Les pages qui vous désignent le meilleur compte-titres en première page de Google vivent presque toutes des commissions que leur versent les courtiers qu’elles classent. Le comparateur le plus fourni de la première page l’écrit noir sur blanc sous son tableau, et affiche dans le même souffle un impôt de 30 % qui n’existe plus depuis le 1er janvier 2026 : c’est 31,4 % aujourd’hui, la hausse de la CSG étant passée par là. Gustav ne touche rien, ni à l’ouverture, ni sur les encours : voici ce que donne un comparatif quand personne n’a intérêt à ce que vous choisissiez un établissement plutôt qu’un autre.

Quel est le meilleur compte-titres en 2026 ?

Il n’y a pas un meilleur compte-titres, il y en a un par façon d’investir. Trade Republic gagne sur les actions américaines, XTB sur les fonds cotés en euros, Bourse Direct chez qui veut un interlocuteur français, et aucun des trois ne gagne les trois manches. C’est exactement ce qu’un classement rémunéré ne peut pas écrire.

La raison est mécanique. Les grilles tarifaires ne se croisent pas au même endroit, et sur un compte-titres ordinaire, le CTO dans le jargon des courtiers, elles se croisent deux fois plutôt qu’une : une première fois sur le prix d’un ordre à Paris, une seconde sur ce que coûte un achat en dollars. Un établissement peut gagner la première manche et perdre la seconde de dix longueurs.

Voici le verdict, par situation. Chaque ligne s’appuie sur les tarifs relevés le 25 août 2026, détaillés plus bas établissement par établissement.

Votre situationL’établissement qui collePourquoiVotre déclaration d’impôt
Vous voulez verser 100 à 300 € par mois sur un ETFTrade Republic pour le versement automatique, XTB si vous passez l’ordre vous-mêmeAucun frais de courtage sur ces montants, et aucun montant minimum par ordreÀ faire vous-même chez l’un, pré-remplie chez l’autre
Vous placez une grosse somme d’un coup, une ou deux fois par an, sur des fonds cotés à ParisXTB0 € tant que vous investissez moins de 100 000 € dans le mois, contre 9 € chez le moins cher des acteurs françaisPré-remplie
Vous achetez régulièrement des actions américainesTrade Republic, ou Interactive Brokers si vous acceptez de tenir un compte en dollarsCe sont les deux qui facturent le moins la conversion, et c’est elle qui coûte le plus cherÀ faire vous-même, avec un formulaire de compte étranger chaque année
Vous voulez un interlocuteur français et le moins de paperasse possibleBourse DirectCompte tenu en France, récapitulatif fiscal fourni, aucun droit de garde sur les titres françaisPré-remplie
Vous avez déjà un portefeuille ailleurs et vous comptez le transférerFortuneo15 € par ligne quelle que soit la place où vos titres sont déposés, quand d’autres facturent le double sur les titres étrangersPré-remplie
Votre compte-titres dort dans votre banque de réseauChangez d’établissement211 € par an de droits de garde sur un portefeuille de 60 000 €, et rien dans la loi ne les plafonnePré-remplie, mais c’est le seul avantage qui reste

Deux colonnes, pas une. Un courtier étranger vous fait économiser du courtage et vous coûte une déclaration à faire à la main : c’est l’arbitrage propre au compte-titres, et il n’existe pas sur un PEA. Nous le chiffrons plus bas.

Un mot sur les absents. Vous ne trouverez pas ici de classement de la gestion pilotée, cette formule où un prestataire choisit les supports à votre place : elle se facture en pourcentage annuel du capital et non en euros par ordre, ce qui la rend incomparable au reste. Vous ne trouverez pas non plus les plateformes de trading à effet de levier, qui répondent à une autre question que la vôtre. Enfin, le compte-titres d’une société à l’impôt sur les sociétés obéit à des règles différentes et n’entre pas dans ce comparatif.

Comment nous avons comparé les comptes-titres, et pourquoi rien ici ne nous rapporte

Gustav est une application de suivi de patrimoine, payée par les gens qui l’utilisent et par personne d’autre. Aucun lien de cette page n’est tracké, aucun ne déclenche de commission, et aucun établissement n’a été prévenu de sa présence ou de son absence. C’est la seule raison pour laquelle nous pouvons écrire qu’une offre à 0 % de commission est la cinquième plus chère du tableau, ou qu’une banque en ligne très recommandée facture 5 % sur un ordre américain.

Les tarifs ont été relevés le 25 août 2026 dans les documents tarifaires officiels des établissements, jamais sur des comparateurs tiers, et chacun est lié dans le texte pour que vous puissiez le revérifier. Six critères ont été retenus, dans l’ordre où ils pèsent sur un compte-titres.

  1. Le coût d’un ordre sur Euronext, celui dont tout le monde parle.
  2. Le coût d’un ordre sur les marchés américains, qui n’a souvent rien à voir avec le premier.
  3. Les frais de change, prélevés sur le taux de conversion et donc absents de votre facture.
  4. Les droits de garde, y compris ceux qui ne frappent que les titres étrangers.
  5. Le coût de sortie, ligne par ligne, le jour où vous voulez partir.
  6. Le pays où votre compte est tenu, qui décide de votre déclaration de revenus.

