Pour votre épargne retraite, le choix entre PER, assurance-vie, plan d’épargne en actions (PEA) et compte-titres compte moins que deux autres décisions : le niveau des frais et le nombre d’années pendant lesquelles l’argent reste placé. Sur 25 ans, passer de 0,25 % à 2,7 % de frais par an coûte un quart du capital final, quelle que soit l’enveloppe.

Le PER garde un vrai avantage, mais pas pour tout le monde : il rapporte nettement plus si votre tranche d’imposition baisse à la retraite et que ses frais restent bas, et il fait moins bien qu’un PEA si vous êtes imposé à 11 %.

Épargne retraite : quelles enveloppes pour préparer sa retraite ?

L’épargne retraite, c’est l’argent que vous mettez de côté de vous-même, en plus de vos cotisations obligatoires, pour compléter votre future pension. Une enveloppe, c’est le cadre fiscal dans lequel vous logez vos placements : elle fixe ce que vous payez en impôt, quand vous pouvez retirer votre argent et ce qu’il devient à votre décès. Les mêmes placements, comme les fonds indiciels (ETF), se logent dans plusieurs d’entre elles.

Quatre enveloppes servent à préparer la retraite. Ce qui les sépare, c’est surtout le moment où vous payez l’impôt et la liberté de retirer votre argent.

PERAssurance-viePEACompte-titres
Avantage à l’entréeVersements déduits de votre revenu imposableAucunAucunAucun
Accès à l’argentBloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocageLibre à tout momentLibre après 5 ansLibre à tout moment
Impôt à la sortieImpôt sur le revenu sur les versements déduits, 31,4 % sur les gainsAprès 8 ans : 17,2 % sous l’abattement annuel, 24,7 % au-delà (30 % avant 8 ans)18,6 % après 5 ans31,4 %
Plafond de versementsAucun, mais déduction plafonnéeAucun150 000 €Aucun
Placements possiblesFonds, ETF, fonds en eurosFonds, ETF, fonds en eurosActions et ETF européens ou éligiblesTout titre coté
À votre décès152 500 € par bénéficiaire sans impôt en cas de décès avant 70 ans (PER assurance)152 500 € par bénéficiaire sans impôt (sommes versées avant 70 ans)Plan clôturé, gains soumis aux prélèvements sociaux, puis droits de successionPlus-values effacées, droits de succession

Ces taux sont ceux de 2026. Depuis le 1er janvier, les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des revenus de placement, ce qui porte la flat tax, le prélèvement forfaitaire unique sur les gains, à 31,4 % au lieu de 30 %. L’assurance-vie fait partie des exceptions : ses gains restent soumis à 17,2 %.

Le PER est-il le meilleur placement pour votre épargne retraite ?

Le plan d’épargne retraite (PER) est le seul des quatre à vous faire gagner de l’argent dès le versement : chaque euro placé réduit votre revenu imposable de l’année. En contrepartie, l’argent reste bloqué jusqu’à la retraite, et vous payez l’impôt au moment où vous le récupérez. Le PER reporte donc l’impôt sans l’effacer, et le gain dépend du taux auquel vous le paierez plus tard.

Il existe sous deux formes : le PER d’assurance, le plus courant, proposé par les assureurs et les banques, et le PER bancaire, qui fonctionne comme un compte-titres. Ils se distinguent surtout au moment du décès.

Combien pouvez-vous déduire en 2026 ?

Pour les versements faits en 2026, vous pouvez déduire jusqu’à 10 % de vos revenus professionnels nets de 2025, avec un maximum de 37 680 € et un minimum de 4 710 €. Un salarié à 3 000 € brut par mois a donc droit au minimum de 4 710 €, de quoi verser près de 400 € par mois.

Le plafond que vous n’utilisez pas n’est pas perdu : il reste utilisable les 3 années suivantes, et vous trouvez le total disponible sur votre avis d’impôt. La loi de finances pour 2026 a porté ce délai à 5 ans pour les plafonds non utilisés à partir de 2026. En pratique, rien ne change encore cette année : vous pouvez utiliser les plafonds restants de 2023, 2024 et 2025. Le plus ancien, celui de 2023, est perdu le 31 décembre : notre article sur le plafond PER donne la date d’expiration de chaque reliquat et le montant à verser pour le sauver.

Depuis le 1er janvier 2026, les versements faits à partir de 70 ans restent possibles mais ne sont plus déductibles. Notre article sur le PER après 70 ans chiffre ce qu’un versement à cet âge vous laisse encore.

