Le plan d’épargne retraite (PER) vous fait payer moins d’impôt aujourd’hui et vous en reprend une partie à la retraite. L’assurance-vie ne vous fait rien économiser au versement, mais taxe peu vos gains au retrait. Pour choisir entre les deux, tout se joue donc sur votre tranche d’imposition, c’est-à-dire le taux d’impôt qui frappe la dernière part de vos revenus (11 %, 30 %, 41 %…), aujourd’hui et une fois retraité.

Notre réponse, chiffres à l’appui : le PER, si vous êtes imposé à 30 % ou plus, que votre tranche baisse ou reste la même à la retraite et que ses frais restent bas. L’assurance-vie dans les autres cas, et toujours pour l’argent dont vous pourriez avoir besoin avant la retraite ou que vous placerez après 70 ans.

PER ou assurance-vie : quelles différences en 2026 ?

Les deux sont souvent proposés par les mêmes assureurs, avec les mêmes fonds. Ce qui les sépare tient en trois moments : quand vous payez l’impôt, quand vous pouvez retirer votre argent, et ce qui se passe à votre décès.

PERAssurance-vie
À l’entréeVersements déduits de votre revenu imposable, dans un plafondAucun avantage fiscal
Accès à l’argentBloqué jusqu’à la retraite, sauf 7 cas prévus par la loiDisponible à tout moment
À la sortie, sur les versementsImposés à votre tranche s’ils ont été déduitsJamais imposés
À la sortie, sur les gainsImpôt et prélèvements sociaux, ces derniers en hausse en 2026Impôt allégé après 8 ans, prélèvements sociaux sans la hausse de 2026
Versements après 70 ansPossibles, mais plus déductibles depuis 2026Possibles, sans changement
Au décèsLe régime dépend de votre âge au décèsLe régime dépend de votre âge à chaque versement
OuvertureRéservée aux majeursÀ tout âge

Les taux d’imposition à la sortie sont détaillés dans la partie sur la comparaison à effort égal, la règle des 70 ans dans celle sur la transmission.

Qu’ont en commun un PER et une assurance-vie ?

Les supports, d’abord. Vous y placez votre argent sur un fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur, ou sur des unités de compte : des fonds investis en actions, en obligations ou en immobilier, dont la valeur monte et descend. Dans les deux cas, vous pouvez récupérer votre épargne en capital, en une ou plusieurs fois, ou en rente, un revenu versé jusqu’à votre décès.

Un PER prend le plus souvent la forme d’un contrat d’assurance, comme l’assurance-vie, avec des bénéficiaires que vous désignez pour votre décès. Il existe aussi des PER bancaires, ouverts sous la forme d’un compte-titres, sans bénéficiaire désigné. Notre guide du plan d’épargne retraite explique ce qui distingue ces deux formes.

Mêmes fonds, souvent même assureur : ce qui les sépare, c’est l’impôt, et il ne tombe pas au même moment. Pour savoir lequel vous laisse le plus, il faut donc les comparer à effort égal.

PER ou assurance-vie : comment les comparer à effort égal ?

Avant les chiffres, voici le seul test équitable entre les deux, les règles fiscales que notre calcul applique à la sortie, puis les hypothèses qu’il retient.

Qu’est-ce que l’effort net ?

L’effort net, c’est ce que l’épargne vous coûte vraiment, une fois l’impôt économisé déduit. Sur un PER, chaque euro versé vous fait économiser le taux de votre tranche, celui qui frappe vos derniers euros de revenus : 30 centimes à 30 %. Imposé à 30 %, versez 143 € sur un PER : votre impôt baisse de 43 € (143 × 30 %), et ce versement ne vous coûte que 100 €.

À 11 %, le même effort permet de verser 112 € ; à 41 %, 169 €. Sur une assurance-vie, 100 € d’effort font 100 € placés.

Comparer à effort égal, c’est donc verser chaque mois sur le PER votre effort augmenté de l’impôt qu’il vous fait économiser. Dans les faits, cette économie n’arrive qu’une fois par an, avec votre impôt : notre calcul la suppose réinvestie au fil des versements, comme si vous la touchiez chaque mois au lieu d’une fois par an. Verser la même somme des deux côtés revient à oublier ce que l’impôt économisé aurait rapporté.

