Le PEA est réservé aux actions européennes, et pourtant tous les forums vous disent d’y mettre un ETF Monde. Les deux affirmations sont vraies en même temps, et comprendre pourquoi est la première étape avant d’acheter quoi que ce soit.

Voici les ETF réellement éligibles au PEA en 2026, avec leurs frais, leur taille et le prix d’une part, relevés chez les émetteurs le 14 août 2026.

Quels ETF peut-on mettre dans un PEA ?

Un ETF, c’est un fonds coté en Bourse qui reproduit un indice. Vous achetez une part, et vous détenez d’un coup un morceau de toutes les entreprises que cet indice contient. Un indice, justement, c’est une liste d’entreprises assortie d’une règle de pondération : le CAC 40 suit les 40 plus grandes valeurs françaises, le S&P 500 les 500 plus grandes américaines, le MSCI World environ 1 300 valeurs réparties dans 23 pays développés.

La règle du PEA tient en une ligne. Pour qu’un fonds y soit admis, il doit employer plus de 75 % de ses actifs en titres éligibles, pour l’essentiel des actions, émis par des sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen, et soumises à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun. Pour les pays de l’EEE hors Union européenne, une convention d’assistance administrative avec la France est en plus exigée.

Trois précisions comptent, parce que c’est là que se joue tout le reste :

  • Le seuil porte sur l’actif du fonds, c’est-à-dire sur ce qu’il possède réellement. Pas sur l’indice qu’il suit, pas sur votre portefeuille à vous.
  • Il doit être respecté à tout moment, et non vérifié une fois par an à la clôture des comptes.
  • Il n’existe aucune liste officielle des ETF éligibles. Ni l’AMF, ni l’administration fiscale, ni Euronext n’en publient. L’éligibilité est un engagement pris par la société de gestion dans le prospectus du fonds, sous sa responsabilité. Aucun site ne peut donc vous donner « la liste officielle des ETF PEA », y compris celui-ci : les tableaux plus bas sont relevés fonds par fonds chez les émetteurs, à une date donnée.

Conséquence directe : sur les milliers d’ETF cotés en Europe, seule une poignée passe le test. Et ces ETF PEA sont presque tous produits par des émetteurs français, les seuls à avoir intérêt à créer des fonds sur mesure pour une enveloppe fiscale hexagonale.

Lire aussi : Comment fonctionne le PEA ? Le guide complet 2026

Comment un ETF S&P 500 ou MSCI World peut-il être éligible au PEA ?

Parce qu’il ne détient pas l’indice qu’il suit. Un ETF PEA sur le S&P 500 ou le MSCI World achète des actions européennes, puis échange leur performance contre celle de l’indice visé auprès d’une banque. Voilà le mécanisme, reste à comprendre pourquoi il existe.

Le MSCI World est composé à plus de 70 % d’actions américaines. Aucun fonds qui détiendrait physiquement cet indice ne peut employer plus de 75 % de ses actifs en actions européennes. L’arithmétique est fermée.

Ce montage s’appelle la réplication synthétique, et il repose sur un contrat d’échange, le swap.

Comment fonctionne un ETF à réplication synthétique ?

Un ETF à réplication synthétique est un fonds qui détient un panier d’actions différent de l’indice qu’il suit, et qui obtient la performance de cet indice par un contrat d’échange avec une banque. Dans un PEA, cela donne ceci : le fonds achète et détient réellement un panier d’actions européennes, puis il signe avec une banque un contrat qui organise un troc de performances. Le fonds verse à la banque la performance de son panier européen, et la banque lui verse en retour celle de l’indice visé.

Vous détenez donc un fonds dont le bilan est européen à plus de 75 %, et dont le rendement est celui du MSCI World. Le quota porte sur ce que le fonds possède, le swap détermine ce que vous touchez. Rien dans la loi n’exige que les deux coïncident.

Le BNP Paribas Easy S&P 500 ne détient pas une seule action américaine. On trouve dans son inventaire comptable publié ASML, BNP Paribas, Engie, Société Générale, AXA, Infineon, Orange, Airbus, Allianz. Un portefeuille intégralement européen, pour un fonds qui vous expose au S&P 500.

Ce mécanisme explique aussi un cas qui déroute beaucoup de monde : le STOXX Europe 600 contient des valeurs britanniques et suisses, qui ne sont pas éligibles au PEA. Sans conséquence, là encore, puisque l’ETF ne détient pas l’indice. Son prospectus visé par l’AMF l’engage à conserver en permanence plus de 75 % de titres éligibles, et son inventaire réel affiche zéro valeur britannique et zéro valeur suisse.

Le swap est-il risqué ?

Le risque existe, il est plafonné par la loi, et il n’a jamais causé de perte connue à un porteur d’ETF européen. Vous pouvez vous arrêter là si le sujet vous suffit. Pour ceux qui veulent le détail, il tient en trois protections.