Ce comparatif a une limite que nous préférons écrire nous-mêmes : il ne mesure ni la qualité du service client, qui ne se vérifie qu’en cas de problème, ni la qualité d’exécution des ordres, ce léger écart entre le prix affiché et le prix obtenu, que presque aucun acteur ne publie. Sur ces deux points, personne ne peut vous donner de chiffre fiable, y compris les classements qui affichent des notes sur 5 avec deux décimales.

Quels frais comptent vraiment sur un compte-titres ?

Avant d’entrer dans le tableau, il faut savoir quoi y lire, et le compte-titres réserve deux surprises à qui arrive du PEA. La première : ce qui est plafonné par la loi sur le PEA ne l’est presque jamais ici, ni le courtage, ni les droits de garde, ni les frais de transfert. La seconde : le compte-titres donne accès au monde entier, donc à des devises, et la conversion se paie sans jamais apparaître sur un relevé.

Un poste manque volontairement à la liste qui suit. Les droits de garde, ce prélèvement annuel calculé sur la valeur de votre portefeuille, ne départagent plus personne : les huit établissements comparés ici les facturent zéro sur les titres français. Ils redeviennent le premier critère dans un seul cas, celui d’un compte-titres logé dans une banque de réseau, et c’est pour cela qu’ils ont leur propre section plus bas. Ce qui suit est classé du plus familier au moins visible.

Pourquoi le même ordre coûte plus cher que sur un PEA

Commençons par ce que vous connaissez déjà. Chez le même établissement, le même jour, le même ordre de Bourse ne coûte pas la même chose selon l’enveloppe qui l’abrite. L’AMF relève chaque année les tarifs des banques de réseau, et son dernier relevé, au 15 janvier 2026, donne un coût moyen de 0,65 % pour un ordre de 1 000 € passé depuis un compte-titres, contre 0,49 % depuis un PEA. Le régulateur explique lui-même l’écart dans la phrase suivante : sur un PEA, les coûts de transaction sont plafonnés à 0,50 % du montant de l’ordre, ce qui n’est pas le cas pour les comptes-titres.

L’écart s’ouvre en grand sur les petits ordres. Toujours selon l’AMF, un ordre de 100 € coûte 0,49 % dans un PEA, soit 50 centimes, et 5,58 % dans un compte-titres, soit 5,60 €. Le plafond légal du PEA protège le petit investisseur ; sur un compte-titres, une commission minimale de 5 à 12 € s’applique et rend les petits ordres ruineux. Retenez-le avant de programmer un versement de 50 € par semaine : sur un compte-titres, mieux vaut accumuler et acheter une fois par mois.

Lire aussi : PEA ou compte-titres : lequel choisir en 2026 ?

Le courtage sur les marchés américains n’a rien à voir avec celui de Paris

Un compte-titres s’ouvre presque toujours pour une raison précise : accéder à ce que le PEA refuse, et en tête de liste les actions américaines. Or les établissements français appliquent aux marchés étrangers une grille qui n’a souvent aucun rapport avec leur grille parisienne.

Le cas de Fortuneo mérite d’être lu en entier. Sur Euronext Paris, autrement dit la Bourse de Paris, son tarif d’entrée de gamme est parmi les plus doux du marché : le premier ordre du mois inférieur à 500 € est gratuit. Sur le Nasdaq, la même brochure indique 0,20 % avec un minimum de 20 €, plus 30 € de frais de brokers étrangers. Un ordre de 1 000 € sur une action américaine y revient donc à 50 €, soit 5 % de la somme investie.

Ces 30 € méritent une explication, parce qu’ils portent tout l’écart. Aucun établissement français n’est membre du Nasdaq : pour exécuter votre ordre, il passe par un intermédiaire local, qui facture le service. Certains courtiers absorbent ce coût dans leur commission, d’autres le refacturent en ligne séparée. Fortuneo le refacture, et à montant fixe, ce qui écrase les petits ordres sans peser sur les gros. Sur son tarif haut de gamme, Trader Pro, la ligne disparaît de la grille et l’ordre américain retombe à 9,50 € sous 10 000 €. C’est donc moins un problème d’établissement qu’un problème de formule tarifaire : chez Fortuneo, un portefeuille américain impose de prendre la bonne.

Le phénomène n’est pas propre à Fortuneo. L’AMF chiffre à 0,9 %, soit 45 €, le coût moyen d’une transaction de 5 000 € sur un marché américain dans une banque de réseau, contre 0,49 % pour le même montant à Paris. Et le régulateur ajoute une remarque que personne ne relève : sur les bourses étrangères, l’information est souvent incomplète dans les brochures tarifaires des banques. Autrement dit, le poste le plus cher est aussi le moins documenté.