La déduction a une limite, le plafond. En 2026, un salarié peut déduire 10 % de ses revenus d’activité de 2025, entre 4 710 € et 37 680 €, et un indépendant jusqu’à 88 911 €. Notre article sur le plafond PER détaille le calcul.

L’épargnant de notre calcul, que nos hypothèses détaillent, est un salarié imposé à 30 % qui verse 143 € par mois. Soit environ 1 700 € la première année : il reste bien en dessous.

Comment le PER et l’assurance-vie sont-ils taxés à la sortie en 2026 ?

Plus lourdement pour le PER, car la hausse des prélèvements sociaux de 2026 a épargné l’assurance-vie, déjà avantagée après 8 ans. Ces prélèvements, dont la CSG, frappent les gains de l’épargne. Sur la plupart des placements, ils sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026, mais l’assurance-vie reste à 17,2 %.

La flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique, réunit 12,8 % d’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Elle monte donc à 31,4 % sur les gains du PER, et reste à 30 % sur ceux de l’assurance-vie.

Ce que vous retirez d’un PER mêle deux parts : vos versements et les gains qu’ils ont produits. Vos versements déduits s’ajoutent à vos revenus de l’année de sortie et sont imposés à votre tranche. Les gains paient 31,4 %.

Sur une assurance-vie, seuls les gains sont taxés, et le contrat devient avantageux au bout de 8 ans :

  • avant 8 ans, les gains retirés paient 30 % (12,8 % + 17,2 %) ;
  • après 8 ans, ils échappent à l’impôt sur le revenu jusqu’à 4 600 € par an (9 200 € pour un couple), tous contrats confondus, et ne paient que les 17,2 % de prélèvements sociaux ;
  • au-delà de cet abattement, ils paient 7,5 % d’impôt tant que vos versements ne dépassent pas 150 000 €, soit 24,7 % au total.

Quelles hypothèses pour notre calcul ?

Celles de notre guide de l’épargne retraite, pour que nos articles donnent les mêmes chiffres. Tous nos montants suivent le même épargnant.

Son effort est de 100 € par mois pendant 25 ans, revalorisé de l’inflation (2 %), soit 30 000 € d’aujourd’hui au total. Placé en actions mondiales, il rapporte 4,75 % par an au-dessus de l’inflation, avant 0,5 % de frais par an des deux côtés : un contrat en ligne investi en fonds indiciels.

Nos chiffres s’arrêtent au jour du départ : ils déduisent du capital tout l’impôt de sortie, mais ne comptent, d’un côté comme de l’autre, ni ce qu’il rapporte ni ce qu’il coûte pendant les années de retraits qui suivent.

Pour calculer cet impôt, nous supposons des retraits de PER étalés, assez petits pour rester dans votre tranche « à la retraite », celle de nos tableaux : vos versements déduits paient ce taux, les gains 31,4 %. Côté assurance-vie, les gains sortent eux aussi par étapes, sous l’abattement annuel, et ne paient que 17,2 %. Avec ces hypothèses, voici ce qui reste de chaque côté.

Lire aussi : Fiscalité du PER : déduction à l’entrée, impôt à la sortie, pour l’imposition de chaque mode de sortie, rente comprise.

PER ou assurance-vie : lequel vous laisse le plus pour le même effort ?

La réponse dépend de deux tranches, celle d’aujourd’hui et celle que vous aurez à la retraite. Pour le même effort, un PER en ligne laisse 23 % de plus qu’une assurance-vie en ligne si votre tranche passe de 30 % à 11 %, mais environ 3 % de moins si vous restez à 11 %.

Votre tranche aujourd’hui → à la retraitePER en ligne (0,5 %)Assurance-vie en ligne (0,5 %)ÉcartLe PER…
11 % → 11 %46 000 €47 600 €−1 600 € (−3 %)perd
11 % → 30 %41 000 €47 600 €−6 600 € (−14 %)perd
30 % → 30 %52 100 €47 600 €+4 500 € (+9 %)gagne un peu
30 % → 11 %58 500 €47 600 €+10 900 € (+23 %)gagne
41 % → 30 %61 800 €47 600 €+14 200 € (+30 %)gagne le plus

Effort de 100 € par mois pendant 25 ans, revalorisé de l’inflation (2 %), 4,75 % par an au-dessus de l’inflation avant 0,5 % de frais. Capital compté le jour du départ, versements déduits imposés à la tranche « à la retraite ». Gains taxés à 31,4 % sur le PER, à 17,2 % sur l’assurance-vie (retraits sous l’abattement). Euros d’aujourd’hui, nets d’impôt, arrondis à la centaine. Calcul Gustav.