Combien la déduction du PER vous rapporte-t-elle vraiment ?

Pour comparer, il faut partir du même effort.

Si votre tranche d’imposition est à 30 %, verser 143 € par mois sur un PER ne vous coûte que 100 €, car l’impôt économisé compense le reste. À 11 %, ce sont 112 € versés pour 100 € d’effort. Sur un PEA, 100 € d’effort font 100 € placés.

Le tableau suit ces deux épargnants pendant 25 ans, avec le même placement : un fonds indiciel actions mondiales. À la sortie, le PER paie deux impôts : la part qui correspond à vos versements est ajoutée à vos revenus et imposée selon votre tranche, et les gains sont taxés à 31,4 %.

La colonne « PER à frais égaux » isole l’effet de la fiscalité. La colonne « PER en ligne » prend un PER à 0,5 % de frais au total, soit un contrat en ligne à 0,3 % par an investi dans un ETF à 0,2 %, face à un PEA chez un courtier en ligne à 0,25 %.

Votre tranche d’imposition aujourd’hui → à la retraitePER à frais égaux (0,25 %)PER en ligne (0,5 %)PEA (0,25 %)
11 % → 11 %47 400 €46 000 €48 800 €
30 % → 11 %60 300 €58 500 €48 800 €
30 % → 30 %53 900 €52 100 €48 800 €
41 % → 30 %64 000 €61 800 €48 800 €
11 % → 30 %42 400 €41 000 €48 800 €

Effort de 100 € par mois pendant 25 ans, revalorisé chaque mois de l’inflation, soit 30 000 € d’aujourd’hui au total. Rendement de 4,75 % par an au-dessus de l’inflation avant frais, inflation de 2 %. Impôt calculé sur les gains en euros courants, inflation comprise, et montants nets d’impôt convertis en euros d’aujourd’hui. Fonds qui réinvestit ses dividendes. Calcul arrêté au jour du départ : capital imposé à votre tranche, sans les années de retraits qui suivent.

Quand votre tranche passe de 30 % à 11 % à la retraite, un PER en ligne rapporte 20 % de plus qu’un PEA, et 24 % à frais égaux. À 30 % avant comme après, l’avantage existe encore, parce que l’impôt économisé a rapporté pendant 25 ans avant d’être rendu, mais il est plus mince : 7 % avec un PER en ligne. Si vous êtes imposé à 11 % aujourd’hui, l’économie d’impôt ne compense pas des gains taxés à 31,4 % au lieu de 18,6 %, et le PEA passe devant, tout en laissant votre argent disponible.

Pour vous situer, deux repères tirés du barème 2026. Une personne seule passe dans la tranche à 30 % à partir d’un salaire d’environ 3 500 € brut par mois. Pour un couple, ces seuils doublent à peu près.

À la retraite, cette personne ne reste à 30 % qu’avec une pension supérieure à environ 2 900 € brut, soit 2 650 € net par mois. Il faut pour cela un salaire élevé : dans le cas type du cadre du privé, la pension représente à peine plus de la moitié du dernier salaire net, comme le montre notre article sur le taux de remplacement.

Pour refaire le calcul du tableau avec votre revenu et les frais de votre propre contrat, utilisez notre simulateur PER.

Peut-on récupérer l’argent d’un PER avant la retraite ?

Oui, dans sept cas fixés par la loi : l’achat de votre résidence principale, le décès de votre conjoint ou partenaire de Pacs, l’invalidité de vous-même, de votre conjoint ou d’un enfant, une affection grave d’un enfant à charge, le surendettement, la fin de vos droits au chômage et la liquidation judiciaire de votre entreprise.

La fiscalité n’est pas la même. Pour un accident de la vie, vos versements sortent sans impôt et seuls les prélèvements sociaux s’appliquent aux gains. Pour l’achat de la résidence principale, la sortie est imposée comme une sortie en capital à la retraite : l’économie d’impôt de départ est reprise. Notre article sur le déblocage anticipé du PER détaille les conditions de chaque cas et ce qu’un retrait pour l’achat coûte selon votre tranche.

En dehors de ces cas, l’argent est bloqué. Pour un achat immobilier prévu dans quelques années, le PER reste donc un mauvais choix : vous rendez l’avantage fiscal à la sortie, et quelques années en actions laissent le risque d’arriver au moment de l’achat juste après une baisse des marchés.

Faut-il sortir du PER en capital ou en rente ?