Une précision s’impose ici, parce qu’elle change la question. Si vous voulez un ETF sur l’indice américain, vous n’irez pas l’acheter à New York : la réglementation européenne impose au fonds de fournir un document d’information dans votre langue, ce que les fonds américains ne font pas, et votre courtier vous bloquera à l’achat. Vous passerez par un ETF équivalent coté à Paris, à Amsterdam ou à Francfort, en euros, et la question des frais américains ne se posera pas. Elle ne concerne vraiment que l’achat d’actions en direct, Apple ou Microsoft à l’unité, et c’est le seul cas où la grille américaine de votre courtier vous coûtera quelque chose. Le détail de ce choix de supports est traité dans notre guide des ETF en compte-titres.

Les frais de change : le poste que les comparatifs laissent vide

Une action américaine se paie en dollars. Votre compte est en euros. Quelqu’un fait la conversion, et se rémunère dessus. Cette rémunération ne s’appelle pas un frais sur votre relevé : elle est incorporée au taux de change qu’on vous applique, ce qui la rend à peu près invisible. C’est précisément pour cette raison que le poste reste vide dans la plupart des comparatifs, alors qu’il domine tout le reste dès que votre portefeuille sort de la zone euro.

Voici ce que coûte réellement un ordre de 1 000 € sur une action américaine, courtage et conversion additionnés, au cours euro-dollar du 24 août 2026.

ÉtablissementCourtageChangeCoût réel de l’ordre
Trade Republic1,00 €non publié, marge incorporée au cours1,00 € au moins
Interactive Brokers1,00 €1,71 € (minimum de 2 $ par conversion)2,71 €
Saxo1,00 €2,50 € (0,25 %)3,50 €
DEGIRO2,00 €2,50 € (0,25 %)4,50 €
XTB0,00 €5,00 € (0,50 %)5,00 €
BoursoBank6,95 €2,14 € (0,0025 point de change)9,09 €
Bourse Direct8,50 €0,80 € (0,08 %)9,30 €
Fortuneo (tarif Starter)50,00 €non publié50,00 € au moins

Le classement se retourne. XTB, qui annonce 0 € de commission sur les actions et les ETF, se retrouve au milieu du tableau et coûte cinq fois le prix affiché par Trade Republic, qui facture pourtant 1 € par ordre. La totalité de sa rémunération sur cet ordre passe par la conversion, à 0,50 % du montant transféré, et 0,80 % le week-end et les jours fériés. Le document de l’établissement donne lui-même l’exemple : convertir 1 000 € coûte 5 € en semaine, 8 € entre le vendredi 22 heures et le dimanche 23 heures.

Chez BoursoBank, le mécanisme est encore plus discret. La brochure tarifaire annonce un taux de change majoré de 0,0025 point, ce qui représente environ 0,21 % au cours actuel, et précise que le taux retenu est celui du lendemain de la négociation. Vous passez donc un ordre sans connaître le taux qui vous sera appliqué.

Reste le cas des grilles muettes, et il concerne deux établissements du comparatif. Un établissement qui n’affiche aucun frais de change ne convertit pas gratuitement : il intègre sa marge dans le cours qu’il vous propose. C’est le modèle de Trade Republic, qui ne publie aucune ligne de change ; c’est aussi, pour une autre raison, celui de Fortuneo, dont la brochure détaille les commissions de change sur les virements mais reste muette sur les ordres de Bourse.

Le résultat est le même dans les deux cas : leur total du tableau est un plancher, pas un prix. Un frais annoncé à 0,25 % est peut-être plus cher qu’un frais invisible, peut-être moins, et vous n’avez aucun moyen de trancher. Nous les avons donc comptés à leur seule part publiée, en le signalant à chaque fois, plutôt que d’inventer une estimation. C’est la limite la plus sérieuse de cette page, et elle joue en faveur des deux établissements concernés.

Le courtage et le change s’additionnent, et le total sur une année ne ressemble à aucun des deux pris isolément. Notre simulateur de compte-titres chiffre l’ensemble sur votre propre situation, impôt compris.

Reste ce que vous paierez sans passer le moindre ordre. Deux postes fonctionnent ainsi : l’un tombe le jour où vous partez, l’autre quand vous cessez de bouger.

Les frais de sortie : ce qu’on regarde avant d’entrer, pas après

On choisit rarement un courtier en pensant à celui d’après. C’est pourtant le bon moment, parce que le prix de la porte de sortie est fixé le jour où vous entrez, et qu’aucune loi ne l’encadre sur un compte-titres.

La démonstration tient dans une seule page de la brochure de BoursoBank. Le transfert de titres vers un autre établissement y coûte 15 € par ligne, plafonnés à 150 € par compte, pour un PEA. Deux lignes plus bas, pour un compte-titres ordinaire, la même opération coûte 17,85 € par ligne, et 29,80 € par ligne si vos titres sont déposés hors de France, sans aucun plafond.