Ce que vous risquez, c’est que la banque avec qui le fonds a signé fasse défaut avant d’avoir versé ce qu’elle doit :

  • La réglementation européenne limite l’exposition d’un fonds à une même banque à 10 % de son actif, et à 5 % si la contrepartie n’est pas un établissement de crédit. Le plafond vaut par contrepartie, un fonds peut donc en avoir plusieurs, mais aucune défaillance isolée ne peut emporter plus d’un dixième de l’actif.
  • Sur les ETF éligibles au PEA, le fonds est propriétaire du panier d’actions européennes, qui dort chez son dépositaire. Si la banque disparaît, le fonds vend ce panier immédiatement : il n’a besoin de la permission de personne.
  • Les garanties déposées sont évaluées au moins une fois par jour, doivent être très liquides, et doivent provenir d’une entité indépendante de la banque en question.

Sur l’honnêteté de l’affaire : aucune autorité européenne ne documente de cas où des porteurs d’ETF auraient perdu de l’argent à cause du défaut d’une contrepartie de swap. Mais il faut dire les choses jusqu’au bout. Ce dispositif date des années 2010, il est postérieur à la faillite de Lehman Brothers, et il n’a donc jamais été mis à l’épreuve par un vrai défaut bancaire. Absence d’incident connu ne veut pas dire absence de risque.

Physique ou synthétique : ce que ça change pour vous

Dans un PEA, la question ne se pose pas vraiment : tout ETF Monde, S&P 500 ou Nasdaq éligible est nécessairement synthétique. Aucun gérant n’a choisi ce montage par préférence, la règle des 75 % le lui impose.

La réplication physique existe en PEA, mais seulement là où l’indice est déjà européen. Un ETF CAC 40 détient les 40 actions du CAC 40, sans swap ni contrepartie.

En pratique, l’écart entre les deux méthodes se voit moins dans le risque que dans la fidélité au suivi de l’indice. Sur ce terrain, les ETF synthétiques s’en sortent plutôt bien, pour une raison fiscale : la banque contrepartie récupère un traitement plus favorable sur les dividendes américains, et en rétrocède une partie au fonds.

Les ETF MSCI World éligibles au PEA

C’est ici que se joue la décision, parce que c’est ce que cherchent la plupart des gens qui ouvrent un PEA : une seule ligne, diversifiée, à laisser tranquille pendant vingt ans.

Que contient réellement un ETF Monde ?

Un ETF « MSCI World » suit environ 1 300 grandes et moyennes entreprises réparties dans 23 pays développés. Sa composition est pondérée par la taille en Bourse, ce qui donne une répartition très déséquilibrée : plus de 70 % d’entreprises américaines, puis le Japon, le Canada, le Royaume-Uni et la France.

Deux absences sont à connaître. Le MSCI World ne contient aucun pays émergent : ni Chine, ni Inde, ni Brésil, ni Taïwan. Il laisse aussi de côté les petites capitalisations.

L’indice qui comble la première lacune s’appelle le MSCI ACWI : mêmes pays développés, plus les émergents, soit environ 10 % du total. Jusqu’en juillet 2026, aucun ETF éligible au PEA ne le suivait. Ce n’est plus le cas.

Dernier point, souvent passé sous silence : ces indices sont calculés en dollars, et vos parts se négocient en euros. Vous portez donc un risque de change, qui joue dans les deux sens. Quand le dollar monte face à l’euro, votre performance en euros s’améliore, et l’inverse quand il baisse.

Sur une année, cet effet peut représenter plusieurs points. Sur vingt ans, il compte beaucoup moins que la performance des entreprises elles-mêmes. Aucun des ETF Monde éligibles au PEA ne le couvre.

Les chiffres à savoir lire avant de comparer

Quatre indicateurs suffisent pour départager deux ETF.

Les frais annuels, ou TER. Ils sont prélevés à l’intérieur du fonds, jamais débités de votre compte. Vous ne les voyez pas passer, ils rabotent simplement la performance chaque jour.

L’écart réel avec l’indice. C’est le chiffre que presque personne ne regarde, et c’est le seul qui dise la vérité : le TER est un tarif affiché, pas un résultat. Ce qui compte, c’est de combien le fonds a décroché de son indice sur une année complète. Un fonds peut afficher des frais bas et suivre médiocrement, ou l’inverse.

La taille du fonds. Un ETF de quelques dizaines de millions d’euros peut être fermé ou fusionné par son émetteur s’il ne décolle pas. Ce n’est pas dramatique, vous êtes remboursé ou transféré, mais dans un PEA une fermeture peut vous forcer à vendre au mauvais moment. Au-delà de quelques centaines de millions, le sujet disparaît.

Le prix d’une part. Il ne dit rien de la qualité du fonds, et il change tout à l’usage. Vous ne pouvez pas acheter une demi-part.