À la retraite, vous choisissez librement. En capital, vous récupérez votre épargne en une ou plusieurs fois : la part qui correspond à vos versements s’ajoute à vos revenus, sans l’abattement de 10 % accordé aux pensions, et les gains sont taxés à 31,4 %. Étaler les retraits sur plusieurs années paraît prudent, mais ce n’est pas toujours le moins cher : un retrait unique profite du système du quotient, qui l’impose comme s’il était perçu sur quatre ans. Notre article sur la fiscalité du PER compare les deux pour un retraité peu imposé.

En rente, l’assureur vous verse un revenu jusqu’à votre décès. Elle est imposée comme une pension, avec l’abattement de 10 %, et supporte 18,6 % de prélèvements sociaux sur une fraction seulement de son montant : 40 % si la rente démarre entre 60 et 69 ans, 30 % à partir de 70 ans. La rente vous protège si vous vivez très longtemps, mais le capital non consommé à votre décès n’est pas transmis, sauf si vous avez choisi l’option de réversion, qui reverse une partie de la rente à votre conjoint.

Notre article Combien épargner pour sa retraite chiffre ce que chaque solution vous laisse par mois : une rente de PER de 1 000 € avant impôt en laisse environ 830 € nets pour un foyer imposé à 11 %.

Reste à savoir laquelle rapporte le plus. Impôt compris, la rente ne dépasse le capital qu’à partir de 85 ans environ, et plus tard encore aux taux que proposent réellement les assureurs : notre article Sortie du PER : capital ou rente ? fait le calcul par âge et par tranche.

L’assurance-vie pour l’épargne retraite : la souplesse plutôt que la déduction

L’assurance-vie ne vous fait rien gagner au versement, mais votre argent reste disponible à tout moment, et ses gains sont peu imposés au bout de 8 ans, tant qu’ils restent sous l’abattement annuel. C’est l’enveloppe des épargnants qui veulent préparer leur retraite sans s’interdire de puiser dedans avant.

Comment l’assurance-vie est-elle imposée après 8 ans ?

Après 8 ans, chaque retrait bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € de gains pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple. Seule la part de gains au-delà de cet abattement paie l’impôt, à 7,5 % tant que vos versements ne dépassent pas 150 000 €, et 12,8 % au-delà.

Les prélèvements sociaux restent dus sur tous les gains, au taux de 17,2 %, inférieur au 18,6 % du PEA depuis 2026. Un retraité dont les retraits annuels contiennent moins de 4 600 € de gains ne paie donc que ces 17,2 %. Au-delà, l’impôt sur le revenu s’ajoute.

Avant 8 ans, les gains sont imposés à 30 % au total. Les 8 ans courent dès le premier versement : ouvrez le contrat tôt, même avec un petit montant, et il aura passé ce cap bien avant votre départ.

Pourquoi l’assurance-vie reste-t-elle la meilleure enveloppe pour transmettre ?

Au décès, les sommes que vous avez versées avant vos 70 ans sont transmises à chaque bénéficiaire avec un abattement de 152 500 €, hors succession. Votre conjoint ou partenaire de Pacs est exonéré sans limite. Si une partie de votre épargne retraite doit revenir à vos enfants, c’est le meilleur cadre.

Lire aussi : PEA ou assurance-vie : lequel choisir en 2026 ?, pour comparer en détail les deux enveloppes de long terme les plus utilisées.

Le PEA, une épargne retraite qui ne dit pas son nom

Le plan d’épargne en actions (PEA) n’est pas un placement retraite sur le papier, et pourtant il en a presque tous les atouts. Après 5 ans, vous pouvez retirer de l’argent quand vous voulez sans fermer le plan, et vos gains ne paient pas d’impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. L’assurance-vie applique des prélèvements sociaux un peu plus bas, 17,2 %, mais elle ajoute de l’impôt sur le revenu sur les gains qui dépassent son abattement annuel, ce que le PEA ne fait jamais.

À la retraite, vous pouvez aussi transformer votre PEA en rente viagère, une rente exonérée d’impôt sur le revenu qui ne supporte les prélèvements sociaux que sur une fraction de son montant.

Les versements sont plafonnés à 150 000 €. Il n’accepte que les actions européennes et les fonds qui en détiennent au moins 75 %, mais plusieurs ETF qui suivent un indice mondial y sont éligibles grâce à un montage dit « synthétique ». Tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan, sauf exceptions.

Lire aussi : Comment fonctionne un PEA ?, pour comprendre le plan du premier versement au premier retrait.

Et quand le PEA est plein ?