Si votre tranche baisse à la retraite ?

Le PER l’emporte nettement, de 23 %. L’épargnant qui déduit à 30 % et récupère son argent à 11 % a économisé 30 centimes par euro versé et n’en rend que 11 : ces 19 points d’écart font l’essentiel du gain. Ils jouent quelle que soit la durée : si vous ne versez que pendant les 10 ans qui précèdent la retraite, l’avantage atteint même environ 25 %.

Une tranche qui baisse à la retraite est aussi le cas le plus courant, car la pension est presque toujours plus basse que le dernier salaire : à peine plus de la moitié du salaire net pour un cadre du privé, selon notre article sur le taux de remplacement.

Si votre tranche reste la même ?

Le PER garde un avantage, plus mince : environ 9 % de plus si vous êtes imposé à 30 % avant comme après la retraite.

Il rend pourtant tout l’impôt économisé, et ses gains paient 31,4 % au lieu de 17,2 %. Mais l’argent de cet impôt est resté placé pendant 25 ans avant d’être rendu, et ce qu’il a rapporté dépasse le surcoût sur les gains. Plus la retraite est proche, plus cet effet fond : si vous ne versez que pendant les 10 ans qui la précèdent, l’avantage tombe à environ 4 %.

Et si vous êtes imposé à 11 % ou moins ?

L’assurance-vie passe devant. À 11 % avant comme après, le PER vous laisse 46 000 €, environ 3 % de moins, avec un argent bloqué. Si votre tranche monte à 30 % à la retraite, avec des loyers par exemple, il ne laisse que 41 000 €, 14 % de moins : vous rendez plus d’impôt que vous n’en avez économisé.

Non imposable, vous n’avez rien à déduire, et le PER ne garde que ses contraintes. Seule exception : passer de 11 % aujourd’hui à 0 % une fois retraité, car vos versements déduits ressortiraient sans impôt. Vérifiez-le avec notre simulateur PER.

Pourquoi la plupart des comparatifs sous-estiment-ils le PER ?

Parce qu’ils ne comparent pas à effort net égal, ce qui supposerait de verser sur le PER votre effort augmenté de l’impôt qu’il vous fait économiser (143 € pour 100 € à 30 %). Vous avez peut-être lu que le PER ne fait que 1 % de mieux à tranche constante. Certains de ces calculs versent la même somme des deux côtés.

D’autres replacent bien l’économie d’impôt, mais une seule fois et sans la déduire : 10 000 € versés à 30 % économisent 3 000 €, reversés sur le PER, soit 13 000 € en tout. Déduits à leur tour, ces 3 000 € auraient pourtant fait économiser 900 €, puis 270 €, et ainsi de suite : ces calculs s’en privent.

Et à la sortie, ils taxent quand même les 13 000 € à votre tranche, comme s’ils avaient tous été déduits : sur les 3 000 € reversés, ils comptent l’impôt de sortie sans l’économie d’entrée. Si chaque euro reversé est déduit à son tour, 10 000 € d’effort permettent de verser environ 14 300 € sur le PER, dans le même rapport que 143 € pour 100 €. À effort net égal, le PER fait environ 9 % de mieux quand vous restez imposé à 30 %, pas 1 %.

Les frais peuvent-ils renverser le résultat ?

Oui. Un PER moyen investi en fonds actions coûte environ 2,7 % par an : 0,91 % de frais de contrat et 1,80 % de frais des fonds. Avec ce niveau de frais, notre épargnant qui passe de 30 % à 11 % ne garde que 45 400 €, moins que les 47 600 € d’une assurance-vie en ligne.

Face à une assurance-vie à 0,5 %, le PER ne garde l’avantage que sous environ 2 % de frais par an si votre tranche passe de 30 % à 11 %, et sous un peu plus de 1 % si elle reste à 30 %. La même logique vaut pour l’assurance-vie : un contrat de banque en fonds maison coûte aussi bien plus qu’un contrat en ligne. Comparez donc des contrats de même niveau de frais.

