypothèses sont celles de la partie « Quelles hypothèses le simulateur retient-il ».
Ces montants sont le haut de la fourchette. Les assureurs proposent souvent moins, autour de 4 % à 64 ans, et certains prélèvent des frais sur chaque rente versée, 2,20 % en moyenne chez ceux qui en facturent. Les deux se règlent dans les hypothèses.
Reste à savoir lequel des deux modes vous laisse le plus. La comparaison met en regard le total des rentes nettes touchées année après année et le capital net récupéré à la sortie.
Notre article capital ou rente fait le calcul pour 100 000 € convertis à 65 ans, un an après l’âge retenu ici, et un retraité imposé à 11 % : la rente ne rattrape le capital qu’à partir de 85 ans au taux de la table réglementaire, et entre 89 et 95 ans au taux de 4 % des offres courantes. La rente sert surtout d’assurance contre une vie très longue.
Avec les valeurs déjà remplies, la rente laisse 35 % de moins chaque mois que des retraits sur un PEA étalés sur votre espérance de vie, mais elle continue d’être versée au-delà. Le simulateur retient donc par défaut le capital étalé sur 10 ans : c’est ce chiffre qui alimente le net à la sortie et la comparaison avec le PEA. La rente reste sélectionnable dans les hypothèses.
Lire aussi : Fiscalité du PER : déduction à l’entrée, impôt à la sortie, pour le détail de chaque mode de sortie et le choix de déduire ou non vos versements.
PER ou PEA : quand le simulateur PER donne-t-il l’avantage au PER ?
Le PER gagne quand la déduction à l’entrée rapporte plus que ce que la sortie reprend. Le PEA, lui, ne fait rien économiser au départ, mais ses gains ne paient que 18,6 % de prélèvements sociaux après 5 ans, et l’argent reste disponible.
Par défaut, le simulateur place sur le PEA le même effort que sur le PER, la même somme nette, et retire les deux au même rythme : en capital, sur 10 ans. Pour projeter un PEA seul, avec ses propres versements, utilisez notre simulateur PEA.
Le tableau donne l’écart entre les deux selon votre tranche aujourd’hui et à la retraite, et selon les frais du PER :
| Tranche aujourd’hui → à la retraite | PER à 0,5 % de frais | PER à 1 % | PER à 2,7 % |
|---|---|---|---|
| 11 % → 11 % | −7 % | −15 % | −35 % |
| 30 % → 11 % | +18 % | +9 % | −17 % |
| 30 % → 30 % | +8 % | −1 % | −27 % |
| 41 % → 30 % | +28 % | +17 % | −13 % |
Écart entre ce que laisse le PER et ce que laisse un PEA à 0,25 % de frais, après impôt. Effort de 100 € par mois pendant 25 ans, revalorisé avec l’inflation. Rendement de 4,75 % par an au-dessus de l’inflation avant frais, inflation de 2 %. Capital retiré sur 10 ans, en restant dans la tranche indiquée.
Quand votre tranche passe de 30 % à 11 %, un PER en ligne vous laisse 18 % de plus qu’un PEA. Si elle reste à 30 %, l’avantage tombe à 8 %.
Le rendement ne joue pas dans le même sens selon les cas. Si votre tranche reste à 30 %, l’avantage du PER vient surtout des gains produits par l’impôt économisé : à 2 % de rendement au lieu de 4,75 %, il passe de +8 % à +4 %.
Si votre tranche baisse, l’avantage vient surtout de l’écart de taux sur vos versements, qui ne dépend pas du rendement. Les gains du PER, taxés à 31,4 % au lieu de 18,6 % sur un PEA, jouent même contre lui : à 2 % de rendement, son avantage passe de +18 % à +20 %.
Deux points de bascule font passer le PEA devant. Le premier, le niveau de frais du PER, a sa propre partie sur les frais. Le second est votre revenu à la retraite.
Avec les valeurs déjà remplies (45 000 € de revenu, 200 € par mois dès 40 ans) et un PER à 0,5 % de frais, le simulateur place ce seuil vers 181 000 € de revenu imposable, au sommet de la tranche à 41 %. Même dans cette tranche, le PER garde donc un avantage, de 2 % seulement. La raison : l’impôt de sortie porte sur le montant de vos versements en euros de l’époque, que l’inflation a rognés, alors que l’économie d’impôt a été touchée en euros pleins.
Avec 1 % de frais, en revanche, le PEA passe devant dès que votre revenu imposable à la retraite dépasse environ 29 000 €, à peu près le seuil de la tranche à 30 %.
À partir de quel niveau de frais le PER perd-il son avantage ?