Ce dernier point mérite un mot, parce qu’il surprend. Un titre acheté à l’étranger n’est pas conservé par votre courtier : il est gardé chez un dépositaire local, dans le pays de cotation, et votre courtier n’en tient que le registre. Déménager ce titre suppose donc de faire bouger deux maisons au lieu d’une, et c’est ce que facture le surcoût. Concrètement, un portefeuille de dix actions américaines coûte 298 € à sortir de chez BoursoBank, quand le même portefeuille logé dans un PEA s’arrêterait à 150 € par la loi.

Les écarts entre établissements sont réels. Fortuneo facture 15 € par ligne quelle que soit la place de dépôt. Bourse Direct applique 15 € sur les titres français et 25 € sur les titres étrangers. Saxo compte 50 € par ligne, avec un maximum de 160 €. Sur l’ensemble du marché, le prix moyen d’un transfert de compte-titres de 5 000 € réparti sur dix lignes atteint 168,23 € sur 118 établissements relevés, contre 74,80 € pour un PEA de 5 000 € réparti sur cinq lignes. Les deux simulations ne portant pas sur le même nombre de lignes, ramenons-les au prix unitaire : 16,82 € par ligne sur un compte-titres, 14,96 € sur un PEA. L’écart par ligne est donc modeste, et c’est le chiffre du PEA qui mérite qu’on s’y arrête : la moyenne du marché s’établit à quatre centimes du plafond légal de 15 €. Le plafond n’a pas fait baisser les prix, il est devenu le prix.

C’est tout l’enjeu pour le compte-titres, où ce plafond n’existe pas : rien n’arrête le compteur. Cinq lignes coûtent le même prix unitaire dans les deux enveloppes, mais à vingt lignes, le PEA s’arrête à 150 € et le compte-titres continue de grimper.

Un détail vaut d’être signalé, parce qu’il est faux à peu près partout : le plafond de 15 € par ligne et 150 € au total est un plafond PEA, posé par la loi PACTE depuis le 1er juillet 2020. Il ne s’applique pas au compte-titres. La moitié des pages qui traitent le sujet le recopie pourtant à l’identique pour les deux enveloppes.

Les frais d’inactivité : ce qu’ils facturent vraiment

Certains courtiers facturent le fait de ne rien faire. XTB est le seul du comparatif à le pratiquer, à hauteur de 10 € par mois, et c’est devenu son principal reproche en ligne. Les conditions exactes disent autre chose.

Les frais ne tombent que si deux conditions sont réunies en même temps : aucune position ouverte ni fermée au cours des 365 derniers jours, et aucun dépôt dans les 90 derniers jours. Sa grille ajoute une phrase décisive, que les pages qui le lui reprochent ne citent jamais : si un client a une position ouverte sur un compte, aucun frais n’est facturé. Un investisseur qui achète un ETF Monde et le garde dix ans ne paiera donc jamais ces 10 € par mois. La cible réelle, ce sont les comptes vidés de leurs titres et laissés en liquidités. Une asymétrie subsiste tout de même, et elle vise le compte-titres : ces frais ne sont pas facturés sur un PEA.

Ce qui ne devrait pas entrer dans votre décision

Trois arguments occupent beaucoup de place dans les classements rémunérés et ne devraient peser à peu près rien dans le vôtre.

Le nombre de marchés accessibles. Un courtier qui donne accès à 50 places boursières impressionne dans un tableau. Un particulier français en utilise une ou deux. Ce critère sert surtout à départager des établissements sur un terrain où la différence ne se voit jamais.

La rémunération des liquidités. Plusieurs acteurs mettent en avant un taux servi sur l’argent qui dort sur le compte. Sur un compte-titres, cet argent a vocation à être investi, pas à dormir, et les intérêts qu’il rapporte sont imposés comme le reste. Si votre projet est de garder du cash, ce n’est pas un compte-titres qu’il vous faut.

Les primes de bienvenue et les actions offertes. Vingt euros d’actions à l’ouverture ne compensent pas trente euros de frais de brokers étrangers sur chaque ordre américain. Ce sont des frais d’acquisition client, et ils sont financés par la grille tarifaire que vous paierez ensuite.

Comparatif des meilleurs comptes-titres en 2026 : les frais réels

Les huit établissements ci-dessous couvrent à peu près tout ce qu’un particulier français peut ouvrir aujourd’hui. Regardez la deuxième colonne avant les autres : le pays où votre compte est tenu décide de votre déclaration de revenus, et nous y revenons juste après.

La colonne américaine additionne le courtage et la conversion, parce que les séparer donne une image fausse : c’est précisément ce que fait le reste de la SERP, et c’est ce qui permet à une offre à 0 € de courtage de passer pour la moins chère.