Notre article sur les frais du PER chiffre chaque ligne d’un contrat, des frais sur versement à ceux prélevés sur la rente, et notre comparatif des PER les relève pour 14 contrats.

Et si vous retirez de l’assurance-vie plus que l’abattement ?

Le PER creuse l’écart. Si vous retirez votre assurance-vie d’un coup, avec des gains bien au-delà des 4 600 € annuels, ils paient 24,7 % au lieu de 17,2 %, et le contrat ne laisse plus qu’environ 45 500 €. Le PER fait alors environ 15 % de mieux à 30 % constant, 29 % de mieux de 30 % à 11 %.

À l’inverse, étaler vos retraits d’assurance-vie sur plusieurs années de retraite garde vos gains sous l’abattement, donc à 17,2 %.

Lire aussi : Sortie du PER : capital ou rente ?, pour savoir comment retirer l’argent de votre PER une fois à la retraite.

Besoin de l’argent avant la retraite : PER ou assurance-vie ?

Tous ces chiffres supposent que vous ne touchez pas à votre argent avant la retraite. Si vous pourriez en avoir besoin plus tôt, pour un achat, des travaux ou un coup dur, la question n’est plus de savoir lequel rapporte le plus, mais lequel vous laisse le récupérer.

Peut-on récupérer l’argent d’un PER avant la retraite ?

Seulement dans 7 cas prévus par la loi : le décès de votre conjoint ou partenaire de PACS, une invalidité, la maladie grave, le handicap ou l’accident grave d’un enfant à charge (un cas ajouté en juin 2026), le surendettement, la fin de vos droits au chômage, la liquidation judiciaire de votre entreprise et l’achat de votre résidence principale.

Les six premiers sont des accidents de la vie, peu taxés : seuls les gains paient, et pour le nouveau cas de l’enfant à charge, l’administration n’a pas encore commenté la fiscalité. L’achat de votre résidence principale, lui, coûte l’impôt de sortie complet : versements déduits à votre tranche, gains à 31,4 %.

Des études, des travaux ou une voiture ne débloquent rien. Notre article sur le déblocage anticipé du PER chiffre ce que coûte chaque cas.

Que coûte un retrait d’assurance-vie avant 8 ans ?

Moins qu’on ne le croit, parce que l’impôt ne porte que sur la part de gains contenue dans le retrait, jamais sur vos versements. Avant 8 ans, cette part paie 30 % ; après, elle profite de l’abattement annuel de 4 600 €. Sur un retrait de 5 000 € d’un contrat composé à 10 % de gains, seuls 500 € sont taxés, soit 150 € d’impôt.

L’argent dont vous pourriez avoir besoin va donc sur l’assurance-vie, une fois votre épargne de précaution constituée sur un livret, pour les coups durs.

Reste un dernier critère, qui ne joue qu’au décès : ce que reçoivent vos proches. Là, c’est votre âge qui décide.

PER ou assurance-vie pour transmettre : tout se joue à 70 ans

Si vous décédez avant 70 ans, un PER d’assurance transmet aussi bien qu’une assurance-vie. Après, l’assurance-vie prend l’avantage. Et comme personne ne connaît l’âge de son décès, c’est elle qu’il faut privilégier si transmettre compte plus pour vous que l’économie d’impôt.

Décès avant 70 ans : le PER transmet-il aussi bien que l’assurance-vie ?

Oui, s’il s’agit d’un PER d’assurance. Chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans impôt, comme avec une assurance-vie, puis paie un prélèvement de 20 %, et de 31,25 % au-delà de 852 500 €. Cet abattement n’est pas doublé pour autant : il couvre tous les contrats sur votre tête, PER et assurances-vie alimentées avant 70 ans réunis.

Un PER bancaire, lui, entre dans votre succession et paie les droits de succession comme le reste de votre patrimoine. Votre conjoint ou partenaire de PACS ne paie rien, dans tous les cas.

Après 70 ans, pourquoi l’assurance-vie prend-elle l’avantage ?