Le compte-titres prend le relais. Il n’a ni plafond ni contrainte sur les titres, mais ses gains sont imposés à 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, à chaque vente avec gain et sur chaque dividende. Pour l’épargne retraite, c’est l’enveloppe la plus taxée, et elle ne sert qu’une fois les autres pleines ou pour des titres que le PEA refuse.

Il garde un atout pour la transmission : à votre décès, les plus-values accumulées ne sont pas imposées, et vos héritiers reçoivent les titres à leur valeur du jour, sur laquelle ils paient seulement les droits de succession.

Lire aussi : Compte-titres ordinaire : comment ça marche ?, et pour le détail de l’impôt, notre guide de la fiscalité du compte-titres.

Épargne retraite : l’enveloppe compte moins que les frais

Reste à savoir ce qui pèse le plus sur ce que vous toucherez : la fiscalité ou les frais ? Le tableau reprend le même effort de 100 € par mois pendant 25 ans, à trois niveaux de frais annuels, fonds compris.

Ces trois niveaux correspondent à des cas réels relevés par l’Observatoire de l’épargne de la Banque de France :

  • 0,25 % : un fonds indiciel à environ 0,2 % par an, acheté sur un PEA ou un compte-titres chez un courtier en ligne.
  • 1 % : un contrat d’assurance-vie ou un PER moyen, qui prélève 0,79 % à 0,91 % par an, investi en fonds indiciels.
  • 2,7 % : un PER moyen investi en fonds actions gérés activement, souvent ceux de la banque elle-même, qui ajoutent 1,80 % de frais par an aux 0,91 % du contrat.
Frais annuelsPEAAssurance-vieCompte-titresPER (11 % → 11 %)PER (30 % → 11 %)
0,25 %48 800 €49 200 €44 800 €47 400 €60 300 €
1 %44 400 €44 800 €41 200 €43 300 €55 100 €
2,7 %36 400 €36 600 €34 400 €35 700 €45 400 €

Hypothèses du tableau sur la déduction du PER, avec un rendement de 4,75 % au-dessus de l’inflation diminué des frais de chaque ligne. Assurance-vie : pour ce niveau d’épargne, les gains retirés chaque année restent sous l’abattement, seuls 17,2 % de prélèvements sociaux s’appliquent.

À frais égaux, l’écart entre PEA, assurance-vie et compte-titres ne dépasse pas 10 %. Entre 0,25 % et 2,7 % de frais, la même enveloppe perd 25 % de sa valeur. L’assurance-vie devance de peu le PEA dans ce tableau seulement parce que les gains retirés restent sous son abattement : au-delà, l’impôt sur le revenu la fait passer derrière.

Un PER chargé à 2,7 % donne 45 400 €, moins qu’un PEA à 0,25 %, même pour un épargnant qui passe de 30 % à 11 % d’imposition. Pour cet épargnant, le PER ne garde l’avantage que si ses frais restent sous 2 % par an. Si votre tranche reste à 30 % à la retraite, ce seuil tombe à 1 %.

Pour réduire vos frais :

  • additionnez les frais du contrat et ceux des fonds, au lieu de vous arrêter à l’absence de frais sur versement mise en avant par la publicité ;
  • préférez les fonds indiciels, autour de 0,2 % par an, aux fonds gérés activement ;
  • comparez les contrats en ligne : les meilleurs PER et assurances-vie prélèvent 0,3 % par an, contre 0,8 à 0,9 % en moyenne ;
  • changez d’enveloppe si la vôtre est chère. Le transfert d’un PER vers un autre est gratuit après 5 ans, et plafonné à 1 % avant. Une assurance-vie, elle, ne change pas d’assureur sans perdre son ancienneté fiscale : arrêtez simplement d’y verser et ouvrez un contrat moins cher. L’ancien garde son ancienneté.

Quelle enveloppe choisir pour votre épargne retraite ?

La bonne enveloppe dépend de quatre questions, à prendre dans l’ordre. Avant tout cela, gardez une épargne de précaution disponible pour les imprévus, afin de ne jamais devoir puiser dans l’argent placé pour la retraite.

  1. Tranche d’imposition à 30 % ou plus ? Le PER devient intéressant si votre pension vous fera redescendre à 11 %, le cas le plus fréquent, et si ses frais restent sous 2 % par an. Ne versez pas plus que la part de vos revenus imposée à 30 % : au-delà, chaque euro versé ne vous fait plus économiser que 11 %. Si vous êtes à 11 % mais que votre salaire va monter, attendez : le plafond non utilisé se reporte.
  2. Besoin possible de l’argent avant la retraite ? Évitez le PER, privilégiez l’assurance-vie ou un PEA de plus de 5 ans.
  3. Investissement en actions sur le long terme ? Le PEA ne paie plus d’impôt sur le revenu après 5 ans et coûte le moins cher en frais, jusqu’à 150 000 € de versements.
  4. Envie de transmettre une partie du capital ? L’assurance-vie, avec ses 152 500 € par bénéficiaire, est faite pour cela.