Décoder le nom d’un ETF : UCITS, capitalisant ou distribuant

« Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF Acc » ressemble à du charabia. C’est en fait quatre informations collées :

  • Amundi, la société qui gère le fonds.
  • MSCI World, l’indice suivi. C’est le seul morceau qui détermine ce que vous achetez vraiment.
  • UCITS, le label européen des fonds destinés au grand public. C’est lui qui impose les règles de diversification et le plafond de 10 % évoqué plus haut.
  • Acc pour accumulating, capitalisant. Les dividendes sont réinvestis automatiquement dans le fonds. La mention Dist ou D signale l’inverse : les dividendes vous sont versés en espèces.

Dans un PEA, la version capitalisante est plus simple à vivre. Les dividendes se réinvestissent seuls, sans que vous ayez à repasser un ordre ni à payer des frais de courtage sur de petites sommes. L’enjeu fiscal, lui, est nul : tant que rien ne sort du plan, rien n’est taxé, quelle que soit la version.

Reste l’ISIN, ce code de douze caractères du type FR001400U5Q4. C’est l’identifiant unique du fonds, l’équivalent d’un numéro de sécurité sociale. Deux ETF peuvent porter des noms presque identiques ; leurs ISIN, jamais. C’est ce code, et lui seul, qu’il faut vérifier avant d’acheter.

Les ETF Monde éligibles au PEA en 2026

Au 14 août 2026, quatre ETF Monde éligibles ressortent chez les émetteurs sur les critères de frais, de taille et d’ancienneté : le WPEA d’iShares, le DCAM et le GPEA d’Amundi, et le CW8, le plus ancien des quatre. Voici leurs chiffres à cette date.

FondsCodeISINIndiceFrais/anÉcart 2025 vs indiceEncours de la partPrix d’une part
iShares MSCI World Swap PEAWPEAIE0002XZSHO1MSCI World0,20 %−0,16 pt2 018 M€7,06 €
Amundi PEA MondeDCAMFR001400U5Q4MSCI World0,20 %non disponible1 372 M€6,25 €
Amundi PEA GlobalGPEAFR0014017NX3MSCI ACWI0,30 %non disponible45 M€5,07 €
Amundi MSCI World SwapCW8LU1681043599MSCI World0,38 %−0,37 pt6 609 M€700,85 €

Deux cases sont vides, et c’est volontaire : le DCAM a été lancé en mars 2025 et le GPEA en juillet 2026. Ni l’un ni l’autre n’a d’année civile complète derrière lui. Tout site qui publie un écart de suivi sur trois ans pour ces deux fonds invente son chiffre.

Attention aussi à l’ISIN du WPEA : l’avant-dernier caractère de IE0002XZSHO1 est la lettre O, pas un zéro. La clé de contrôle du code est valide dans les deux cas, elle ne vous préviendra donc pas de l’erreur. Seule la fiche de l’émetteur fait foi.

Conformité et transparence

À savoir

D’où viennent ces chiffres. Frais, encours et valeur liquidative relevés le 14 août 2026 sur les pages produit des émetteurs (iShares, Amundi), jamais repris d’un comparatif tiers. L’écart 2025 est calculé à partir des performances du fonds et de son indice publiées par l’émetteur sur la même période. Les encours sont ceux de la part cotée, et non ceux du fonds toutes parts confondues : les deux chiffres circulent, ils peuvent varier du simple au quadruple, et les comparatifs les mélangent souvent. Les encours bougent par ailleurs tous les jours : ce tableau est une photographie prise à une date précise, à revérifier avant d’agir.

Ces tableaux retiennent les fonds les plus utilisés de chaque catégorie. Il en existe d’autres, notamment des variantes filtrées ou des parts distribuantes du même fonds, qui n’apparaissent pas ici.

Le GPEA mérite un mot : c’est le seul de la liste qui inclut les pays émergents, et il vient d’arriver. Le fonds a été créé le 6 juillet 2026 et coté sur Euronext Paris le 15 juillet.

Ses 45 millions d’euros d’encours posent une vraie question, puisqu’on vient de dire qu’un petit fonds risque d’être fermé. La réponse honnête : à un mois de cotation, ce chiffre ne dit rien encore, ni dans un sens ni dans l’autre. Il faudra le regarder à nouveau dans un an. Un lecteur prudent attendra de voir, un lecteur qui tient à inclure les émergents dans une seule ligne acceptera ce risque en connaissance de cause.

Quel ETF PEA choisir en 2026 ?

Les quatre suivent des indices très proches, avec le même mécanisme et le même niveau d’encadrement. Sur vingt ans, ce qui les sépare tient à peu de choses.

Appliqué au tableau, ce raisonnement donne un classement sans surprise. Le CW8 est 0,18 point plus cher que les deux moins chers pour exactement le même indice.

Il reste de loin le plus gros des quatre, avec 6 609 millions d’euros. Mais un encours élevé vous garantit seulement que le fonds ne fermera pas ; il n’améliore en rien votre rendement. Une fois ce seuil de sécurité franchi, la taille cesse de compenser des frais quasiment deux fois supérieurs.