Parce que l’assurance-vie regarde votre âge à chaque versement, le PER votre âge au décès. L’argent placé sur une assurance-vie avant 70 ans garde ses 152 500 € par bénéficiaire, même si vous décédez à 85 ans.

Sur un PER d’assurance, un décès à partir de 70 ans fait entrer tout le plan, vos versements comme leurs gains, dans le calcul des droits de succession. Seuls 30 500 € y échappent, une somme unique partagée entre tous vos bénéficiaires.

Prenons 200 000 € placés avant 70 ans, un décès à 75 ans et deux enfants. Avec l’assurance-vie, chacun reçoit 100 000 € sans impôt. Avec le PER, chacun a 84 750 € soumis aux droits : si une maison de 400 000 € a déjà consommé leur abattement, la facture atteint 33 900 € de droits pour les deux, sur ces 200 000 € placés avant 70 ans.

Notre article sur la transmission du PER (articles 990 I et 757 B) détaille ces cas chiffrés.

Après 70 ans, où placer l’argent nouveau ?

Sur une assurance-vie, presque toujours. Depuis le 1er janvier 2026, vos versements sur un PER ne sont plus déductibles à partir du jour de votre 70e anniversaire. Le PER perd alors son seul avantage, et ses gains restent plus taxés, au retrait comme au décès.

Gardez en revanche le PER que vous avez déjà. Le vider vous ferait payer de votre vivant l’impôt reporté : l’impôt sur le revenu que le PER laisse en suspens jusqu’au retrait, sur vos versements déduits à votre tranche et sur les gains.

Si vous décédez avant de retirer cet argent, cet impôt n’est jamais réclamé : aucune règle fiscale ne taxe à l’impôt sur le revenu l’argent versé à vos héritiers, qui ne paient que l’impôt de transmission. Et le vider n’évite pas les droits de succession : l’argent retiré et non dépensé entre dans votre succession, sans l’abattement de 30 500 €.

Prenons un PER de 100 000 € à 72 ans, dont 70 000 € de versements déduits, retiré par étapes à 11 %, et deux enfants, dont l’abattement est déjà consommé par une maison. Pour ce PER de 100 000 €, le vider coûte près de 33 700 €, impôt sur le revenu et droits compris ; le garder, 13 900 € de droits seulement.

Ne comparez pas ces 33 700 € aux 33 900 € de droits calculés pour 200 000 € placés avant 70 ans : le capital est deux fois plus petit, et le montant ajoute ici l’impôt sur le revenu aux droits. Notre article PER après 70 ans détaille ce calcul.

PER ou assurance-vie : le verdict selon votre profil

Quatre questions, dans l’ordre de cet article : votre tranche aujourd’hui, votre tranche à la retraite, votre besoin de l’argent avant, puis votre âge et la transmission.

Votre profilChoixCe qui décide
Imposé à 30 % ou plus, tranche plus basse ou égale à la retraite, argent dont vous n’aurez pas besoinPERVotre tranche aujourd’hui et l’écart avec celle de la retraite, avec des frais sous environ 2 % (un peu plus de 1 % si vous restez à 30 %)
Imposé à 11 % ou moins, sauf si vous passez de 11 % à non imposable à la retraiteAssurance-vieL’économie d’impôt ne compense pas des gains taxés à 31,4 %
Besoin possible de l’argent avant la retraiteAssurance-vieLe PER est bloqué, sauf dans 7 cas
70 ans ou plus, pour l’argent nouveau, ou transmission prioritaireAssurance-viePlus de déduction à partir de 70 ans ; et en cas de décès à partir de 70 ans, des droits sur tout le PER, quand l’assurance-vie alimentée plus tôt garde ses 152 500 € par bénéficiaire
70 ans ou plus, avec un PER déjà ouvertGardez-leLe vider ferait payer l’impôt sur le revenu reporté, sans éviter les droits de succession

Faut-il choisir ou cumuler les deux ?

Cumulez, avec une règle. Versez sur le PER au plus le montant de vos revenus qui dépasse le seuil de la tranche à 30 %, dans la limite de votre plafond : au-delà, chaque euro versé ne vous fait plus économiser que 11 %. Ce montant dépend de votre revenu et de votre foyer : notre simulateur PER le calcule sous le nom de « versement utile ».