ÉtablissementOù le compte est tenuOrdre Euronext 1 000 €Ordre américain de 1 000 €, change comprisDroits de gardeTransfert sortant
Bourse DirectFrance1,90 €9,30 € (8,50 € + 0,08 % de change)0 € en France, 0,036 % par an sur les places étrangères15 € par ligne, 25 € sur les titres étrangers
Fortuneo (Starter)France0 € le 1er ordre du mois sous 500 €, sinon 0,35 %50,00 € (0,20 % avec 20 € minimum, plus 30 € de frais de brokers étrangers ; change non publié)0 €15 € par ligne
BoursoBank (Découverte)France1,99 € sous 500 €, puis 0,60 %9,09 € (6,95 € + 0,0025 point de change)0 €17,85 € par ligne, 29,80 € hors France
SaxoSuccursale française de Saxo Bank A/S (Danemark)2,00 € (0,08 %, minimum 2 €)3,50 € (0,08 % avec 1 $ minimum, + 0,25 % de change)0 €50 € par ligne, 160 € au maximum
XTBSuccursale française de XTB S.A. (Pologne)0 € sous 100 000 € investis par mois5,00 € (0 € de courtage, 0,50 % de change, 0,80 % le week-end)0 € jusqu’à 250 000 €, puis 0,02 % par annon publié
Trade RepublicAllemagne, avec une succursale française1,00 € par ordre, 0 € en versement programmé1,00 € au moins (1 € de courtage, marge de change non publiée)0 €non publié
DEGIROflatexDEGIRO Bank SE, succursale néerlandaise2,00 € (1 € de courtage + 1 € de frais de gestion), 1,00 € sur sa sélection d’ETF4,50 € (2 € + 0,25 % de change)0 €, plus 2,50 € par an et par place hors Euronext Paris et Bruxellesnon publié
Interactive BrokersIrlande1,25 € (0,05 %, minimum 1,25 €)2,71 € (1 $ minimum par ordre, + change à 0,002 % avec 2 $ minimum)0 €non publié

Deux précautions de lecture. Les pourcentages sont dégressifs : les montants ci-dessus valent pour un ordre de 1 000 €, et vous pouvez refaire le calcul pour le vôtre à partir des taux entre parenthèses. Et deux établissements ne publient pas leur marge de change, Trade Republic et Fortuneo, ce qui rend leur total incomplet dans les deux cas ; nous y revenons plus bas.

Quatre établissements ne publient pas non plus leur tarif de transfert sortant dans leur documentation grand public. Vous découvrirez donc le prix de la porte de sortie le jour où vous voudrez l’emprunter, ce qui en dit déjà long.

Les établissements français : Bourse Direct, Fortuneo et BoursoBank

Ces trois-là tiennent votre compte en France. Vous recevez chaque printemps un récapitulatif fiscal, vos cases d’impôt sont pré-remplies, et vous n’avez aucun formulaire de compte étranger à joindre. C’est leur véritable argument, et il ne figure dans aucun tableau de frais.

Bourse Direct est le plus régulier des trois. Son courtage démarre à 0,99 € sous 500 € et tombe à 0,09 % au-delà de 4 400 €, ce qui en fait le moins cher des acteurs français dès que les montants grossissent. Sa faiblesse est ailleurs : sa grille tarifaire prévoit 0,036 % par an de droits de garde sur les titres déposés à l’étranger, alors que l’établissement annonce zéro droit de garde. Sur un portefeuille de 30 000 € entièrement investi en actions américaines, cela fait une dizaine d’euros par an, prélevés chaque trimestre.

Fortuneo est excellent sur Paris, et coûteux aux États-Unis tant que vous restez sur son tarif d’entrée de gamme. Le tarif Starter offre le premier ordre du mois sous 500 €, ce qui rend le versement mensuel gratuit, et son transfert sortant à 15 € par ligne quelle que soit la place de dépôt est le plus doux du comparatif. Ce sont ses 30 € de frais de brokers étrangers par ordre américain qui posent problème, et ils tombent sur les tarifs Starter et Progress. Un portefeuille international y est jouable au tarif Trader Pro, qui ramène l’ordre américain à 9,50 € sous 10 000 €, mais il faut le demander : le changement de formule après ouverture coûte 60 €.

BoursoBank propose quatre grilles, dont une baptisée Classic qui est réservée au compte-titres. Sa position est intermédiaire partout : 6,95 € sur un ordre américain, ce qui reste correct pour une banque, et un change à environ 0,21 % qui n’est ni le meilleur ni le pire. Son point faible est le transfert sortant, le plus cher des trois avec 17,85 € par ligne et près de 30 € sur les titres étrangers.

Les succursales françaises de groupes étrangers : Saxo et XTB

Ces deux acteurs sont détenus par des groupes étrangers, mais opèrent en France par une succursale agréée. La conséquence pratique compte plus que le statut : votre compte est traité comme un compte français, avec récapitulatif fiscal et sans formulaire de compte étranger.

Saxo est le meilleur compromis du comparatif pour un portefeuille international modéré. Un ordre américain à 1 € et un change à 0,25 % le placent dans le haut du tableau, et son compte multidevises permet de garder les dollars encaissés au lieu de les reconvertir à chaque fois, ce qui supprime la moitié des conversions sur la durée. Le prix à payer est le transfert sortant, à 50 € par ligne avec un maximum de 160 €.