Le CW8 porte d’ailleurs un second handicap, plus concret que n’importe quel calcul de frais : une part coûte 700,85 €. Quelqu’un qui verse 100 € par mois doit épargner huit mois pour en acheter une seule. Le DCAM est à 6,25 €, le GPEA à 5,07 €, le WPEA à 7,06 €.

Restent le WPEA et le DCAM, à égalité stricte : même indice, mêmes frais, même mécanisme, des encours tous deux largement au-dessus du seuil où la question de la taille se pose. Choisir entre les deux n’a pas d’importance. Prenez celui que votre courtier référence, ou celui dont la part tombe le mieux sur vos versements. Passer une semaine à départager deux fonds identiques coûte plus cher que l’écart entre eux, qui est nul.

Le GPEA, lui, répond à une autre question. Il coûte 0,10 point de plus et donne en échange l’accès aux pays émergents, absents du MSCI World. Vous ne comparez plus deux tarifs, vous comparez deux contenus.

Combien d’ETF faut-il dans un PEA ?

Un seul suffit, à condition qu’il soit mondial. Empiler des lignes par-dessus n’ajoute pas de diversification, cela ajoute des frais.

La tentation de compléter est pourtant universelle, et elle vient d’un réflexe sain : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Sauf qu’appliqué aux ETF, ce réflexe se retourne souvent contre celui qui l’applique.

Pourquoi empiler des ETF ne diversifie pas davantage

Avec une seule ligne, vous détenez déjà environ 1 300 entreprises réparties dans 23 pays. Ce qui fait la diversification, c’est le nombre d’entreprises derrière votre relevé, et non le nombre de lignes qui s’y affichent. Quelqu’un qui possède cinq ETF américains est bien moins diversifié que celui qui n’en possède qu’un seul, mondial.

Ajouter des lignes coûte surtout des frais d’ordre supplémentaires, et vous donne des occasions de bricoler au mauvais moment. Le plus souvent, vous finissez de toute façon par racheter les mêmes entreprises sous un autre habillage.

L’argument des frais, lui, est mesuré par le régulateur. Les ETF actions ont coûté 0,33 % par an en moyenne en 2025, quand les fonds d’actions gérés activement facturaient 1,37 % tous frais compris. Et cet écart de tarif se paie en performance : sur la même année, 71 % des fonds actions mondiales libellés en euros ont fait moins bien que le S&P World, leur indice de référence.

Combien pouvez-vous perdre avec un ETF en PEA ?

Environ 30 % de votre capital sur une mauvaise année, près de 40 % dans le pire cas connu, sans qu’aucun mécanisme ne vienne l’amortir. Aucun tableau de frais ne répond à cette question, et c’est pourtant la plus importante avant de passer un ordre.

Un ETF actions n’offre aucune garantie en capital. Il suit les marchés dans les deux sens, sans plancher et sans filet. Sur 4 000 € placés, une année de marché baissier peut se traduire par 1 200 € de moins sur votre relevé. Et 2008 a fait pire : le MSCI World a reculé d’environ 37 % en euros cette année-là, soit près de 1 500 € sur la même somme.

Les mauvaises années sont le plus souvent moins violentes, et restent désagréables : 2022 s’est soldée par environ 13 % de baisse en euros, avec un creux nettement plus profond en cours d’année que ce que montrait le solde de décembre.

La différence entre quelqu’un qui gagne de l’argent en Bourse et quelqu’un qui en perd tient rarement au fonds choisi. Elle tient à ce qu’il fait ce jour-là. Vendre après une baisse transforme une perte affichée en perte réelle.

C’est pour cette raison que le PEA ne remplace pas votre épargne de sécurité. Les sommes dont vous pourriez avoir besoin dans les deux ans n’ont rien à faire ici : elles relèvent de l’épargne de précaution, sur des livrets disponibles et sans risque de perte.

Combien vous coûtent vos ETF

Vos ETF vous coûtent à trois endroits, et un seul est visible sur votre relevé.

Les frais du fonds sont ceux du tableau plus haut. Ils sont prélevés à l’intérieur, jour après jour, et vous n’en verrez jamais la trace. Sur 4 000 € placés à 0,20 %, cela représente 8 € par an.

Les frais d’ordre de votre courtier

Ce sont les seuls que vous verrez passer, et ils sont facturés à chaque achat. La loi les plafonne, mais lisez bien les conditions : le décret du 5 février 2020 limite les frais de transaction à 0,5 % du montant lorsque l’opération est traitée par voie dématérialisée de bout en bout, et à 1,2 % dans tous les autres cas. Cliquer depuis votre espace client ne suffit pas à déclencher le plafond le plus bas : le Médiateur de l’AMF a précisé qu’il faut que toute la chaîne, jusqu’à l’exécution, soit automatisée.

Les droits de garde annuels sont plafonnés à 0,4 % de la valeur de vos titres, majorés de 5 € au maximum par ligne détenue. Sur un petit PEA, ce forfait par ligne pèse plus lourd que le pourcentage, et c’est une raison de plus de ne pas multiplier les lignes. Beaucoup de courtiers facturent nettement moins que ces plafonds, certains ne facturent aucun droit de garde. Nous avons relevé les grilles des six principaux établissements dans notre comparatif des PEA, avec le coût réel d’un ordre selon son montant.