Placez le reste sur une assurance-vie, comme tout l’argent que vous voudrez pouvoir retirer.

Imposé à 11 %, ne vous forcez pas : le PER n’est pas fait pour tout le monde, et l’assurance-vie fait mieux, argent disponible en prime.

Et face au PEA ? Notre comparatif PEA ou assurance-vie répond, et notre guide Épargne retraite : où placer son argent ? arbitre entre toutes les enveloppes.

Pour refaire le calcul avec vos revenus, votre âge et vos frais, utilisez notre simulateur PER. Ses chiffres ne seront pas les nôtres : il compare le PER au même effort placé sur un PEA, pas sur une assurance-vie, et étale par défaut vos retraits sur 10 ans. Il vous dira en revanche si votre tranche et vos frais jouent pour ou contre le PER.

Vos contrats sont éparpillés ? Gustav rassemble vos comptes au même endroit, PER et assurances-vie compris, pour suivre ce que chacun vous rapporte.

Conformité et transparence

À savoir

Cet article s’appuie sur les règles fiscales applicables en octobre 2026. Les montants sont des projections calculées par Gustav avec les hypothèses de notre guide de l’épargne retraite : ils ne préjugent pas des performances futures, et un placement en actions peut perdre de la valeur. Ils ne constituent ni un conseil fiscal ni une recommandation personnalisée. Gustav ne commercialise aucun PER ni aucune assurance-vie, et ne perçoit aucune rémunération des établissements qui les proposent.

Les réponses courtes aux questions qui reviennent le plus souvent quand on hésite entre les deux.

Questions fréquentes sur le PER ou l’assurance-vie

Quel est le meilleur placement, PER ou assurance-vie ?

Le PER, si vous êtes imposé à 30 % ou plus et que votre tranche baisse ou reste la même à la retraite, avec des frais bas. L’assurance-vie dans les autres cas, et pour l’argent dont vous pourriez avoir besoin : notre verdict selon votre profil détaille chaque cas.

Quels sont les inconvénients d’une assurance-vie ?

Elle ne vous fait rien économiser au versement. Ses gains paient 30 % s’ils sont retirés avant 8 ans, et l’impôt sur le revenu revient après 8 ans au-delà de l’abattement annuel de 4 600 €. Les versements faits après 70 ans ne profitent que d’un abattement de 30 500 € au décès, et les contrats de banque investis en fonds maison coûtent souvent cher.

Peut-on transférer une assurance-vie vers un PER ?

Pas directement. Vous pouvez retirer l’argent de votre assurance-vie, puis le verser sur un PER : ce versement se déduit alors de vos revenus, dans la limite de votre plafond, et le retrait paie l’impôt habituel sur ses gains. L’abattement doublé prévu pour ce type d’opération a pris fin : il ne valait que pour les retraits faits avant le 1er janvier 2023.

PER ou assurance-vie à 50 ans ?

Le PER reste intéressant si vous êtes imposé à 30 % ou plus, surtout si votre tranche baisse à la retraite. À 50 ans, il vous reste une quinzaine d’années de versements, entre les deux durées de notre calcul, 25 ans et 10 ans.

Si vous restez imposé à 30 %, l’avantage du PER passe d’environ 9 % sur 25 ans à 4 % sur 10 ans : l’impôt économisé a moins de temps pour rapporter. De 30 % à 11 %, il se maintient : environ 23 % sur 25 ans, 25 % sur 10 ans. La raison : l’écart de tranche joue sur vos versements quelle que soit la durée, et sur une période courte, les gains, taxés à 31,4 % sur le PER, pèsent moins.

Peut-on avoir un PER et une assurance-vie en même temps ?

Oui, sans limite : autant de contrats d’assurance-vie et de PER que vous voulez. Votre plafond de déduction reste unique, quel que soit le nombre de PER, et notre réponse à « choisir ou cumuler » dit comment répartir.

PER ou assurance-vie pour un indépendant ?

Les mêmes règles de tranche décident, mais un indépendant peut déduire beaucoup plus sur un PER : son plafond peut atteindre 88 911 € en 2026, selon son bénéfice. L’assurance-vie n’a aucun régime propre aux indépendants. Si vous êtes imposé à 30 % ou plus, le PER prend donc l’avantage sur une plus grande part de votre épargne.

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