Pour la plupart des salariés à 11 %, l’ordre est PEA puis assurance-vie. Le PEA chez un courtier en ligne ne prélève en général aucun frais annuel, seulement un courtage à chaque achat, alors que les meilleures assurances-vie en ligne prélèvent 0,3 % par an en plus des frais des fonds.

À 30 % et au-delà, avec une pension qui vous fera changer de tranche, le PER passe en tête, complété par un PEA pour garder de la souplesse. Si vous resterez à 30 % une fois retraité, le PER ne garde qu’un petit avantage, et seulement sous 1 % de frais : à vous de juger s’il vaut le blocage de l’argent. Rien n’empêche d’en ouvrir plusieurs : beaucoup d’épargnants combinent un PER pour la déduction et un PEA pour la disponibilité.

Le choix de l’enveloppe vient après une autre question : combien mettre de côté chaque mois. Notre article Combien épargner pour sa retraite la chiffre selon votre âge et votre salaire, et notre simulateur montre ce que vos cotisations retraite obligatoires auraient produit si elles avaient été placées.

Gustav ne vend aucune de ces quatre enveloppes. L’application rassemble vos comptes au même endroit, PER, assurance-vie, PEA et compte-titres compris, pour suivre votre épargne retraite où qu’elle soit placée.

Conformité et transparence

À savoir

Cet article s’appuie sur les règles fiscales applicables au 6 octobre 2026. Les montants des tableaux sont des projections calculées par Gustav à partir des hypothèses indiquées sous chaque tableau : ils ne préjugent pas des performances futures, et un placement en actions peut perdre de la valeur. Ils ne constituent ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Gustav ne commercialise aucun PER, contrat d’assurance-vie, PEA ou compte-titres et ne perçoit aucune rémunération des établissements qui les proposent.

Questions fréquentes sur l’épargne retraite

Quelle est la meilleure épargne pour la retraite ?

Cela dépend de votre impôt. Le PER est la meilleure si votre tranche d’imposition est à 30 % ou plus et baisse à la retraite. Si elle reste à 30 %, il ne garde qu’un petit avantage sous 1 % de frais.

À 11 %, le PEA est le plus avantageux pour investir en actions, et l’assurance-vie le plus souple. Dans tous les cas, le niveau des frais compte plus que le choix de l’enveloppe.

Quels sont les inconvénients d’un PER ?

L’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf sept cas de déblocage anticipé. Les retraits sont imposés, ce qui reprend une partie de l’économie d’impôt de départ.

Les frais de contrat sont un peu plus élevés qu’en assurance-vie, 0,91 % contre 0,79 % par an en moyenne, et les frais totaux montent autour de 2,7 % avec des fonds actions gérés activement. Et si votre tranche d’imposition est à 11 %, l’avantage fiscal ne compense pas l’imposition à la sortie. Pour savoir si ces limites pèsent dans votre cas, notre article sur les avantages et inconvénients du PER tranche en 3 questions.

Quel capital faut-il pour une rente de 300 € par mois ?

Comptez environ 73 500 € si vous convertissez le capital en rente viagère à 65 ans, et jusqu’à 93 000 € si vous le retirez progressivement en le laissant placé, pour 300 € par mois avant impôt et prélèvements sociaux. Ce sont les ordres de grandeur que notre article sur l’effort d’épargne retraite calcule pour 1 000 € par mois, ramenés à 300 €.

Peut-on cumuler un PER, une assurance-vie et un PEA ?

Oui. Vous pouvez détenir un PEA par personne, autant de contrats d’assurance-vie que vous le souhaitez, et plusieurs PER. Le plafond de déduction du PER reste unique, quel que soit le nombre de plans ouverts.

Que devient un PER au décès ?

Cela dépend de son type. Un PER d’assurance, le plus courant, est transmis aux bénéficiaires que vous avez désignés avec un abattement de 152 500 € chacun si vous décédez avant 70 ans, et de 30 500 € au total après. Un PER bancaire, ouvert sous forme de compte-titres, entre dans votre succession et paie les droits de succession classiques. Notre article sur le PER et la succession chiffre ce que reçoivent vos héritiers dans chaque cas.

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