Le point à retenir : ces frais sont souvent forfaitaires en dessous d’un certain montant. Un ordre à 2 € coûte 0,05 % sur 4 000 €, mais 2 % sur 100 €. C’est ce calcul, et non un débat théorique sur les marchés, qui doit décider de la fréquence de vos versements.

L’impôt à la sortie du PEA

Tant que l’argent reste dans le plan, vous ne payez rien, et les gains se réinvestissent en totalité. C’est le vrai moteur du PEA.

À la sortie, après cinq ans, l’impôt sur le revenu ne s’applique pas, mais les prélèvements sociaux restent dus : 18,6 % depuis le 1er janvier 2026.

Un point que beaucoup de guides passent sous silence : ces 18,6 % portent sur vos gains, jamais sur la somme retirée. Si vous avez versé 4 000 € et que votre PEA en vaut 7 000, le gain est de 3 000 €. Un retrait total vous coûte 18,6 % de ces 3 000 €, soit 558 €, et vous récupérez 6 442 €. Sur un retrait partiel, la part de gain est calculée au prorata.

Avant cinq ans, en principe, un retrait ferme le plan et les gains sont taxés à 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu plus les mêmes 18,6 % de prélèvements sociaux.

La loi prévoit toutefois des sorties qui ne referment pas le plan : licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint, et titres d’une société en liquidation judiciaire. Attention au malentendu fréquent : ces cas évitent la clôture, ils n’effacent pas l’impôt. Seul un retrait réinvesti sous trois mois dans la création ou la reprise d’une entreprise échappe à l’impôt sur le revenu, et le plan n’accepte alors plus aucun versement.

Dernier point pour les plans anciens : un PEA ouvert avant 2018 relève de règles particulières pour la part de gains accumulée à cette époque. Le détail est dans notre article consacré à la fiscalité.

Une précision qui rassure souvent : le compteur des cinq ans démarre à la date de votre premier versement, pas à celle de votre premier achat. Si votre PEA est ouvert et alimenté depuis trois mois, votre compteur tourne déjà, même si votre argent dort encore sur le compte-espèces.

Lire aussi : Fiscalité du PEA en 2026 : avant et après 5 ans, tout comprendre

Pour mettre des chiffres sur votre propre situation, notre simulateur PEA calcule ce que donnerait un retrait aujourd’hui et après cinq ans.

Les ETF non éligibles au PEA : ce qu’on ne peut pas y mettre

Savoir ce qui n’entre pas évite deux déconvenues : chercher pendant une heure un fonds que votre courtier refusera, et surtout acheter par erreur un support qui ferme votre plan. Les exclusions se rangent en deux familles très différentes, et la seconde est la plus piégeuse.

Les catégories exclues

Le PEA n’accepte pour l’essentiel que des actions. Tout ce qui n’est pas un titre éligible échoue au test des 75 %, sans qu’il soit besoin d’une interdiction nommée :

  • Les ETF obligataires et monétaires. Ils détiennent de la dette, pas des actions.
  • L’or, le pétrole, les matières premières. Un fonds européen ne peut de toute façon pas détenir de marchandises en direct.
  • Les crypto-actifs. En Europe, un « ETF Bitcoin » n’est juridiquement pas un fonds mais un titre de créance. Il ne relève d’aucune des catégories admises dans un PEA.
  • Les foncières cotées et les SIIC, écartées depuis le 21 octobre 2011. La raison est technique : le PEA exige que les entreprises détenues soient soumises à l’impôt sur les sociétés, or ces foncières peuvent opter pour un régime qui les en exonère, et cette seule faculté suffit à les disqualifier. Les titres déjà inscrits sur un PEA à cette date ont pu y rester et conserver leur exonération.

Aucun de ces supports n’est pour autant hors de portée : ils se logent tous sur un compte-titres, où le choix de l’ETF obéit à d’autres règles, la version capitalisante et le pays d’enregistrement du fonds.

Une exception surprend souvent : les ETF à effet de levier ne sont pas tous exclus du PEA. Amundi en commercialise plusieurs qui le sont, dont l’Amundi MSCI USA Daily (2x) Leveraged, ISIN FR0010755611. Le montage n’a rien d’original : le fonds détient en permanence un panier d’actions européennes représentant plus de 75 % de son actif, ce qui suffit à l’éligibilité, puis échange sa performance contre celle de l’indice américain à levier. C’est exactement la mécanique du swap décrite plus haut, le levier n’y change rien.

Vous pouvez donc en acheter, ce qui ne veut pas dire que vous devriez : l’AMF décrit ces fonds comme très spéculatifs, conçus pour des paris de quelques jours, et leur mécanique de démultiplication quotidienne les rend perdants sur la durée dès que le marché oscille.