Les frais comptent autant que la fiscalité. Ils se prélèvent chaque année sur tout votre capital, pendant l’épargne puis pendant les 10 ans de retraits. Avec les hypothèses du tableau, le PER perd son avantage sur un PEA à 0,25 % :
- au-delà de 1,9 % de frais par an si votre tranche passe de 41 % à 30 % ;
- au-delà de 1,5 % si elle passe de 30 % à 11 % ;
- au-delà de 0,9 % si elle reste à 30 %.
Votre propre seuil s’affiche sous le résultat du simulateur. Avec les valeurs déjà remplies, il est de 1 % : cette personne passe bien de 30 % à 11 %, mais une partie de ses retraits remonte dans la tranche à 30 %.
Notre comparaison du PER, de l’assurance-vie, du PEA et du compte-titres donne des seuils un peu plus hauts, 2 % et 1 %, et un avantage de 20 % au lieu de 18 % pour le passage de 30 % à 11 %. Ses chiffres s’arrêtent au jour du départ : le capital y est imposé à votre tranche, sans les années de retraits qui suivent. Le simulateur, lui, fait encore courir les frais pendant ces 10 ans de retraits, ce qui abaisse les seuils.
Un PER moyen investi en fonds actions coûte environ 2,7 % par an : 0,91 % de frais de contrat et 1,80 % de frais des fonds. C’est 1,8 fois le seuil de 1,5 %, et trois fois celui de 0,9 %. À ce prix, le PER fait moins bien qu’un PEA dans tous les cas du tableau, même pour un épargnant à 41 %.
Pour connaître les frais de votre propre PER, additionnez deux lignes de votre relevé annuel : les frais de gestion du contrat et les frais courants de chaque fonds, indiqués dans son document d’informations clés. Si vous avez plusieurs contrats, Gustav rassemble vos comptes au même endroit, PER compris.
Le conseil de Gustav
regardez les frais de votre PER avant sa fiscalité. S’ils dépassent le seuil que vous donne le simulateur, arrêtez d’y verser et ouvrez un PER en ligne investi en ETF pour les versements suivants. Puis transférez-y l’ancien contrat : le transfert vers un autre PER est gratuit après 5 ans de détention et ne peut pas coûter plus de 1 % avant. Même à 1 %, payé une fois, il revient moins cher qu’un point de frais en trop chaque année.
Et si vous êtes imposé à 11 % aujourd’hui ?
À 11 %, l’économie d’impôt est trop faible pour compenser des gains taxés à 31,4 % au lieu de 18,6 %. C’est la ligne « 11 % → 11 % » du tableau, celle où le PEA passe devant quels que soient les frais. La question concerne aussi les foyers à 30 % : des premières années de carrière ou une année de revenus en baisse peuvent vous ramener à 11 %.
Si vous tenez au PER, par exemple parce que vous avez atteint le plafond de 150 000 € de versements de votre PEA, vous pouvez renoncer à la déduction. Les versements non déduits ne font rien économiser à l’entrée, mais à la sortie, seuls les gains qu’ils ont produits sont taxés.
Prenons un cas absent du tableau : votre tranche doit passer de 11 % aujourd’hui à 30 % à la retraite. Avec un PER à 0,5 % de frais et les autres hypothèses du tableau, renoncer à la déduction fait un peu mieux que déduire, mais reste derrière un PEA qui a encore de la place : 13 % de moins, contre 15 % de moins en déduisant.
Si votre revenu va augmenter, attendez. Le plafond que vous n’utilisez pas cette année n’est pas perdu : vous pourrez verser plus tard, une fois à 30 %, et déduire au bon taux.
Comment tirer le meilleur de votre PER avant le 31 décembre ?
Seuls les versements faits en 2026, jusqu’au 31 décembre inclus, réduisent l’impôt sur vos revenus de 2026, payé en 2027. Gardez quelques jours de marge : un virement débité en janvier compte pour l’année suivante, et certains assureurs fixent leur propre date limite. Une fois votre calcul fait, il reste deux questions : combien verser, et dans quelle limite.
Combien verser pour rester dans votre tranche ?
Le versement utile annoncé dans votre résultat est le plus petit de trois montants : la marge avant la tranche inférieure, le versement qui annule votre impôt et votre plafond de l’année. Votre tranche dépend de votre revenu imposable divisé par votre nombre de parts.
Les parts sont l’unité du quotient familial : 1 pour une personne seule, 2 pour un couple marié ou pacsé, plus une demi-part pour chacun des deux premiers enfants et une part entière à partir du troisième. Le barème 2026, le dernier publié, fait passer à 30 % au-delà de 29 579 € par part, et à 41 % au-delà de 84 577 €.