XTB est le cas d’école de cette page. Son 0 % de commission sur les actions et les ETF est parfaitement réel sous 100 000 € investis dans le mois, et il en fait le meilleur choix absolu pour qui achète des fonds cotés en euros. Dès que vous passez en dollars, son change à 0,50 % en fait le plus cher des courtiers en ligne du tableau. Deux clauses méritent d’être connues : la conversion passe à 0,80 % le week-end, et les droits de garde apparaissent à 0,02 % par an au-delà de 250 000 € de portefeuille.

Les courtiers étrangers : Trade Republic, DEGIRO et Interactive Brokers

Ces trois-là tiennent votre compte hors de France, avec une nuance pour Trade Republic sur laquelle nous revenons, et c’est le seul groupe où le choix ne se résume pas aux frais.

Trade Republic est le moins cher du comparatif sur les actions américaines, avec 1 € par ordre et aucune ligne de change. Ses plans d’épargne programmés sont gratuits, y compris sur les ETF, ce qui en fait aussi le meilleur véhicule pour un versement mensuel. Sa limite est celle du modèle : la marge de conversion existe mais n’est pas publiée. Depuis janvier 2025, l’établissement dispose d’une succursale française et propose un IBAN français, ce qui change les obligations déclaratives de ceux qui basculent.

DEGIRO occupe une position intermédiaire sans faute majeure : 2 € par ordre à Paris comme à New York, un change à 0,25 %, et une sélection d’ETF sans frais de courtage. Son originalité est un frais de connexion de 2,50 € par an et par place boursière, hors Euronext Paris et Bruxelles, qui reste symbolique mais qu’aucun autre acteur ne facture. Attention à l’entité : le compte est aujourd’hui tenu par flatexDEGIRO Bank SE via sa succursale néerlandaise, et cette structure a changé récemment.

Interactive Brokers est le moins cher sur la durée pour un gros portefeuille international, avec un change à 0,002 % qui écrase tout le reste. Le minimum de 2 $ par conversion en fait un mauvais choix pour de petits achats répétés, et sa plateforme demande un réel apprentissage. C’est l’outil d’un investisseur qui sait déjà ce qu’il fait.

Un courtier étranger, qu’est-ce que ça change sur un compte-titres ?

C’est la question propre au compte-titres, et elle n’a pas d’équivalent côté PEA, où votre plan est nécessairement tenu par un établissement français. Trois conséquences, de la plus inquiétante à la plus concrète.

Votre argent est-il garanti de la même façon ?

En France, les dépôts en espèces sont couverts par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement, et les titres par une garantie distincte de 70 000 €. Les pays de l’Union européenne appliquent le même plancher de 100 000 € sur les espèces, ce qui vaut pour l’Irlande d’Interactive Brokers, l’Allemagne de Trade Republic et les Pays-Bas de DEGIRO.

Le vrai sujet n’est pas le montant, il est l’interlocuteur. En cas de défaillance, vous vous adressez au fonds de garantie du pays du siège, dans sa langue et selon sa procédure. Et rappelons que ces garanties couvrent la défaillance de l’établissement, jamais la baisse de vos titres.

Aurez-vous un récapitulatif fiscal pré-rempli ?

Un établissement français produit chaque année un imprimé fiscal unique, qui récapitule vos dividendes, vos intérêts et vos plus-values, et alimente les cases pré-remplies de votre déclaration. Bourse Direct, Fortuneo, BoursoBank le font, et les succursales françaises de Saxo et de XTB aussi.

Un courtier étranger, non. Il vous fournit un relevé annuel, souvent clair, parfois en anglais, mais c’est à vous de calculer vos plus-values ligne par ligne, de convertir en euros aux bons cours et de reporter les montants dans les bonnes cases. Comptez une heure pour un portefeuille simple, une soirée entière si vous avez beaucoup arbitré. C’est le coût caché des courtiers les moins chers, et il n’apparaît dans aucune grille tarifaire.

Le formulaire à remplir chaque année, et l’amende si vous l’oubliez

Tout compte de titres détenu hors de France doit être déclaré chaque année à l’administration fiscale, sur un formulaire 3916-bis, à raison d’un formulaire par compte. L’obligation vaut même si le compte est vide, même s’il n’a enregistré aucune opération, et l’oubli coûte 1 500 € par compte et par année non déclarée.

Deux situations demandent de l’attention. Les clients de Trade Republic passés à l’IBAN français depuis 2025 sortent en principe de cette obligation, mais l’administration n’a pas publié de position claire sur ce point : dans le doute, déclarer reste le geste prudent, il ne coûte rien. Et les entités juridiques changent, comme l’a montré DEGIRO en déplaçant récemment la sienne. Vérifiez chaque année le pays de l’établissement qui tient votre compte plutôt que de recopier votre déclaration précédente. Le formulaire se remplit en même temps que votre déclaration de revenus, sur le même écran, en respectant l’ordre des annexes : le 3916-bis d’abord, les plus-values ensuite.