Les ETF pièges qui ressemblent à des ETF éligibles

Ce sont les plus dangereux, parce qu’ils portent le nom que vous cherchez.

Le cas d’école est l’iShares Core MSCI World (ISIN IE00B4L5Y983). Fonds irlandais, label UCITS, TER de 0,20 %, l’un des plus gros ETF d’Europe. Il coche toutes les cases sauf une : il détient physiquement son indice, donc plus de 70 % d’actions américaines et à peine plus de 10 % d’actions de l’Union européenne, très loin des 75 % exigés. Il échoue au quota, et il n’est pas éligible.

Le motif du refus n’est ni sa domiciliation, ni sa nationalité. Un ETF irlandais est parfaitement admissible dans un PEA. Ce qui bloque, c’est uniquement ce qu’il détient. La même logique écarte le Vanguard FTSE All-World et l’essentiel des ETF Monde à réplication physique dont parlent les forums anglophones.

Quant aux ETF américains comme VOO ou SPY, la question du PEA ne se pose même pas : le règlement européen PRIIPs impose un document d’information que leurs émetteurs ne produisent pas. Ils sont inaccessibles à tout particulier européen classé investisseur de détail, y compris sur un compte-titres ordinaire.

Lire aussi : PEA ou compte-titres : lequel choisir en 2026 ?

Que se passe-t-il si vous achetez un ETF non éligible ?

Votre PEA est clos, de façon rétroactive, à la date où le titre non éligible y est entré. Vous perdez l’antériorité fiscale du plan, pas les titres eux-mêmes. La réponse circule souvent sous une forme approximative, alors autant la donner dans les termes du texte.

Le mot compte, parce qu’on lit partout « requalifié en compte-titres ». L’article 1765 du code général des impôts en emploie un autre : le plan est clos. Le compte continue d’exister et de porter vos titres, mais le régime fiscal de faveur cesse, et votre antériorité disparaît avec le plan.

Si le manquement intervient avant cinq ans, les gains accumulés depuis le premier versement sont imposés immédiatement. Et si l’administration ne le découvre que des années après, elle remonte à la date de la faute et ajoute des intérêts de retard.

Le titre fautif doit par ailleurs sortir du plan, en étant vendu ou transféré sur un compte-titres ordinaire. Une tolérance de deux mois existe pour régulariser, mais elle vise les titres devenus inéligibles après coup, quand un fonds change de politique par exemple. Elle n’est pas écrite pour celui qui achète volontairement un support interdit.

Comment vérifier l’éligibilité avant d’acheter

En pratique, la plupart des courtiers bloquent l’ordre. Dès février 2015, le Médiateur de l’AMF décrivait ce filtrage comme une bonne pratique de place qu’il souhaitait voir généralisée. Autrement dit, ce blocage n’est pas obligatoire, et certains ordres passent.

La sanction fiscale, elle, ne frappe que le titulaire du plan. Cela n’exonère pas pour autant votre établissement : dans cette affaire, la banque avait affiché sur son site un titre comme éligible alors qu’il ne l’était pas, et le Médiateur a obtenu qu’elle indemnise le client. Deux réflexes vous éviteront d’en arriver là :

  1. Cherchez le mot PEA dans le nom du fonds. Attention, l’inverse n’est pas vrai : plusieurs fonds parfaitement éligibles ne le portent pas, à commencer par le CW8 et les BNP Paribas Easy des tableaux plus haut. Voyez-le comme une piste à confirmer, jamais comme un filtre.
  2. Ouvrez la fiche produit sur le site de l’émetteur et cherchez la mention d’éligibilité au PEA. C’est la source qui fait foi, plus qu’un comparatif de blog ou qu’un message de forum.

Comment passer votre premier ordre

Vous savez quoi acheter et ce qu’il faut éviter. Reste l’écran de votre courtier, avec ses champs « quantité », « au marché », « à cours limité » et « seuil de déclenchement ». C’est là que beaucoup de gens referment l’onglet et remettent au mois suivant.

Le geste, étape par étape

C’est la marche qui bloque le plus de monde, et elle se franchit en cinq minutes.