Tant que votre versement ne fait pas descendre votre revenu sous le seuil de votre tranche, chaque euro vous fait économiser le taux de cette tranche. Au-delà, il ne rapporte plus que le taux de la tranche inférieure. Deux exemples dans la tranche à 30 % :
- une personne seule dont le revenu net imposable est de 34 000 € économise 30 % sur ses 4 421 premiers euros versés dans l’année, soit environ 370 € par mois. Au-delà, chaque euro ne rapporte plus que 11 % ;
- un couple à 2 parts avec 65 000 € de revenu net imposable économise 30 % sur ses 5 842 premiers euros, soit environ 490 € par mois, puis 11 %.
Pour un foyer peu imposé, une autre limite arrive souvent avant : avec la décote, son impôt tombe à zéro bien avant le bas de la tranche à 11 %. Le versement utile s’arrête alors au montant qui annule l’impôt, puisqu’au-delà il ne reste plus rien à économiser.
Le versement utile ne compte que votre plafond de l’année. Les plafonds non utilisés que vous saisissez sont déduits en plus, les premières années : si vous en avez, vous pouvez déduire davantage, jusqu’à la limite de votre tranche.
Une limite aussi pour les familles : l’avantage fiscal apporté par les enfants est plafonné à 1 807 € d’impôt par demi-part. Avec un revenu élevé, votre vraie tranche peut alors dépasser celle du calcul par part. Le simulateur intègre ce plafonnement, dans l’économie d’impôt comme dans le versement utile.
Verser au-delà du versement utile n’est pas une erreur, mais le surplus rapporte moins. Si c’est la tranche qui vous arrête, ce surplus ne fait plus économiser que 11 % : face au PEA, il se compare au versement d’un épargnant de la tranche à 11 %. C’est la ligne « 11 % → 11 % » du tableau de la partie « PER ou PEA », où le PEA passe devant. Si c’est le plafond, la part que vos plafonds non utilisés ne couvrent pas n’est pas déduite : elle devient un versement non déduit, dont seuls les gains seront taxés à la sortie en capital.
Quel plafond pouvez-vous utiliser en 2026 ?
Pour un salarié, les versements de 2026 se déduisent dans la limite de 10 % de vos revenus d’activité de 2025, nets de frais professionnels, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 €.
Ce plafond est diminué des cotisations de retraite supplémentaire obligatoires dans votre entreprise et de l’abondement de votre employeur sur un plan d’épargne retraite.
Un indépendant calcule son plafond sur son bénéfice, avec un maximum de 88 911 € : choisissez « Indépendant (TNS) » dans le champ « Statut » du simulateur.
À ce plafond de l’année s’ajoutent les reliquats, c’est-à-dire les plafonds que vous n’avez pas utilisés les années précédentes. Cette année, vous pouvez utiliser ceux de 2023, 2024 et 2025. Le plafond de l’année est consommé en premier, puis le reliquat le plus ancien.
Votre dernier avis d’impôt indique le plafond de l’année et vos reliquats, à la rubrique « plafond épargne retraite », ainsi que leur total. Le simulateur, lui, n’estime que le plafond de l’année : saisissez dans les hypothèses les plafonds non utilisés de votre avis, un champ par année d’origine.
Le reliquat de 2023 expire le 31 décembre 2026 : c’est le dernier délai pour le sauver. La loi de finances pour 2026 a porté la durée de report de 3 à 5 ans, mais seulement pour les plafonds des années 2026 et suivantes : celui de 2026, s’il n’est pas utilisé, restera disponible jusqu’en 2031.
Un couple marié ou pacsé peut aussi mutualiser ses plafonds : cocher la case 6QR de la déclaration additionne les plafonds des deux conjoints, et l’un peut utiliser la part de l’autre.
Enfin, depuis le 1er janvier 2026, les versements faits à partir de votre 70e anniversaire ne sont plus déductibles : la question « Que deviennent mes versements après 70 ans ? » de la FAQ détaille la règle.
Le conseil de Gustav
avant tout versement de fin d’année, relevez sur votre dernier avis d’impôt le plafond total disponible pour 2026. Le reliquat de 2023 disparaît le 31 décembre : pour le sauver, versez au moins votre plafond de l’année plus ce reliquat, sans sortir de votre tranche. Si vous êtes à 11 %, laissez-le plutôt expirer : ce versement ferait moins bien qu’un PEA.
Lire aussi : Plafond PER 2026 : combien pouvez-vous déduire ?, pour la date d’expiration de chaque reliquat et le calcul du plafond selon votre statut.
Sept questions reviennent souvent avant un premier versement. Chaque réponse donne le chiffre clé et renvoie, si besoin, à la partie qui le détaille.
Questions fréquentes sur le simulateur PER
Avec Gustav,
gérez efficacement votre argent