Combien coûte vraiment un compte-titres : trois situations chiffrées

Les pourcentages se comparent mal. Voici les trois profils du tableau d’ouverture, traduits en euros sur une année pleine, avec la banque de réseau en ligne de référence puisque c’est de là que part la plupart des lecteurs.

Vous versez 200 € par mois sur un ETF coté à Paris. Douze ordres dans l’année, 2 400 € investis.

ÉtablissementFrais de courtage sur l’année
Trade Republic (en versement programmé), XTB, Fortuneo (Starter, 1er ordre du mois)0 €
Bourse Direct11,88 € (0,99 € × 12)
DEGIRO, sur sa sélection d’ETF sans courtage12,00 € (1 € × 12)
Trade Republic, si vous passez l’ordre vous-même12,00 € (1 € × 12)
Interactive Brokers15,00 € (1,25 € × 12)
BoursoBank (Découverte)23,88 € (1,99 € × 12)
Saxo24,00 € (2 € × 12)
Une banque de réseaude 60 à 144 €, la commission minimale de 5 à 12 € s’appliquant à chaque ordre

Vous placez 10 000 € d’un coup sur un ETF coté à Paris, puis vous n’y touchez plus. Un seul ordre, et ce qui tombe ensuite chaque année.

ÉtablissementCoût de l’ordre
XTB0 € (sous 100 000 € investis dans le mois)
Trade Republic1 €
DEGIRO1 € sur sa sélection d’ETF, 2 € ailleurs
Interactive Brokers5 € (0,05 %)
Saxo8 € (0,08 %)
Bourse Direct9 € (0,09 % au-delà de 4 400 €)
Fortuneo9,50 € au tarif Trader Pro, 35 € au tarif Starter (0,35 %)
BoursoBank9,90 € au tarif Ultimate Trader, 60 € au tarif Découverte (0,60 %)
Une banque de réseau47 € (0,47 %), plus 55 € par an de droits de garde si le portefeuille est réparti sur cinq lignes

Retenez la dernière ligne : dans une banque de réseau, les droits de garde reviennent chaque année, que vous passiez un ordre ou aucun, alors que les frais de courtage ne tombent qu’une fois.

Vous achetez des actions américaines, quatre ordres de 2 500 € dans l’année. 10 000 € investis, courtage et change compris.

ÉtablissementCoût sur l’année, courtage et change
Trade Republic4 € au moins (4 × 1 €, marge de change non publiée)
Interactive Brokers10,84 € (4 × [1 € + 1,71 € de change])
Saxo33 € (4 × [2 € + 6,25 € de change])
DEGIRO33 € (4 × [2 € + 6,25 € de change])
Bourse Direct42 € (4 × [8,50 € + 2 € de change])
BoursoBank49,20 € (4 × [6,95 € + 5,35 € de change])
XTB50 € (4 × 12,50 € de change, 0 € de courtage)
Fortuneo (Starter)200 € au moins (4 × [20 € + 30 €], change non publié)
Une banque de réseau90 € de courtage (0,9 % par ordre), hors change non publié

Le même investissement, la même année, les mêmes titres : quatre euros d’un côté, deux cents de l’autre. L’écart se joue presque entièrement sur des postes que le lecteur d’un comparatif ordinaire n’a jamais vus : chez XTB comme chez BoursoBank, la quasi-totalité de la dépense est une conversion de devise que personne ne fait apparaître sur une ligne.

Faut-il ouvrir, ou garder, son compte-titres dans sa banque ?

C’est la proposition qui arrive le plus naturellement : votre conseiller vous en parle, le compte s’ouvre en dix minutes, tout est au même endroit. C’est aussi la plus coûteuse, et l’écart ne vient pas d’où on l’attend.

Le prix des ordres est le problème le plus visible mais pas le plus lourd. Ce qui pèse, ce sont les droits de garde, laissés de côté jusqu’ici parce qu’aucun courtier ne les facture. L’AMF les mesure à 0,35 % par an pour un compte-titres de 60 000 € réparti sur dix lignes, soit 211 € que vous versez chaque année, que vous ayez passé un ordre ou aucun, et qui grossissent avec votre épargne.

Et contrairement à une idée répandue, rien ne les plafonne. Le plafonnement issu de la loi PACTE, à 0,4 % par an majoré de 5 € par ligne, couvre le PEA et s’arrête à sa porte. Sur un compte-titres, les droits de garde, le courtage, le transfert et la clôture sont libres.

Une banque de réseau garde un avantage réel : un interlocuteur que vous pouvez aller voir, et un dossier de crédit où votre portefeuille est déjà connu de la maison. Si ce point compte pour vous, le surcoût est un choix assumé. Sinon, c’est une facture annuelle que vous réglez pour un service que vous n’utilisez pas.

Lire aussi : Les frais d’un compte-titres : ce qu’ils coûtent vraiment en 2026

Comment ouvrir un compte-titres, et comment en changer

L’ouverture demande une demi-heure et quatre pièces justificatives. Le changement d’établissement, lui, mérite d’être compris avant d’être décidé, parce qu’une erreur de manipulation y coûte beaucoup plus cher que les frais de transfert eux-mêmes.