  1. Vérifiez d’abord où est votre argent. Un PEA contient deux compartiments : un compte-espèces, où arrivent vos virements, et un compte-titres, où se rangent vos placements. L’argent que vous avez viré est déjà au bon endroit. Acheter, c’est simplement le transformer en parts.
  2. Cherchez le fonds par son ISIN, jamais par son nom. Collez les douze caractères dans le champ de recherche de votre courtier. C’est le seul moyen d’être certain de tomber sur le bon fonds et la bonne version.
  3. Choisissez le type d’ordre. Un ordre au marché part tout de suite, au prix du moment, quel qu’il soit. Un ordre à cours limité vous laisse fixer un prix maximum à l’achat : il ne s’exécutera jamais au-dessus de votre limite, et il peut très bien s’exécuter en dessous si le marché le permet. En contrepartie, il peut n’être exécuté qu’en partie, ou pas du tout. Pour un ETF très échangé, la bonne pratique est d’y mettre une limite juste au-dessus du prix affiché, un ou deux centimes : l’ordre part immédiatement dans des conditions normales, mais vous êtes protégé si le prix bondit à la seconde où vous validez. Le « seuil de déclenchement » que propose votre écran ne sert pas ici, laissez-le vide.
  4. Calculez votre quantité en parts entières, frais compris. Les parts ne se découpent pas, et votre courtier prélève sa commission sur le même compte. Avec 4 000 € disponibles, une part à 6,25 € et un ordre facturé 2 €, vous pouvez en acheter 639 : 3 993,75 € de titres, 2 € de frais, et 4,25 € qui restent. Visez toujours un peu en dessous du montant rond, sinon l’ordre est rejeté pour provision insuffisante.
  5. Vérifiez le prix du jour avant de valider. Les valeurs liquidatives de cet article datent du 14 août 2026 et bougent tous les jours. Le prix qui compte est celui qu’affiche votre courtier au moment de l’ordre.
  6. Passez l’ordre pendant les heures de Bourse, entre 9 h et 17 h 30 les jours ouvrés, idéalement entre 9 h 30 et 17 h : à l’ouverture et à la clôture, les écarts de prix sont plus larges.

Les quelques euros qui restent sur le compte-espèces après l’achat y dorment jusqu’au prochain versement. C’est normal, vous n’avez rien raté.

Tout placer d’un coup ou étaler dans le temps ?

C’est la question qui fait repousser le premier ordre pendant des mois. Elle se règle avec une calculette.

Étaler ses versements a un intérêt psychologique réel : vous ne vivez pas le regret d’avoir tout placé la veille d’une baisse. Mais cela a un coût, et ce coût est le nombre d’ordres. Si votre courtier facture 2 € par ordre, découper 4 000 € en huit versements de 500 € vous coûte 16 € au lieu de 2 €.

Et après : les mois suivants, et si ça baisse

Un PEA investi ne demande presque rien. Vous versez, vous achetez la même ligne, et vous laissez faire. Le rééquilibrage n’a de sens que si vous détenez plusieurs ETF ; avec un seul fonds mondial, il se fait tout seul.

Reste le moment où votre relevé passe au rouge. Il arrivera, et c’est la seule chose dont vous pouvez être certain. La règle qui protège le mieux est celle qu’on se fixe à froid, avant d’en avoir besoin : ne rien vendre pendant une baisse. Vos versements automatiques achètent alors davantage de parts pour la même somme, ce qui joue en votre faveur quand les cours remontent.

Attention enfin au plafond : vos versements sont limités à 150 000 € sur la durée de vie du plan, et ce sont bien les versements qui comptent, pas la valeur atteinte.

Lire aussi : Plafond du PEA en 2026 : 150 000 €, PEA-PME, couple et PEA jeune

Les autres ETF éligibles au PEA, si vous voulez compléter

Ce qui suit est facultatif. Si vous avez retenu la ligne mondiale et que vous versez régulièrement, vous pouvez vous arrêter là sans rien manquer. Les tableaux ci-dessous recensent les autres ETF PEA disponibles, pour ceux qui veulent ajouter une brique précise en sachant pourquoi.

MSCI World et S&P 500 : complément ou doublon ?

Doublon, très largement. Le MSCI World contient déjà plus de 70 % d’actions américaines, dont l’intégralité du S&P 500. Ajouter un ETF S&P 500 à côté d’un ETF Monde ne diversifie rien : cela concentre votre portefeuille sur les États-Unis.

Ce n’est pas absurde pour autant, à condition de le faire en connaissance de cause. Doubler la part américaine est un pari sur les États-Unis, pas une précaution. Les vrais compléments, ceux qui ajoutent quelque chose que le MSCI World ne contient pas, sont les pays émergents et les petites capitalisations.

Les ETF S&P 500 et Nasdaq éligibles au PEA

Un mot pour lever une confusion : ces fonds suivent des indices américains, mais ce sont des fonds européens. Les ETF de droit américain, eux, restent inaccessibles, comme expliqué plus haut. Côté américain, trois fonds ressortent : deux sur le S&P 500, un sur le Nasdaq-100.

FondsCodeISINIndiceFrais/anEncours de la partPart
Amundi PEA S&P 500PSP5FR0011871128S&P 5000,12 %1 161 M€59,02 €
BNP Paribas Easy S&P 500ESEFR0011550185S&P 5000,14 %3 405 M€34,04 €
Amundi PEA Nasdaq-100PUSTFR0011871110Nasdaq-1000,30 %1 163 M€104,07 €

Le Nasdaq-100 n’est pas un indice américain élargi mais une centaine de valeurs, très concentrées sur la technologie. Il monte plus fort et baisse plus fort.

Les ETF européens éligibles au PEA

Côté européen, l’essentiel des encours se partage entre le MSCI Europe, le STOXX Europe 600 et le CAC 40.

FondsCodeISINIndiceFrais/anEncours de la partPart
Amundi PEA MSCI EuropePCEUFR0013412038MSCI Europe0,15 %381 M€40,59 €
BNP Paribas Easy STOXX Europe 600ETZFR0011550193STOXX Europe 6000,19 %1 123 M€21,67 €
Amundi CAC 40CACCFR0013380607CAC 400,25 %1 085 M€43,77 €

L’ETF CAC 40 est le seul de tout cet article à détenir physiquement son indice, sans swap : ses 40 actions sont françaises, donc éligibles d’office. C’est aussi le plus concentré, avec quarante lignes et un seul pays.

Les ETF émergents et asiatiques éligibles au PEA

Pour les marchés émergents et l’Asie, l’offre reste étroite. Voici les trois fonds les plus utilisés.

FondsCodeISINZoneFrais/anEncours de la partPart
Amundi PEA Emergent ESG TransitionPAEEMFR0013412020Émergents0,30 %860 M€35,52 €
Amundi PEA Asie Émergente ScreenedPAASIFR0013412012Asie émergente0,30 %735 M€39,05 €
Amundi PEA Japon (TOPIX)PTPXEFR0013411980Japon0,20 %124 M€39,60 €

Un avertissement sur le premier, qui vaut pour beaucoup de fonds de cette famille. Le nom commercial dit « MSCI Emerging », mais l’indice réellement suivi est le MSCI EM ex-Egypt ESG Broad CTB Select.

Traduction : les pays émergents, filtrés selon des critères environnementaux et sociaux, avec une intensité carbone réduite et sans l’Égypte. Ce n’est pas le MSCI Emerging Markets standard, et l’écart de performance avec lui peut être sensible.

Le fonds Asie émergente joue exactement le même tour : derrière son nom se cache un indice filtré, sans charbon thermique. La règle vaut pour toute cette famille de fonds : l’ISIN et la fiche produit valent mieux que le nom commercial.

Si votre objectif est simplement d’inclure les émergents sans ajouter de ligne, le GPEA du premier tableau le fait déjà.

Conformité et transparence

À savoir

Cet article est une information générale sur le fonctionnement du PEA et des ETF. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une incitation à acheter un support particulier. Gustav ne commercialise ni PEA ni ETF et ne perçoit aucune rémunération des sociétés de gestion ou des établissements cités. Investir en actions comporte un risque de perte en capital : les sommes placées ne sont pas garanties et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les données produit sont datées du 14 août 2026 et évoluent.

Pour suivre la valeur de votre PEA à côté du reste de votre patrimoine, vous pouvez centraliser vos placements sur Gustav.

Les cinq questions qui reviennent le plus souvent une fois le premier ordre passé.

Foire aux questions

Mon argent est-il bloqué pendant 5 ans dans un PEA ?

Non. Votre argent reste disponible à tout moment, et vous pouvez vendre vos ETF quand vous voulez. Les cinq ans ne bloquent rien, ils déterminent la fiscalité qui s’applique au moment où vous sortez l’argent du plan : un retrait avant cinq ans ferme le PEA et taxe vos gains à 31,4 %, alors qu’après cinq ans il ne reste que 18,6 % de prélèvements sociaux sur ces mêmes gains. Dans les deux cas, le capital que vous avez versé n’est jamais taxé.

Puis-je vendre mes ETF quand je veux ?

Oui, aux heures d’ouverture de la Bourse. Vendre à l’intérieur du plan ne déclenche aucun impôt et n’a aucun effet sur votre antériorité : l’argent revient sur le compte-espèces du PEA, où vous pouvez le laisser ou le réinvestir. C’est seulement le retrait hors du plan qui est un événement fiscal.

Dois-je déclarer mes ETF aux impôts chaque année ?

Non, tant que vous ne retirez rien. Les gains réalisés à l’intérieur du plan ne se déclarent pas, et vos arbitrages non plus. Votre banque déclare l’existence du plan à l’ouverture. C’est le retrait qui crée l’obligation déclarative.

Que se passe-t-il si mon ETF est fermé ou fusionné ?

L’émetteur prévient les porteurs à l’avance. Le fonds est soit absorbé par un autre, auquel cas vos parts sont converties sans que vous ayez à intervenir, soit liquidé, et vous êtes remboursé sur le compte-espèces de votre PEA. Dans les deux cas votre plan n’est pas menacé et votre antériorité est préservée. C’est la raison pour laquelle la taille du fonds est un critère à regarder : les petits encours sont les premiers candidats à la fermeture.

Vaut-il mieux investir en ETF via un PEA ou une assurance-vie ?

Le PEA coûte moins cher, puisqu’il n’ajoute pas de frais de gestion annuels par-dessus ceux du fonds, mais il limite l’univers aux actions éligibles. L’assurance-vie donne accès à des supports que le PEA refuse et l’emporte nettement sur la transmission. Les deux se cumulent sans se gêner. Le comparatif détaillé est dans notre article PEA ou assurance-vie.

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