Qui peut ouvrir un compte-titres, et avec quels documents ?

Les conditions sont bien plus légères que celles du PEA. Il n’y a ni plafond de versement, ni limite d’âge, et aucun texte n’impose d’avoir son domicile fiscal en France, là où le PEA l’exige. Chaque établissement reste libre de fixer ses propres conditions d’entrée : vérifiez-les si vous vivez à l’étranger. Un mineur peut en détenir un, ouvert et administré par ses parents. Vous pouvez en ouvrir plusieurs, dans autant d’établissements que vous le souhaitez, et un compte-titres peut être détenu à deux, ce que le PEA interdit.

Le dossier tient en quatre pièces : une pièce d’identité, un justificatif de domicile de moins de trois mois, un relevé d’identité bancaire, et un questionnaire de connaissance des marchés que la réglementation impose. Comptez deux à cinq jours ouvrés chez un courtier en ligne, davantage dans une banque de réseau. Le premier versement peut être modeste, mais méfiez-vous des montants minimums par ordre : Bourse Direct exige 10 € par ordre à l’achat sur un compte-titres, d’autres bien plus.

Peut-on changer d’établissement sans vendre ses titres ?

Oui, et c’est le point le plus important de cette section. Transférer son compte-titres déplace les titres tels quels, en conservant leur prix de revient, c’est-à-dire le prix auquel vous les avez achetés. Rien n’est vendu, donc rien n’est imposé.

Vendre pour racheter ailleurs produit le résultat inverse : la vente est un fait générateur d’impôt, votre plus-value est taxée au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, et vous rachetez avec ce qui reste. Sur une ligne affichant 40 % de gain, l’opération coûte plus cher que n’importe quel frais de transfert, y compris les 29,80 € par ligne du plus cher du comparatif. Si vous hésitez encore, notre simulateur de compte-titres chiffre l’impôt que la vente déclencherait sur vos propres lignes. La règle est simple : on transfère, on ne solde jamais.

Comptez quatre à six semaines, parfois davantage. Le nouvel établissement se charge des démarches, et certains remboursent tout ou partie des frais facturés par l’ancien, sous conditions d’encours. Demandez-le avant d’ouvrir, jamais après.

Lire aussi : Fiscalité du compte-titres en 2026 : combien vous payez, et quand

Conformité et transparence

À savoir

Cet article est une information générale sur le choix d’un établissement pour un compte-titres ordinaire détenu par un particulier. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Gustav ne commercialise aucun compte-titres, n’entretient aucun partenariat avec les établissements cités, et ne perçoit aucune commission d’apport ni rémunération sur les encours. Les tarifs ont été relevés le 25 août 2026 dans les documents tarifaires des établissements et peuvent évoluer : vérifiez-les avant d’ouvrir un compte. Les conversions en euros retiennent un cours euro-dollar de 1,1682 au 24 août 2026. Les règles fiscales citées sont celles applicables en 2026. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur compte-titres pour un débutant ?

Trade Republic pour la simplicité, avec 1 € par ordre, aucun droit de garde et des versements programmés gratuits. Si vous préférez un établissement français, avec une déclaration de revenus pré-remplie et un service client joignable en français, Bourse Direct remplit le même rôle pour quelques euros de plus par an.

Peut-on avoir plusieurs comptes-titres ?

Oui, autant que vous voulez, et dans autant d’établissements que vous voulez. C’est une différence majeure avec le PEA, limité à un par personne. En pratique, multiplier les comptes complique la déclaration et fait payer plusieurs fois les frais fixes, sans rien apporter.

Combien faut-il pour ouvrir un compte-titres ?

Il n’existe aucun minimum légal, et la plupart des courtiers en ligne acceptent une ouverture à partir de quelques dizaines d’euros. La vraie contrainte est le montant minimum par ordre, qui va de 1 € chez les néo-courtiers à 10 € chez Bourse Direct, et bien davantage dans une banque de réseau où la commission minimale rend un ordre de 100 € absurde.

Faut-il garder son PEA en parallèle ?

Oui, sans hésiter. Le PEA reste fiscalement plus avantageux au-delà de cinq ans : vous n’y payez que les prélèvements sociaux, soit 18,6 % depuis la hausse de la CSG au 1er janvier 2026, contre 31,4 % sur un compte-titres. La logique habituelle consiste à remplir le PEA d’abord, jusqu’à son plafond de 150 000 €, et à loger dans le compte-titres ce que le PEA n’accepte pas : les actions non européennes, les obligations, et les fonds non éligibles. Le classement des courtiers n’y est pas le même, comme le montre notre comparatif des PEA.

Un courtier étranger est-il plus risqué ?

Pas sur le plan de la garantie : le plancher européen de 100 000 € sur les espèces s’applique dans tous les pays de l’Union. La différence est administrative. Vous déclarez vous-même vos plus-values, vous remplissez un formulaire de compte étranger chaque année, et en cas de problème votre interlocuteur est à l’étranger.

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